Dansla langue des peuples Ngunis, "Zoulou" signifie "ciel". c'est ainsi que s'appelait le chef de clan qui mena son peuple depuis l'Afrique centrale vers la vallée d'Umfolozi, au sud-est, pour y fonder la lignée royale vers 1709 dans ce qui est aujourd’hui le kwazulu natal. Les Zoulous étaient à l’origine un clan mineur, fondé par kaNtombhela Zoulou, appartenant au groupe des
L’Afrique noire fournit quant à elle 189 000 hommes, soit 1,6% de la population totale et 2,42% des effectifs français. – Les pertes des unités nord africaines furent de 35 900 hommes, soit 16,47 % des effectifs. – Sur ces 35 900 morts, 23 000 étaient Algériens. Les pertes algériennes atteignirent donc 17,98 % des effectifs
Leconstat que je peux porter c'est que ces descendants essaient de minimiser l'engagement de leur ailleul, même si les conditions de vie , et que l'idéologie des membres d'une même famille aiet pu différer On tourne toujours sur la thématique lutte contre Bolchevisme. Ce qu'oublie de dire, à mon sens les descendants, c'est que personne n'a forcer les Volontaires
Nousvenons des colonies Pour sauver la Patrie (pour défendre le pays) Nous avons tout quitté Parents, gourbis, foyers Et nous gardons au cœur Une invincible ardeur Car nous voulons
Avecune sélection de 2 œuvres issues de collections particulières et de musées sud-africains et européens, ce livre propose une découverte des civilisations traditionnelles d’Afrique du Sud, celle des Zoulous, celles aussi d’autres cultures moins connues
Surles drapeaux des régiments de tirailleurs algériens et sur les étendards des spahis est gravée une devise. Ce n'est même pas « Honneur et Fidélité » mais « Honneur et Patrie », notre Patrie, c'est la France, et nous n'admettons pas qu'on l'arrache de nos cœurs. Nous n'admettons pas, après le 13 mai, après le référendum du 28 septembre, qu'on revienne sur notre volonté
. En Février 1929 démarre à Paris un énième sommet sur les réparations de guerre de l’Allemagne envers les alliés. Cette conférence va déboucher sur les Plans Young » du nom de son président de séance, Owen Young, de nationalité américaine. La Grande Bretagne a comme chef de délégation, Lord Montaigu Norman, président et gouverneur de la Banque d’Angleterre secondé par Lord Revelstoke; la délégation française est conduite par Emile Moreau, gouverneur de la Banque de France, celle de l’Allemagne par Hjalmar Schacht, président de la Reichbank Allemande. Les discussions bloquent parce que les Britanniques et les Américains ont une position à l’opposé de celle des Français. Alors que les Américains et les Anglais penchent pour l’annulation pure et simple de la dette allemande, les Français y sont quant à eux farouchement opposés. S’en suit des discussions houleuses au milieu desquelles le très rusé Hjalmar Schacht sort le joker de sa poche. Il dit que l’Allemagne est prête à payer toute sa dette mais à une seule condition, que l’on lui restitue toutes ses anciennes colonies africaines; car dit-il, ce n’est qu’en s’appuyant sur ces colonies que son pays pourrait générer assez de revenus pour éponger sa dette. A l’écoute de cette proposition, les Français raidissent d’effroi, et la rejettent violemment. A l’issue de cette conférence qui s’achève le 7 Juin 1929, un accord est finalement trouvé. Et pour faciliter les transferts d’argent entre l’Allemagne et ses créanciers, tous les protagonistes s’accordent sur la nécessité de créer une banque aux caractéristiques particulières ainsi nait la Banque des Règlements Internationaux. Ce qui est important pour nous, Africains, c’est le message subliminal contenu dans la déclaration de celui qui deviendra plus tard l’architecte du renouveau économique du 3e Reich et le concepteur des comptes ASKI, modèles des comptes d’Opérations français. Hjalmar Schacht nous apprend qu’avec l’exploitation des ressources de trois pays africains, à savoir le Cameroun, le Togo et la Namibie, l’Allemagne aurait pu régler toutes ses dettes de guerre. Or les ressources connues de ces trois pays à cette époque sont comparativement, infiniment inférieures à celles que l’on retrouve aujourd’hui ne serait-ce que dans les pays de la CEMAC, pour ne pas dire dans le Golfe de Guinée. Car, en plus des ressources du sol et du sous-sol connues autour des années 1930, il faut ajouter la plus importante des matières premières stratégiques qui est le pétrole, dont le Golfe de Guinée possède peut-être les réserves les plus importantes au monde. L’accaparement de cette richesse impose donc aux prédateurs la mise en place d’une stratégie de conquête dans laquelle les ONGs ne sont qu’un pion sur l’échiquier. Il est question dans cet article de comprendre les forces qui, tapies dans l’ombre, tirent les ficelles des ONGs qui contribuent à la déstabilisation qui a cours à l’heure actuelle dans le Golfe de Guinée, et plus particulièrement en Afrique Centrale. Révéler le rôle de couverture que jouent ces ONGs et autres organisations prétendument philanthropiques dans ce tableau est notre objectif. Pour une meilleure perspective, un précédent historique va nous aider. Les Sept Sœurs du Pétrole » et l’Emergence du Terrorisme Arabo-musulman Dès la découverte des champs pétrolifères dans la péninsule arabique, 7 compagnies Occidentales s’accaparent le monopole de l’exploitation de ce pétrole tout en excluant l’immense majorité des Arabes des bénéfices des retombées du pétrole découvert sur leurs terres. Ces 7 compagnies sont 1. La Standard Oil du New Jersey Renommée Esso, puis Exxon, aujourd’hui une composante de ExxonMobil 2. La Standard Oil de New-York renommée Socony, puis Mobil, fait désormais partie de ExxonMobil 3. La Standard Oil de la Californie renommée SoCal, aujourd’hui Chevron 4. Texaco qui a fusionné avec Chevron 5. Gulf Oil aujourd’hui racheté par Chevron 6. La Compagnie Anglo-Iranienne de Pétrole aujourd’hui BP 7. La Compagnie Royale Néerlandaise Shell Dès les premières remontées de pétrole, les industriels Occidentaux du pétrole prospèrent pendant que l’immense majorité des arabes misèrent. Cette situation va susciter d’un côté la colère dans la péninsule arabique, de l’autre la jalousie et l’envie en Occident. D’autres hommes d’affaires Occidentaux qui n’avaient pas initialement prêté attention au pétrole commencent à voir le potentiel de cette nouvelle ressource et décident de s’investir dans cette nouvelle industrie. Ils se heurtent au blocage et au refus de partager de la part des membres du cartel des sept. Afin de briser ce monopole et d’avoir leur part du gâteau, ils voient en la colère des arabes une ressource à exploiter. Ces industriels vont mobiliser les arabes, les former et financer leur révolte l’on assiste alors au passage à une grande échelle du terrorisme arabo-musulman. Les Arabes finissent par maitriser le terrorisme comme instrument stratégique de pression dans les négociations et éventuellement dans les déstabilisations. Les bavures ne manquent pas; l’une des plus spectaculaires est la prise d’otages dans la délégation Israélienne lors des Jeux Olympiques de Munich en 1972 par Ali Hassan Salamé, Abou Daoud et consorts, et qui a débouché sur un bain de sang. En guise de contre-offensive, les Sept Sœurs » lâchent un peu de lest en agrandissant l’assiette des miettes qui revient aux Arabes, mais surtout initient la création de l’OPEP dans le but de faire croire aux populations arabes que les réserves de pétrole leurs appartiennent désormais. L’évolution de l’industrie du pétrole ne suivra pas exactement le cours souhaité par le cartel qui perdra un peu de son contrôle. Mais le groupe initial des sept reste néanmoins extrêmement puissant en ayant le quasi-monopole des pipelines. Par exemple, le pipeline transarabien, long de plus de 1200 kms, qui part de Qu’ISUMA en Arabie-Saoudite à la mer méditerranéenne appartient à ExxonMobil, Chevron, et Texaco. Le plus grave est que l’appétit de domination initial ne s’est pas évaporé ; il s’est plutôt sophistiqué. Les rivaux ont décidé de se cogner moins les têtes en coordonnant leurs efforts, et en se consultant régulièrement au sein des organisations fermées comme le groupe Bilderberg. Chaque secteur a une espèce de chef de file. Tout comme au cœur du cartel de l’or et des banques centrales se trouvent les Rothschild, dans celui du pétrole trône la stature immense de ExxonMobil. Qui est John D Rockefeller Sr. ? Nous n’avons pas l’intention de présenter une biographie exhaustive de ce monsieur. Dans l’industrie du pétrole, c’est le fondateur de la Standard Oil Company, à ce titre, trois des sept sœurs du cartel lui appartenaient. Sa famille est aujourd’hui l’actionnaire majoritaire de la multinationale ExxonMobil. Cet homme ne croyait pas en la concurrence, il croyait au monopole, sa devise était La compétition concurrence est un péché… ». Son comportement de requin impitoyable lui a valu une réputation tellement exécrable auprès de ses contemporains qu’il a eu peur que cela n’impacte négativement ses affaires. Pour protéger ses affaires, il lui fallait soigner son image. Il a fait appel aux services d’Ivy Lee, l’un des plus grands experts à l’époque de la manipulation des masses que l’on appelle pudiquement Relations Publiques ». Ivy Lee ne tarde pas à l’introduire à l’arme de la philanthropie. Voici ce qu’en dit Myers Kutz Rockefeller, l’une de ses descendantes …La philanthropie procure plus de pouvoir que la richesse seule ne pourrait produire… ». C’est donc grâce à cette opération de relations publiques que Rockefeller est perçu à tort comme l’un des plus grands philanthropes de la planète. Les Fondations Rockefeller et la conquête du monde D’après Gary Allen, les Rockefellers contrôlent non seulement les fondations qui portent leur nom, mais aussi la Fondation Ford et les cinq Fondations Carnegie. A travers ces fondations, la famille Rockefeller finance de nombreuses organisations, des Instituts de recherches, des Universités, et une longue liste d’organisations. Le principal tour de force de l’argent des Rockefeller a été la mise sur pied du CFR Council on Foreign Relations, un think thank dont sont issus les plus hauts responsables du gouvernement américain et qui contrôle toute la politique étrangère et commerciale américaine. Cela qui a fait dire au journaliste Jack Anderson en 1967 que le Département d’Etat Américain Ministère des Relations Extérieures n’est qu’une machine au service du pétrole. Comme si cela ne suffisait pas, l’influence de la famille Rockefeller s’étend aux Institutions Financières Mondiales. D’après un rapport de l’OSS l’ancêtre de la CIA, l’une des causes de la convocation de la conférence de Brettons Wood qui donna naissance au FMI et à la Banque Internationale pour la Reconstruction et le Développement, cette dernière étant devenue la composante principale de la Banque Mondiale en 1944 était la nécessité de la mise en place d’un nouveau système financier suite aux bénéfices énormes réalisés par la Standard Oil Company de Rockefeller. Cette compagnie s’est retrouvée avec la bagatelle de 300 milliards de dollars de dividendes à distribuer entre ses actionnaires éparpillés dans le monde Pour mettre les choses en perspective, il faut garder à l’esprit qu’entre-temps, le dollar américain a perdu au moins 95% de sa valeur d’alors, et donc cette somme vaudrait aujourd’hui au moins 6000 milliards de dollars, en plus les systèmes informatiques sophistiqués actuels n’existaient pas. Le système financier mondial en place à ce moment-là n’avait pas un niveau d’organisation et de pouvoir capable de correctement supporter une telle opération de transfert d’argent. Les agents de Rockefeller ont depuis lors, toujours dominé la Banque Mondiale. A titre d’exemple, John McCloy, ancien Président de la Fondation Ford et donc agent des Rockefeller deviendra plus tard le 2e Président de la Banque Mondiale. Il sera remplacé à la tête de la Banque Mondiale par Eugen Black, ancien Président de la Chase Manhattan Bank, dont l’actionnaire principal est… Rockefeller ! Les tentacules de cet homme ne s’arrêtent pas là . L’ONU est née en 1945 à San Francisco, dans l’un des domaines des Rockefeller, en présence de David Rockefeller et de 45 autres membres du CFR. Autant la Société Des Nations SDN était une initiative du Congrès de la Franc-maçonnerie tenu à Paris du 28 au 30 Juin de l’an 1917, autant les Illuminatis la plus large loge maçonnique au monde sont les promoteurs de l’ONU. Le siège de cette organisation se trouve à New-York, dans un domaine gracieusement » offert par… Rockefeller. Rien d’étonnant donc qu’INTERPOL, une fabrication de Rockefeller, ait obtenu en 1975, et au mépris de la Charte des Nations Unis, un statut de membre Observateur avec droit de vote sur les résolutions. Il n’y a pratiquement pas un secteur de la vie qui n’ait été phagocyté par cet homme. Le domaine de l’éducation lui-même avec le contrôle aux Etats-Unis de l’Edition des livres et des programmes scolaires n’en est pas exempt. Une organisation, le PEA Progressive Education Association, en français Association des progressistes de l’Education avait été créée en 1919 et était sous son influence. Cette organisation a dû s’auto-dissoudre en 1955 suite à l’injonction de certains membres courageux du Congrès américain. Jusqu’aujourd’hui, le Collège d’Education de l’Université Columbia est sponsorisé par la Fondation Carnegie. La religion n’est pas en reste ; pendant longtemps les Rockefeller ont financé L’union de Séminaires de Théologie de New-York Union theological Seminary of New-York et mis sur pied Le Conseil Fédéral des Eglises Federal Council of Churches qui est par la suite devenu le NCC National Council of Churches ou Conseil National des Eglises. Rockefeller est aussi responsable du changement fondamental en médecine et dans la prise en charge des maladies. On est allé d’une approche naturelle et naturopathe à une approche chimique qui bénéficie aux compagnies pharmaceutiques alors qu’il utilisait lui-même les services d’un naturopathe. Pour accomplir cela, il a par des manigances changé les programmes des Ecoles de Médecine dont il avait pris le contrôle à travers des financements. Il est d’ailleurs à l’ origine du Cancer Institute qui fait entretient l’illusion de traiter le cancer. Apres que toutes ces institutions aient été mises en place et sous contrôle, la création des ONGs s’imposait naturellement pour faire le boulot sur le terrain sans attirer trop d’attention. Rockefeller et les ONGs La plupart des ONGs qui se déploient autour des pays pétroliers ne sont que des satellites du Human Right Watch ». Cette ONG a été créée en 1982 lors d’une assemblée dans une villa privée en Italie de…. Rockefeller. Transparency International a été créé en 1993 par un groupe de personnes dont la figure centrale est Peter Eigen, ancien haut cadre de la Fondation Carnegie, puis directeur de programmes à la Banque Mondiale, et dont les recherches académiques ont été financées par la Fondation Ford. Comme nous l’avons dit précédemment dans d’autres articles, le monde de la haute finance s’appuie sur deux colonnes principales, avec comme colonels et chefs de régiments respectifs, Rockefeller et Rothschild. Dans le régiment des Rothschild, l’on trouve par exemple le FMI, et des lieutenants comme Peter Benenson, fondateur d’Amnesty International, et George Schwartz, devenu George Soros et sa fondation Open Society. Ces ONGs du fait de leur supposée autorité morale auto-attribuée ont la capacité de salir ou de soigner l’image d’un pays auprès des opinions publiques Occidentales qui naïvement leur accordent de la crédibilité. C’est de cette influence qu’elles tiennent leur soft power » qu’elles utilisent pour faire pression sur les gouvernements africains et offrir un prétexte pour une implication de la communauté internationale » dans des crises préfabriquées. Les ONGs africains quant à elles, en tant que relais locaux de ces grandes organisations dont elles ne savent rien, que ce soit des tenants ou des aboutissants réels de leur raison d’être, ne peuvent être placées qu’à la périphérie de la périphérie de ces dernières. Cela est une caractéristique des Institutions et Organisations africaines, représentations régionales des créations Occidentales. Elles sont toujours à des années lumières des centres de décisions. Très franchement, les Africains doivent apprendre à se créer leurs propres institutions et de n’adhérer à des organisations que s’ils ont à l’intérieur de celles-ci un vrai droit de regard, et un authentique pouvoir de décision. Au vu de tout ce qui a été dit, il est clair que les Droits de l’Homme, l’amour pour la démocratie, la lutte contre la pauvreté ne sont que des prétextes qui servent de portes d’entrée aux ONGs pour leur immixtion dans les affaires internes des pays-cibles. Il n’y a donc rien d’étonnant que ces ONGs ne se soucient du bien-être des Hommes que dans les pays riches en ressources naturelles qui ont des leaders que les maitres du monde trouvent gênants, et en particulier si dans ces régions se trouvent d’énormes gisements de pétrole et de gaz naturel. Les pays de la CEMAC sont les victimes d’une attaque parfaitement coordonnée derrière laquelle se dresse entre autres, la figure imposante de Rockefeller, et dont l’objectif est la mise sous-tutelle des hydrocarbures du Golfe de Guinée. Chacune des organisations sous-contrôle joue sa partition, depuis les institutions dites internationales, aux ONGs nébuleuses. Le levier du terrorisme n’est pas en reste. Contenir et contrer ces attaques va demander de la réflexion, une organisation et une coordination enthousiaste entière et sans faille des pays ciblés. D’ailleurs une conférence sur les matières premières s’impose dans ces régions en particulier, et en Afrique en général afin de mettre en place une stratégie de riposte à l’échelle africaine. L’heure est très grave. Paul D Bekima source
David Lisnard présidait la cérémonie du souvenir en hommage aux Harkis morts pour la France devant le momnument dédié à la mémoire des Combattants d’Afrique du Nord, au cimetière de l’Abadie. Je tiens chaque année – encore plus désormais en tant que maire – et ressens toujours une gra…nde émotion, à participer à vos côtés à l’hommage que nous rendons aux Harkis morts pour la France. Cette cérémonie s’inscrit dans le cadre de la journée nationale du souvenir créée en 2001 par le président de la République, Jacques Chirac, afin d’exprimer de façon solennelle, à ces combattants, à leurs familles et à leurs descendants, l’attachement, le respect, la reconnaissance de la Nation pour leur engagement sous le drapeau français. Notre devoir est là aujourd’hui. Notre devoir est dans l’affirmation que ces hommes se sont couverts d’honneur. Notre devoir est de souligner le sacrifice, les sacrifices qu’ils ont consentis par patriotisme. Notre devoir est de rappeler le sort de ces combattants, au lendemain de ce que l’histoire a appelé les accords d’Evian, ces combattants forcés à l’exil ou à une mort atroce en représailles à leur loyauté envers la France. Ce devoir, nous l’accomplissons ensemble cet après-midi. Nous l’assumons ensemble dans la fidélité à leur mémoire, dans la fidélité à leur engagement, dans la fidélité à leur glorieux mérite. Car il nous revient, à nous, à nous tous, de saluer le courage, l’honneur, et le sacrifice de ces hommes. La guerre d’Algérie n’a fait que confirmer le lien qui unissait depuis plus d’un siècle déjà ceux que l’on appelait alors indigènes », et qui composaient les bataillons de soldats puis les régiments de tirailleurs algériens, comme membres à part entière de l’armée française, où il faut le dire et le rappeler ils se sont illustrés dans les campagnes du Second Empire, de la IIIe République, puis des deux Guerres mondiales. Oui, la guerre d’Algérie a mis en scène, dans un déchirement inexorable, l’engagement de ces combattants musulmans, marchant dans les pas de leurs pères et de leurs grands-pères, pour défendre les idéaux de la France, protéger leurs familles, rester libre sur cette terre d’Afrique du Nord où s’était construite leur histoire et enracinées leurs vies. Oui, la guerre d’Algérie a joué le destin de nos compatriotes Harkis bien au-delà du cessez-le feu, les plongeant, comme beaucoup de Pieds-noirs, dans une insupportable tourmente, livrés à la haine et à la violence extrême du FLN. Nous en souvenir, c’est déjà rendre justice à nos frères. Nous incliner devant leur mémoire, c’est accepter comme notre propre histoire la tragédie qui fut la leur et exprimer à leurs descendants, à ceux qui ont vécu le déracinement vers la métropole, que si la reconnaissance de la France et la prise en charge de leur population n’ont pas toujours été à la hauteur, c’est un euphémisme, de l’idée qu’ils s’en faisaient et pour laquelle ils s’étaient battus, le peuple de France lui, et en particulier le peuple de Cannes, sait, salue et rend hommage à votre communauté que rien ne peut dissocier de la communauté nationale, de la communauté cannoise. Le sang de vos frères et de vos pères a rejoint celui de nos soldats, de nos poilus, de nos résistants, le sang de nos héros. Leur sang, votre sang, coule avec le nôtre, car il s’agit du même, dans les veines de la France. Et l’Etat doit aller au bout de son devoir moral envers eux, envers vous. C’est une question d’éthique et de justice. C’est une question de dignité. J’y suis attaché ici à Cannes, vous le savez, et je m’y emploie dans cet esprit. Mon attachement à cet hommage solennel auquel je participe chaque année à vos côtés en est un modeste témoignage parmi d’autres. Bien sûr, notre commémoration ne soigne pas toutes les blessures, bien sûr elle ne résout pas tous les problèmes du quotidien ; mais elle pose un acte de reconnaissance majeur des massacres de Harkis en Algérie, du déracinement des survivants, et de la longue négligence de la nation à leur égard. Elle donne du sens à l’engagement digne et respectable des harkis. Savoir, c’est se souvenir », selon la formule d’Aristote. Eh bien cet après-midi, mes chers amis, nous posons un acte de savoir, nous posons un acte de connaissance, nous posons un acte de reconnaissance qui doit interpeller la conscience collective de notre cité, la conscience collective de notre pays, vers une meilleure compréhension de la tragédie qui s’est jouée de l’autre côté de la Méditerranée, en particulier entre 1954 et 1962, et vers un plus grand respect pour ces combattants et leurs descendants. C’est le souhait que je forme ici, devant vous et avec vous, dans ce lieu de vérité. C’est l’engagement que je prends devant vous et avec vous en cette période où l’actualité tend parfois aux amalgames. Il est essentiel de dire les choses, il est essentiel d’affirmer et de tenir dans nos valeurs communes, pour faire face aux dangers de notre époque, aux nouveaux extrémismes et terrorismes, pour surmonter la barbarie, la barbarie djihadiste islamiste, qui s’exprime chaque jour un peu plus et bafoue l’héritage de nos aînés. Comment aujourd’hui ne pas avoir une pensée émue, indignée, combattante, pour Hervé Gourdel. A l’issue de notre cérémonie, je partirai rapidement vers Saint-Martin-Vésubie où je tiens, au nom de Cannes et au nom des Cannois, à participer au rassemblement qui est organisé ce soir en souvenir d’Hervé Gourdel, avec sobriété, par respect pour ses proches qui, à juste titre, veulent qu’aucune récupération ne soit faite mais aussi pour affirmer la combattivité d’une société française qui doit aujourd’hui, alors que l’ennemi est clairement identifié, se mobiliser, se souder. Il est temps de sortir des facilités et des amalgames. Il est temps de dire que ce djihadisme, que cet islamisme qui est une perversion de la religion musulmane, est un nouveau totalitarisme violent, destructeur, morbide et mortifère, et meurtrier, comme l’était le nazisme, comme l’était le communisme soviétique. Nous n’avions plus d’ennemi depuis la chute du mur de Berlin. Nous avons un ennemi, sachons en tirer la force de nous rassembler, de nous réunir. Cet ennemi, il s’oppose bien sûr à tous les hommes libres, mais il n’est pas un ennemi de l’Occident. Ce n’est pas un ennemi des chrétiens et des juifs. C’est un ennemi de toute l’humanité, de tous les hommes libres. Tous les chrétiens, tous les juifs, tous les musulmans, tous les athées, tous les bouddhistes, tous les hommes qui ont une vision de la dignité humaine et de l’indépendance doivent se réunir et se souder pour affronter à l’extérieur par les armes lorsque cela est nécessaire, par la diplomatie lorsque cela est possible, à l’intérieur par une action policière et judiciaire digne, forte, cette idéologie qui est une idéologie holistique, qui s’attaque à tous les pans de la vie humaine. Nous devons le respect à nos aînés qui se sont battus pour la France et pour la liberté, quelle que soit leur origine les harkis étaient souvent des musulmans. Ce devoir, c’est un devoir de mémoire. Mais c’est aussi un devoir de combattivité et donc un combat d’espoir. Et dans cet esprit, que la guerre menée en ce moment même, y compris sur le territoire algérien, en parfaite entente entre Paris et Alger – quel bouleversement –, nous donne l’occasion d’un rapprochement durable, sans la faiblesse de l’ignorance, sans la faiblesse de la repentance et dans le respect réciproque des braves, d’un rassemblement respectueux, digne, où la France respecte l’Algérie et où l’Algérie respecte la France, ces deux terres qui ont tout pour s’unir et travailler ensemble. La France peut et doit être fière de ses Harkis, de ses Pieds-noirs, de ses Rapatriés, de toutes les forces supplétives qui ont versé leur sang pour elle. Je suis fier des Harkis, des Pieds-noirs, des Rapatriés, de toutes les forces supplétives qui ont montré la voie de l’honneur, du courage, et du sacrifice, tout simplement la voie du patriotisme. Le respect leur est dû, le respect vous est dû. Ils ont combattu, vous avez combattu pour le pays. Le souvenir de ceux qui nous ont quittés est précieux, leur visage est notre honneur. Que la gloire leur soit rendue, partout où ils reposent. Vive la République ! Vive la France ! »
L’Algérie en arabe الجزائر est un pays d’Afrique du Nord faisant partie du Maghreb. Ferhat AbbasModifier Nous sommes les fils d'un monde nouveau, né de l'esprit et de l'effort français. Ferhat Abbas, 23 février 1936, journal L'Entente, dans Les drames de la décolonisation, 1900-1975, paru Éditions Roblot, 1975, Jean Bonnet. Si j'avais découvert la nation algérienne, je serais nationaliste et je n'en rougirais pas comme d'un crime. Les hommes morts pour l'idéal patriotique sont journellement honorés et respectés. Ma vie ne vaut pas plus que la leur. Et cependant je ne mourrai pas pour la patrie algérienne parce que cette patrie n'existe pas. Je ne l'ai pas découverte. J'ai interrogé les vivants et les morts, j'ai visité les cimetières, personne ne m'en a parlé [ ... ]. On ne bâtit pas sur le vent. Ferhat Abbas, 23 février 1936, journal L'Entente, dans L'Afrique du Nord en marche, paru Éditions Julliard, 1972, Charles-André Julien. Nous sommes chez nous. Nous ne pouvons aller ailleurs. C’est cette terre qui a nourri nos ancêtres, c’est cette terre qui nourrira nos enfants. Libres ou esclaves, elle nous appartient, nous lui appartenons et elle ne voudra pas nous laisser périr. L’Algérie ne peut vivre sans nous. Nous ne pouvons vivre sans elle. Celui qui rêve à notre avenir comme à celui des Peaux-Rouges d’Amérique se trompe. Ce sont les Arabo-Berbères qui ont fixé, il y a quatorze siècles, le destin de l’Algérie. Ce destin ne pourra pas demain s’accomplir sans eux. L'Algérie, pays mal aimé, ballotté par le vent des passions humaines, fut meurtrie, appauvrie, mutilée. Après le drame de la guerre, les musulmans connaîtront celui du vide et de la solitude. La communauté française, à cause des erreurs qu'elle a commises, s'est exilée de l'autre côté de la Méditerranée. Malgré l'accueil de la France, ces Français pleurent le pays qui les a vu naître. Les Algériens, de leur côté, pleurent un grand nombre d'entre eux. D'autres cadres sont venus de toute l'Europe. Ces cadres ne valent pas ceux que l'Algérie a perdus. L'Algérie est un vaste pays où beaucoup de choses restent à faire. Tous ses enfants y avaient leur place. La République algérienne, édifiée par les uns et les autres, pouvait dans les meilleures conditions, multiplier les richesses du pays, assurer son développement et sa prospérité et guérir ses blessures. Ces Français qui avaient grandi au milieu de nous et qui étaient aussi Algériens que nous, étaient un maillon qui rattachait notre pays à la civilisation et à la technique française. Nous, Musulmans, étions un autre maillon qui liait ce même pays à l'Orient et à l'Afrique. Nos chances de succès étaient doubles. Autopsie d'une guerre l'aurore 1980, Ferhat Abbas, éd. Garnier, 1980, p. 325 Hocine Aït AhmedModifier Les religions, les cultures juive et chrétienne se trouvaient en Afrique du Nord bien avant les arabo-musulmans, eux aussi colonisateurs, aujourd’hui hégémonistes. Avec les Pieds-Noirs et le dynamisme - je dis bien les Pieds-Noirs et non les Français - l’Algérie serait aujourd’hui une grande puissance africaine, méditerranéenne. Hélas ! Je reconnais que nous avons commis des erreurs politiques, stratégiques. Il y a eu envers les Pieds-Noirs des fautes inadmissibles, des crimes de guerre envers des civils innocents et dont l’Algérie devra répondre au même titre que la Turquie envers les Arméniens. Propos de Hocine Aït Ahmed, ancien chef historique du FLN, en juin 2005, Revue Ensemble, n°248L'Europe face à son passé colonial, Daniel Lefeuvre, éd. Riveneuve, 2008, p. 31 Avant ? vous voulez dire du temps de la colonisation ? du temps de la France ? mais c'était le paradis! des fleurs, des fruits, des légumes partout, des restaurants. Maintenant nous manquons de tout de crèches, d'écoles, d'hôpitaux, de dispensaires, mais le Parti et la police ont des immeubles neufs... La plus grande misère ici est intellectuelle. Réponse de Hocine Aït Ahmed au journaliste français du Figaro magazine en février 1990 qui lui demandait comment était l'Algérie avant l'indépendance Saïd BoualamModifier Sur les drapeaux des régiments de tirailleurs algériens et sur les étendards des spahis est gravée une devise. Ce n'est même pas Honneur et Fidélité » mais Honneur et Patrie », notre Patrie, c'est la France, et nous n'admettons pas qu'on l'arrache de nos cœurs. Nous n'admettons pas, après le 13 mai, après le référendum du 28 septembre, qu'on revienne sur notre volonté de vivre et de mourrir français. Nous n'admettons pas non plus que la Métrople soit consultée pour savoir si l'on nous autorise à être français. C'est une injure qui nous est faite, à nous Musulmans, qui avons défendu sur tous les champs de bataille un patrimoine commun, un honneur commun, une patrie unique et qui sommes d'ailleurs un mélange de races, de confessions et de peuples ni plus ni moins divers que le peuple français lui-même. Déclaration du Bachaga Boualam, vice-président de l'Assemblée nationale, le 28 janvier 1960De Psichari à de Gaulle, Marcel Gallienne, éd. La pensée universelle, 1978, p. 187 Quand les Français débarquèrent sur nos côtes, le mot Algérie n’existait pas. Notre histoire commence en 1845 comme celle de la France, en tant que peuple, a commencé avec les Capétiens. 1830, en cette terre d’Afrique du Nord, c’est le chaos, deux millions d’esclaves rançonnés par les pillards ou les féodaux, rongés par la syphilis, le trachome, le choléra, la malaria ; des déserts, des marais pestilentiels, plus rien de ce qui avait été la paix romaine. Mon pays la France 1963, Saïd Boualam, éd. Pocket, 1973, p. 23 Tout Algérien raisonnable reconnait à la France le mérite de l'avoir arraché, sur tous les plans, au stade moyenâgeux. Les Harkis au service de la France 1963, Saïd Boualam, éd. France-Empire, 1963, p. 178 On peut tourner la page d'une histoire qui a duré cent trente ans, mais on ne peut pas effacer l'Histoire. On ne peut pas effacer ce que la France a apporté à l'Algérie, cette présence qui est dans le cœur de ses pires ennemis, dans les pierres des villes et des villages, dans les champs, dans les vignes et jusque dans ce paysage qui a été modelé par la France. Les Harkis au service de la France 1963, Saïd Boualam, éd. France-Empire, 1963, p. 264 Albert CamusModifier Je sais les prestiges et le pouvoir sournois de ce pays, la façon insinuante dont il retient ceux qui s'y attardent, dont il les immobilise, les prive d'abord de questions et les endort pour finir dans la vie de tous les jours. La révélation de cette lumière, si éclatante, qu'elle en devient noire et blanche, a d'abord quelque chose de suffocant. On s'y abandonne, on s'y fixe et on s'aperçoit que cette trop longue splendeur ne donne rien à l'âme et qu'elle n'est qu'une jouissance démesurée. L'Été, Albert Camus, éd. Gallimard,, 1954, p. 92 Louis ChevalierModifier C'est la France qui a contribué au progrès de l'Islam [en Algérie], en rendant par exemple l'usage de l'arabe obligatoire dans les justices de paix. L'islamisation de la Kabylie en particulier est d'époque récente. Le problème démographique nord-africain 1947, Louis Chevalier, éd. Presses universitaires de France, 1947, p. 196 Aziz ChouakiModifier Il y a aussi un concept sur lequel j'aime bien faire friser les cheveux des gens c'est dire que l'Algérie a été inventée par la France, qu'elle a été créée de toute pièce en 1830 dans des bureaux. La France, quand elle est arrivée, avait affaire à une Régence, avec les beylicats, des tribus qui prêtaient allégeance ou qui acceptaient l'impôt turc ; c'est tout ce qu'il y avait. Il n'y avait ni frontière, ni drapeau, ni nom, ni Algérie, ni Djazaïr, ni rien du tout. A l'époque Djazaïr, c'était un terme marin, qui désignait des petites îles qu'il y avait au port d'Alger, c'est tout. Entretien avec Aziz Chouaki le 5 janvier 1999Les mots du Bled Création contemporaine en langues maternelles, Les artistes ont la parole, Fellag, Dominique Caubet, éd. L'Harmattan, 2004, p. 164 Général Jean DelaunayModifier Pour trop de nos contemporains, les campagnes de Tunisie et d'Italie restent des inconnues, éclipsées qu'elles ont été par les récits de la Résistance et de la Déportation et l'épopée de la 2e Juin n'a pas, comme Leclerc, une rue dans toutes nos villes. Et pourtant ses soldats ont contribué à la Libération, sur le plan stratégique en perçant le redoutable front défensif allemand d'Italie, et sur le plan moral, en montrant aux Alliés et au monde que l'armée française était redevenue crédible. [...] Les engagés algériens et marocains constituaient l'essentiel des troupes du Corps Expéditionnaire Français d'Italie. Ils ont fait la preuve de leur bravoure et de leur fidélité à la France [...]. Il en résulte que nous avons une immense dette de reconnaissance à la fois vis-à -vis de ces soldats maghrébins et de leurs descendants, et vis-à -vis de leurs chefs. De Sétif à Marseille, par Cassino Carnets de guerre de Jean Lapouge, sous-lieutenant au 7e RTA, Jean Lapouge, éd. Anovi, 2006, préface du général Jean Delaunay, ancien Chef d'état-major de l'armée de terre française de 1980 à 1983, p. 9 Jacques DerridaModifier Je parle ici, comme Algérien devenu français un moment donné, ayant perdu sa citoyenneté française, et l'ayant retrouvée. Parmi toutes les richesses culturelles que j'ai reçues, que j'ai héritées, ma culture algérienne est parmi celles qui m'ont le plus fortement soutenu. L'héritage que j'ai reçu de l'Algérie est quelque chose qui a probablement inspiré mon travail philosophique. Tout le travail que j'ai poursuivi, à l'égard de la pensée philosophique européenne, occidentale, comme on dit, gréco-européenne, les questions que j'ai été amené à lui poser depuis une certaine marge, une certaine extériorité, n'auraient certainement pas été possibles si, dans mon histoire personnelle, je n'avais pas été une sorte d'enfant de la marge de l'Europe, un enfant de la Méditerranée, qui n'était ni simplement français ni simplement africain, et qui a passé son temps à voyager d'une culture à l'autre et à nourrir les questions qu'il se posait à partir de cette instabilité. Tout ce qui m'a intéressé depuis longtemps, au titre de l'écriture, de la trace, de la déconstruction de la métaphysique occidentale - que je n'ai jamais, quoi qu'on en ait répété, identifiée comme une chose homogène ou définie au singulier -, tout cela n'a pas pu ne pas procéder de cette référence à un ailleurs dont le lieu et la langue m'étaient pourtant inconnus ou interdits. Maurice FaivreModifier Cette histoire de 130 années, ou combattants français et musulmans ont combattu côte à côte pour la défense des valeurs de liberté et de démocratie, s'est achevée dans la guerre civile et le sang, contrairement à ce qui s'est passé en Tunisie et au Maroc. Les accords d'Evian, qui devaient consacrer la coopération de nos deux peuples, n'ont été qu'une paix ratée. En livrant l'Algérie à la domination d'un parti totalitaire, dont les responsables se battaient "au couteau" pour accaparer richesses et pouvoir, la France a condamné les adeptes des valeurs républicaines au massacre et à l'exil, et conduit le peuple algérien, non à la liberté, mais à l'oppression et à la misère, suivies de la révolte, de l'intolérance et du retour à l'obscurantisme. Notre responsabilité de Français dans la situation dramatique de l'Algérie de 1995 est donc grande. Les combattants musulmans de la Guerre d'Algérie, Maurice Faivre, éd. L'Harmattan, 1995, p. 231 Abderrahmane FarèsModifier S'il est en Algérie un domaine où l'effort de la France ne se discute pas, c'est bien le domaine de l'enseignement. On peut et on doit dire que l'école a été un succès certain. Les vieux maîtres, les premiers instituteurs ont apporté toute leur foi pédagogique sans arrière pensée et leur influence a été extrêmement heureuse. Abderrahmane Farès était un homme politique algérien, président de l'Exécutif provisoire algérien en 1962Aïn-Témouchent de ma jeunesse, Louis Abadie, éd. Serre Editeur, 2004, p. 110 Mouloud FeraounModifier Quand l'Algérie vivra, je souhaite qu'elle se souvienne de la France et de tout ce qu'elle lui doit. Eugène GuernierModifier Il n'est pas sans intérêt de noter que cette appellation [Algérie] consacrait la conquête arabe et on peut se demander pourquoi les hommes politiques français du moment, tenant mieux compte du passé, n'ont pas adopté les noms de Numidie ou de Kabylie. La Berbérie, l'islam et la France, Eugène Guernier, éd. Union française, 1952, t. 2, p. 53 Cette disposition [reconnaissant la langue arabe comme langue officielle et son enseignement], qui apparait comme logique et naturelle aux esprits sincères, comporte des conséquences d'une exceptionnelle gravité. Tout d'abord, elle sanctionne la déroute et la disparition de la civilisation berbère qui, appelée à perdre sa langue, est aussi à la veille de perdre son âme. En cette matière la France a pris là une responsabilité immense dont elle pourrait un jour subir le poids. [...] Après avoir sanctionné l'islamisation des Berbères, elle reconnait la légitimité de leur arabisation. L'ensemble constitue la plus grande victoire remportée par les Arabes au Maghreb. Il constitue la plus lourde faute de la France devant l'Histoire et devant elle-même. La Berbérie, l'islam et la France, Eugène Guernier, éd. Union française, 1952, t. 2, p. 71-72 Général André LenormandModifier Les tirailleurs algériens écrivirent pour l'armée française des pages parmi les plus glorieuses de son histoire. Au cours de la guerre 1914-1918, leur discipline et leur courage leur valurent les plus hautes distinctions. Au cours de la 2° guerre mondiale, ils renouvelèrent leurs exploits, en Tunisie, puis en Italie. Ils furent parmi les remarquables combattants qui, à Cassino, obligèrent la Wehrmacht à se replier. C'est la 3° division algérienne, sous le commandement du général de Monsabert, qui, au prix de combats acharnés et de lourdes pertes, enleva le Belvédère et ouvrit une brèche dans la ligne Gustav. Les tirailleurs algériens participèrent avec les pieds-noirs au débarquement en Provence et à la libération de la France. A leur retour d'Indochine, la majorité d'entre eux reprit le combat en Algérie, essentiellement dans les montagnes, pour mener une guerre, qui, au départ, leur était incompréhensible. Historia Magazine n°218, Général André Lenormand, éd. Historia, 6 mars 1972, la guerre d'Algérie, p. 25 Jacques MarquetteModifier Il serait inadmissible que dans la communauté française de demain, les héros de la campagne de libération, descendants des glorieux tirailleurs qui à l'Alma, à Solférino, à Wissembourg, à Verdun et devant la ligne Maginot versèrent leur sang pour la France continuent à être traités en Français auxiliaires. Une France nouvelle pour le monde nouveau‎ 1944, Jacques Marquette, éd. Maison française, 1944, p. 133 Colonel Abd-El-Aziz MélianiModifier La Grande Guerre voit l'Algérie fournir un lourd contingent de soldats [...] ils versent généreusement leur sang sur les principaux champs de bataille immortalisés par l'histoire Verdun, la Somme, la Champagne, l'Artois. Ils sont 170 000 à traverser la Méditerranée [...] Ils sont 36 000 à donner leur vie pour que la France retrouve sa liberté et la paix. C'étaient les grands-pères des harkis. Pendant la seconde guerre mondiale, alors que la France est captive et muette 230 000 soldats musulmans dont 120 000 à 150 000 algériens luttent entre 1942 et 1945, certains jusqu'au sacrifice suprême. [...] ils inscrivent dans le livre d'or de l'histoire de France des pages de gloire qui ont pour nom Belvédère, Monte Cassino, Rome, le Rhin, Strasbourg, Belfort. Pour la seconde fois au cours de ce siècle, ces soldats rendent sa dignité à la patrie et lui restituent sa place dans le monde. C'étaient les pères des harkis. Le drame des harkis la France honteuse, Aziz Meliani, éd. Perrin, 1993, p. 31 Marcel-Edmond NaegelenModifier Dans l'œuvre française en Algérie, il y a, certes, bien des insuffisances, bien des erreurs, bien des fautes, peut-être quelques crimes. Mais ce n'est pas sur quelques taches qui parsèment sa façade que l'on juge un édifice. C'est sur architecture générale. L'Algérie est une création française, dont la France doit et peut être fière. Avant notre arrivée [...] il n'y avait pas d'Algérie. C'était de la côte au Sahara et de Tébessa à Tlemcen le chaos et l'anarchie. Les tribus se combattaient, la guerre et le brigandage étaient partout. Ce pays n'avait pas de nom parce qu'il n'avait pas d'unité, parce qu'il n'existait pas. Ce sont les Français qui lui donnèrent son nom Algérie [...]. Nous avons fait ce pays, économiquement et même politiquement. Et si nous n'y avons pas tout fait, si nous y avons péché par sous-développement, sous-administration, sous-encadrement, du moins lui avions-nous apporté la paix intérieure et peu à peu le sentiment de son existence. 15 janvier 1957, Marcel-Edmond Naegelen fut député socialiste, ministre et gouverneur général de l'Algérie de 1948 à 1830-1962, Jeanne Caussé, Bruno de Cessole, éd. Maisonneuve & Larose, 1999, Marcel-Edmond Naegelen, 15 janvier 1957, p. 473 Jean-Claude PerezModifier Il ne faut pas avoir peur des mots c'est un véritable racisme anti-arabe qui constitua en dernière analyse le fondement majeur du rejet de l'Algérie. Les grands motifs philosophiques et généreux que l'on invoquait liberté des peuples à disposer d'eux-mêmes, lutte contre l'impérialisme, décolonisation, furent des leurres politiques, agités devant l'opinion, des leurres de propagande, habilement utilisés pour camoufler cette répugnance de se mélanger avec ces gens de là -bas, ceux qui ne seront jamais des Français. Le Sang d'Algérie 1992, Jean-Claude Perez, éd. Dualpha, 2006, p. 102-103 Boualem SansalModifier Le Figaro Avez-vous la nostalgie de la présence française ?Boualem Sansal Comme 80% des Algériens. Ce qui ne veut pas dire que nous sommes nostalgiques de la colonisation. Mais au temps de la présence française, l'Algérie était un beau pays, bien administré, plus sûr, même si de criantes inégalités existaient. Beaucoup d'Algériens regrettent le départ des pieds-noirs. S'ils étaient restés, nous aurions peut-être évité cette tragédie. Je suis un iconoclaste qui dénonce les mensonges de la guerre de libération. J'ose toucher à un mythe fondateur, mais un mythe est fait pour être discuté. L'Algérie a été construite par la France dont elle porte les valeurs du XIXème. Alger est une ville squattée. Ils sont loin d'avoir trouvé les clés. Aujourd'hui, elle tourne le dos à la méditerranée en regardant vers l'Iran et les pays arabes. Chez nous, les politiques s'expriment comme des imams ténébreux. La France est le centre du monde par son immense culture et sa liberté. C'est le pays de l'équilibre par excellence. La liberté est une notion riche et profonde en Occident. Ici, en guise de liberté, c'est le foutoir, l'apostrophe, l'insulte et la bagarre de rues. Le serment des barbares, Boualem Sansal, éd. Gallimard, 2001, p. 325 Il faut en finit avec ces bêtes immondes, avec ces barbares des temps obscurs, ces porteurs de ténèbres, oublier les serments pleins d'orgueil et de morgue qu'ils ont réussi à nous extorquer au sortir de ces années de guerre. La lumière n'est pas avec eux et les lendemains ne chantent jamais que pour les hommes libres. Le serment des barbares, Boualem Sansal, éd. Gallimard, 2001, p. 335 Quarante ans est un temps honnête, ce me semble, pour reconnaître que ces foutus colons ont plus chéri cette terre que nous qui sommes ses enfants. Le serment des barbares, Boualem Sansal, éd. Gallimard, 2001, p. 375 Kateb YacineModifier Pendant ces treize siècles, on a arabisé le pays mais on a en même temps écrasé le tamazight, forcément. Ça va ensemble. L’arabisation ne peut jamais être autre chose que l’écrasement du tamazight. L’arabisation, c’est imposer à un peuple une langue qui n’est pas la sienne, et donc combattre la sienne, la tuer.[...] L’Algérie arabo-islamique, c’est une Algérie contre elle-même, une Algérie étrangère à elle-même. C’est une Algérie imposée par les armes, parce que l’islam ne se fait pas avec des bonbons et des roses. Il s’est fait dans les larmes et le sang, il s’est fait par l’écrasement, par la violence, par le mépris, par la haine, par les pires abjections que puisse supporter un peuple. On voit le résultat. Aux origines des cultures du peuple entretien avec Kateb Yacine » 1987, dans Revue Awal, n° 9/1992 - Hommage à Kateb Yacine, Kateb Yacine, éd. MSH, 1992, p. 127 L'idéologie de la nation arabe » et l'intégrisme musulman sont les deux principales forces qui s'opposent au progrès [en Algérie]. Kateb Yacine, 1985, dans Le poète comme un boxeur, paru Seuil, 1994, Kateb Yacine. Jean-Marie Le PenModifier Ce qu’il faut dire aux Algériens, ce n’est pas qu’ils ont besoin de la France, mais que la France a besoin d’eux. C’est qu’ils ne sont pas un fardeau ou que, s’ils le sont pour l’instant, ils seront au contraire la partie dynamique et le sang jeune d’une nation française dans laquelle nous les aurons intégrés. [...] J’affirme que dans la religion musulmane rien ne s’oppose au point de vue moral à faire du croyant ou du pratiquant musulman un citoyen français complet. Bien au contraire, sur l’essentiel, ses préceptes sont les mêmes que ceux de la religion chrétienne, fondement de la civilisation occidentale. D’autre part, je ne crois pas qu’il existe plus de race algérienne que de race française [...]. Je conclus offrons aux musulmans d’Algérie l’entrée et l’intégration dans une France dynamique. Au lieu de leur dire comme nous le faisons maintenant Vous nous coûtez très cher, vous êtes un fardeau », disons leur Nous avons besoin de vous . Vous êtes la jeunesse de la Nation » [...] Comment un pays qui a déploré longtemps de n’avoir pas assez de jeunes pourrait-il dévaluer le fait d’en avoir cinq ou six millions?Intervention du député Jean-Marie Le Pen pour soutenir le maintien de l'Algérie française, le 28 janvier 1958, à l'Assemblée NationaleJean-Marie Le Pen, 2e séance du 29 janvier 1958, Assemblée Nationale, dans JO - Débats parlementaires - Assemblée Nationale 1958, paru 1958, JO. Voir aussiModifier Guerre d'Algérie Organisation armée secrète Harki Conquête et colonisation de l'Algérie Vous pouvez également consulter les articles suivants sur les autres projets Wikimédia
Côte d'Ivoire 16 août 2022Trois ans de vide laissé par Dj Arafat, ses fans divisés dans la commémorationAbidjan © 2022 Afriquinfos- Trois ans après le décès de DJ Arafat, le chanteur reste encore dans les mémoires en […] 12 août 2022 Afrique de l'Ouest 49 soldats ivoiriens détenus à Bamako La médiation togolaise patine, tous les esprits préparés pour une issue négociée de ce différendLa négociation reste privilégiée pour obtenir la libération de 49 soldats ivoiriens détenus depuis un mois à Bamako et accusés […] Lire la suite » 11 août 2022 Afrique de l'Ouest Athlétisme Marie-José Ta Lou établit un nouveau record d’Afrique sur 100mMonaco © 2022 Afriquinfos- Après la déception des Mondiaux d’Athlétisme où elle a fini 7ème de la finale, voilà de quoi […] Lire la suite » Afrique de l'Ouest En Côte d’Ivoire, le Gouvernement accélère les mesures pour endiguer la cherté de la vieAbidjan © 2022 Afriquinfos- La cherté de la vie sévit depuis plusieurs années en Côte d’Ivoire. Le Président de la […] Lire la suite » 10 août 2022 Afrique de l'Ouest Côte d’Ivoire Tidjane Thiam de retour au pays pour préparer la présidentielle de 2025?Abidjan © 2022 Afriquinfos- En décembre prochain, cela aurait fait 23 ans qu’il a quitté son pays suite au coup […] Lire la suite » 9 août 2022 Afrique de l'Ouest Le Groupe Africa Development Solutions, multinationale panafricaine à fort impact, a officiellement lancé sa filiale West Africa Commodities WACAbidjan © 2022 Afriquinfos- Engagé dans la transformation locale des ressources africaines, le Groupe Africa Development Solutions a pour ambition […] Lire la suite » 7 août 2022 Afrique de l'Ouest 62 ans d’indépendance de la Côte d’Ivoire Un dégel de plus dans le vivre ensemble politique ivoirienNouveau signe de l’apaisement en cours en Côte d’Ivoire, pays à l’histoire récente marquée par la violence politique, le président […] Lire la suite » 3 août 2022 Afrique de l'Ouest La Côte d’Ivoire veut quitter le rang peu honorable de 1er importateur de tilapia congelé au mondeBouaké © 2022 Afriquinfos- La ville de Bouaké a servi de lieu de lancement du Programme Stratégique de Transformation de […] Lire la suite » 25 juillet 2022 Afrique de l'Ouest La Côte d’Ivoire à l’ère de son premier superphoneAbidjan © 2022 Afriquinfos- Après le smartphone, c’est autour de la Côte d’Ivoire de se hisser sur le marché de […] Lire la suite » 20 juillet 2022 Afrique de l'Ouest Tumeur de Sébastien Haller L’international ivoirien reçoit le soutien de la planète footballDortmund © 2022 Afriquinfos- L’information est tombée lundi. La nouvelle recrue de Dortmund, l’international ivoirien Sébastien Haller a été diagnostiqué d’une […] Lire la suite » 18 juillet 2022 Afrique de l'Ouest Championnats du monde 2022 Ta Lou empêchée de monter sur le podium du 100 m par des JamaïcainesOregon © 2022 Afriquinfos- Une place sur le podium des championnats du Monde d’athlétisme, ce ne sera pour cette fois-ci […] Lire la suite » 14 juillet 2022 Afrique de l'Ouest Côte d’Ivoire Une proposition de légalisation de la polygamie optionnelle suscite un débat sociétalAbidjan © 2022 Afriquinfos- La Ligue ivoirienne des droits des femmes, l’Association ivoirienne pour le droit des femmes, accompagnées de […] Lire la suite » 29 juin 2022 Afrique Paola Audrey Ndengue, experte des ICC en Afrique, a pris les rênes de Boomplay Côte d’Ivoire’Abidjan © 2022 Afriquinfos- Le jeudi 9 juin 2022, Boomplay, première application de streaming musical en Afrique, a annoncé l’ouverture […] Lire la suite » 27 juin 2022 Afrique de l'Ouest Programme d’Excellence en Gestion d’Entreprises PEGE Ecobank Côte d’Ivoire, GIZ et BEM célèbrent leurs diplômésAbidjan © 2022 Afriquinfos- Ecobank Côte d’Ivoire, en collaboration avec l’agence de coopération internationale allemande pour le développement GIZ et […] Lire la suite » 22 juin 2022 Afrique de l'Ouest Côte d’Ivoire Endeavour Mining signe deux partenariats pour la formation professionnelle de 150 jeunes et l’alphabétisation de 500 personnesAbidjan © 2022 Afriquinfos- Endeavour Mining à travers sa Fondation Endeavour’ a signé le 14 juin 2022 à Abidjan, deux […] Lire la suite » 21 juin 2022 Afrique de l'Ouest 59 mille milliards de Fcfa qui consolident la place de leader de la Côte d’Ivoire dans l’UEMOAAbidjan © 2022 Afriquinfos- Locomotive de l’économie dans la zone UEMOA, la Côte d’Ivoire entend bien maintenir sa position. Elle […] Lire la suite » Afrique de l'Ouest Rachel Keke, une députée pas comme les autres au Parlement françaisParis © 2022 Afriquinfos- Âgée de 48 ans, la Franco-Ivoirienne Rachel Keke a été élue député au parlement français ce […] Lire la suite » 17 juin 2022 Afrique de l'Ouest Internet très haut débit fixe Orange Côte d’Ivoire universalise la fibre optique en décembre 2022Abidjan © 2022 Afriquinfos- Le 10 juin 2022, au cours d’une conférence de presse à Orange Village, le siège d’Orange […] Lire la suite » 15 juin 2022 Afrique de l'Ouest La BAD renforce le capital de la Compagnie commune de réassurance, la CICA-RE, à hauteur de 6,558 milliards FcfaAbidjan © 2022 Afriquinfos- La Banque Africaine de Développement BAD vient d’acquérir une participation de 5,47% du capital de la […] Lire la suite » 9 juin 2022 Afrique de l'Ouest Miss Yacé Olivia désormais dans le cercle fermé des Ambassadeurs du tourisme ivoirienAbidjan © 2022 Afriquinfos- Sa désignation en tant qu’Ambassadeur du Tourisme ivoirien» coulait de source. Olivia Yacé, Miss Côte d’Ivoire […] Lire la suite » 7 juin 2022 Afrique de l'Ouest Orange Côte d’Ivoire s’engage aux côtés de l’industrie culturelle ivoirienne à travers des Festivals et concertsAbidjan © 2022 Afriquinfos- Orange Côte d’Ivoire investit depuis plus de 10 ans dans la promotion de la culture ivoirienne […] Lire la suite » Afrique de l'Ouest Côte d’Ivoire Innovation 20 a organisé le SASEN Business Forum, le rendez-vous BtoB de l’écosystème start-up d’Afrique de l’OuestAbidjan © 2022 Afriquinfos- Le CI20 Côte d’Ivoire Innovation 20 a organisé ce jeudi 2 juin 2022 le SASEN Business […] Lire la suite » 27 mai 2022 Afrique de l'Ouest Eternity’ d’Alpha Blondy installe un peu plus l’artiste parmi les icônes du reggaeAbidjan © 2022 Afriquinfos- Le reggaeman ivoirien Alpha Blondy sort ce 27 mai 2022, son nouvel album Eternity» en version […] Lire la suite » 25 mai 2022 Afrique de l'Ouest Le Groupe Cofina confirme son leadership dans l’inclusion financière avec l’arrivée de DPI à ses côtésAbidjan © 2022 Afriquinfos- Development Partners International DPI, société d’investissement de premier plan axée sur l’Afrique avec 2,8 milliards de […] Lire la suite » 23 mai 2022 Afrique de l'Ouest Scudetto Kessié et le Milan AC jubilent après 11 ans d’attente Milan © 2022 Afriquinfos- Et de 19 pour le Milan AC. Dimanche, les ’Rosseneri ’’ ont soulevé leur 19èmetrophée de Champion […] Lire la suite » Afrique Les Etats de la planète s’engagent à restaurer un milliard d’hectares de terres dégradées d’ici 2030 COP15La COP15 qui s’est achevée vendredi dernier à Abidjan s’est engagée à accélérer la restauration d’un milliard d’hectares de terres […] Lire la suite » 19 mai 2022 Afrique de l'Ouest L’Agence Sénégalaise de la Reforestation et de la Grande Muraille Verte et la Fondation Endeavour désormais partenaires pour la reforestation en AfriqueAbidjan © 2022 Afriquinfos – La Fondation Endeavour a signé le17 mai 2022 en marge de la COP15 à Abidjan, […] Lire la suite » 16 mai 2022 Afrique de l'Ouest Ligue 1 Seko Fofana, 4è Ivoirien en 14 éditions à remporter le Prix Marc Vivien Foe’Paris © 2022 Afriquinfos- Le Meilleur joueur africain de la Ligue 1 française’ s’appelle Seko Fofana. Le milieu de terrain du […] Lire la suite » Afrique de l'Ouest La durabilité de l’économie cacaoyère mondiale au cœur des priorités de l’ICCOBerlin © 2022 Afriquinfos- Les revenus des producteurs, la déforestation, le travail des enfants, et de devoir de diligence constituent […] Lire la suite » 13 mai 2022 Afrique de l'Ouest Côte d’Ivoire Succession de Patrice Beaumelle, Jean Louis Gasset en pole position Abidjan © 2022 Afriquinfos- Finies les péripéties à la Fédération Ivoirienne de Football FIF avec l’élection d’un nouveau président. Place désormais […] Lire la suite » Afrique de l'Ouest OP 15 La Déclaration d’Abidjan’ veut produire des actes concrets en Afrique contre la désertificationAbidjan © 2022 Afriquinfos- La COP15 contre la déforestation s’est ouvert le 9 mai 2022 à Abidjan, en présence de […] Lire la suite » 6 mai 2022 Afrique de l'Ouest La Fondation Donwahi’ lance sa saison 2022-2023 à travers deux expositions majeures, Africa in motion» et Reflections»ABIDJAN © 2022 Afriquinfos- La Fondation Donwahi pour l’art contemporain a inauguré le 2 mai dernier sa saison 2022-2023 avec […] Lire la suite » 3 mai 2022 Afrique de l'Ouest Neptune Terminus’, 6è album studio de Youssoupha qui explore de nouveaux sentiersAbidjan © 2022 Afriquinfos- Une année après la sortie de Neptune Terminus », son sixième album, le rappeur Youssoupha le réédite avec […] Lire la suite » 25 avril 2022 Afrique de l'Ouest Une vue du parcours d’Idriss Diallo, ancien-nouveau patron’ à la FIFAbidjan © 2022 Afriquinfos- Alors que de nombreux fans du football africain s’attendaient à la victoire d’une autre légende, Didier […] Lire la suite » Afrique de l'Ouest FIF Quel avenir pour Drogba après sa défaite sèche à l’élection de la Présidence ?Abidjan © 2022 Afriquinfos- La Renaissance » du football ivoirien devra encore attendre. Le projet porté par l’ancien international ivoirien Didier Drogba, n’a […] Lire la suite » 21 avril 2022 Afrique de l'Ouest Tiémoko Meyliet Koné, un patriote à la Vice-Présidence de la Côte d’IvoireAbidjan © 2022 Afriquinfos- Tiémoko Meyliet Koné, jusque-là , Gouverneur de la Banque centrale des États de l’Afrique de l’Ouest BCEAO, […] Lire la suite » 19 avril 2022 Afrique de l'Ouest Le projet AGRIDOM ambitionne d’optimiser le potentiel agricole dans 3 pays africains via le travail décentAbidjan © 2022 Afriquinfos-Trois pays africains, notamment, la Côte d’Ivoire, le Burkina Faso et la Guinée vont bénéficier du projet […] Lire la suite » 14 avril 2022 Afrique de l'Ouest FEMUA 14 Du spectacle et encore de l’humanitaire avec la RDC comme invitée spécialeAbidjan © 2022 Afriquinfos La République Démocratique du Congo RDC sera le pays invité d’honneur de la 14è édition du […] Lire la suite » 12 avril 2022 Afrique de l'Ouest Football Drogba et cinq concurrents en lice pour diriger la FIFAbidjan © 2022 Afriquinfos- A la date du 10 avril convenue pour la clôture des candidatures, ce sont six 6 dossiers qui […] Lire la suite » 1 avril 2022 Afrique de l'Ouest Recapitalisation du Prix Félix Houphouët-Boigny pour la paix’ à hauteur de 6 millions de dollarsAbidjan © 2022 Afriquinfos- 6 millions de dollars, soit 3,52 milliards Fcfa c’est le montant que va coûter la […] Lire la suite » 18 mars 2022 Afrique de l'Ouest Maîtrise de la lecture Lancement de la 1ère édition du concours Planète J’aime Lire à voix haute’Abidjan © 2022 Afriquinfos – En fin d’année du CE2, les élèves doivent pouvoir lire à voix haute de façon […] Lire la suite » 17 mars 2022 Afrique de l'Ouest La FIF connaîtra définitivement son patron le 23 avril prochain Abidjan © 2022 Afriquinfos- Sauf catastrophe, le Congrès électif de la Fédération Ivoirienne de Football FIF se tiendra le 23 avril […] Lire la suite » 15 mars 2022 Afrique de l'Ouest Bilan global du MASA 2022 Abidjan © 2022 Afriquinfos- La capitale ivoirienne a pour la 12ème fois abrité le Marché des Arts du Spectacle d’Abidjan MASA. […] Lire la suite » 14 mars 2022 Afrique de l'Ouest Le chocolat de Daloa en Côte d’Ivoire honoré au Salon de l’agriculture de ParisParis © 2022 Afriquinfos- Le chocolat de Daloa a été distingué à la 58e édition du Salon de l’agriculture de Paris […] Lire la suite » Afrique de l'Ouest Plateforme phygitale Orange Business Live’ Analyse des cinq grandes tendances technologiques qui façonneront les entreprises en 2022Abidjan © 2022 Afriquinfos – Le mercredi 9 mars 2022 a été marqué par le retour de l’évènement phygital business […] Lire la suite » 11 mars 2022 Afrique de l'Ouest Orange Côte d’Ivoire a récompensé ses clients spectateurs de la CAN Cameroun 2021’Abidjan © 2022 Afriquinfos – Le 6 février dernier, la grand-messe du football africain s’est achevée par la victoire du Sénégal […] Lire la suite » 10 mars 2022 Afrique de l'Ouest MedAfrique poursuit son Programme national de réhabilitation de Centres de santé’, livre la 1ère phase de réhabilitation de l’Hôpital Général de YopougonAbidjan © 2022 Afriquinfos- Le 7 mars 2022, s’est déroulé en présence de Patrick Achi, Premier Ministre de la Côte d’Ivoire […] Lire la suite » Afrique de l'Ouest Il faudra encore patienter pour connaître le patron de la FIF, la CAN 2023 approcheAbidjan © 2022 Afriquinfos- Le dénouement de la crise que connaît le football ivoirien devait être connu le 23 mars prochain. […] Lire la suite » 9 mars 2022 Afrique de l'Ouest La star Meiway entame la célébration de ses 30 ans de carrière en FranceParis © 2022 Afriquinfos- Partiellement entamée en 2020 et reportée pour cause de la Covid-19, la tournée musicale devant marquer les […] Lire la suite » 7 mars 2022 Afrique de l'Ouest Harcèlement dans le sport La direction d’Africa Sport remontée contre un présumé harceleurAbidjan © 2022 Afriquinfos-Le président de l’Africa sport d’Abidjan a décidé de suspendre M. Touré Macadi, membre de l’encadrement technique […] Lire la suite »La Côte d’Ivoire officiellement la République de Côte d’Ivoire, est un pays situé sur la côte sud de l’Afrique de l’Ouest. La capitale politique de la Côte d’Ivoire est Yamoussoukro au centre du pays, tandis que sa capitale économique et sa plus grande ville est la ville portuaire d’Abidjan. Il borde la Guinée au nord-ouest, le Libéria à l’ouest, le Mali au nord-ouest, le Burkina Faso au nord-est, le Ghana à l’est et le golfe de Guinée océan Atlantique au sud. La langue officielle de la république est le français, les langues autochtones locales étant également largement utilisées, notamment le baoulé, le dioula, le dan, Anyin et cebaara sénoufo. Au total, il y a environ 78 langues différentes parlées en Côte d’Ivoire. Le pays compte de grandes populations de musulmans, de chrétiens principalement catholiques romains et de diverses religions sa colonisation par les Européens, la Côte d’Ivoire abritait plusieurs États, dont Gyaaman, l’Empire Kong et Baoulé. La région est devenue un protectorat de la France en 1843 et a été consolidée en tant que colonie française en 1893 au milieu de la ruée européenne pour l’Afrique. Elle a obtenu son indépendance en 1960, dirigée par Félix Houphouët-Boigny, qui a dirigé le pays jusqu’en 1993. Relativement stable par rapport aux normes régionales, la Côte d’Ivoire a établi des liens politiques et économiques étroits avec ses voisins ouest-africains tout en maintenant des relations étroites avec l’Occident , en particulier la France. La Côte d’Ivoire a connu un coup d’État en 1999 et deux guerres civiles pour des motifs religieux, d’abord entre 2002 et 2007 et de nouveau en 2010-2011. En 2000, le pays a adopté une nouvelle constitution. La Côte d’Ivoire est une république dotée d’un fort pouvoir exécutif confié à son président. Grâce à la production de café et de cacao, le pays était une puissance économique en Afrique de l’Ouest dans les années 60 et 70, bien qu’il ait traversé une crise économique dans les années 80, contribuant à une période de troubles politiques et sociaux. Ce n’est que vers 2014 que le produit intérieur brut a de nouveau atteint le niveau de son pic dans les années 70. Au 21e siècle, l’économie ivoirienne a été largement basée sur le marché, et elle dépend encore fortement de l’agriculture, la production de cultures de rente des petits exploitants étant de la Côte d’IvoireMigration terrestreLa première présence humaine en Côte d’Ivoire a été difficile à déterminer car les restes humains n’ont pas été bien préservés dans le climat humide du pays. Cependant, des fragments d’armes et d’outils récemment trouvés en particulier, des haches polies coupées dans le schiste et des restes de cuisine et de pêche ont été interprétés comme une indication possible d’une grande présence humaine pendant la période du Paléolithique supérieur 15 000 à 10 000 avant JC. ou au minimum, la période néolithique. Les premiers habitants connus de la Côte d’Ivoire ont laissé des traces éparses sur tout le territoire. Les historiens pensent qu’ils ont tous été déplacés ou absorbés par les ancêtres des habitants indigènes actuels, qui ont migré vers le sud dans la région avant le 16e siècle. Ces groupes comprenaient les Ehotilé Aboisso, Kotrowou Fresco, Zéhiri Grand Lahou, Ega et Diès Divo. Périodes pré-islamique et islamique La première histoire enregistrée apparaît dans les chroniques des commerçants nord-africains berbères, qui, dès les premiers temps romains, ont mené un commerce de caravanes à travers le Sahara en sel, esclaves, or et autres marchandises. Les terminaux sud des routes commerciales transsahariennes étaient situés à la lisière du désert, et à partir de là , le commerce complémentaire s’étendait jusqu’au sud jusqu’à la lisière de la forêt tropicale. Les terminaux les plus importants, Djenné, Gao et Tombouctou, sont devenus de grands centres commerciaux autour desquels les grands empires soudanais se sont développés. En contrôlant les routes commerciales avec leurs puissantes forces militaires, ces empires ont pu dominer les États voisins. Les empires soudanais sont également devenus des centres d’éducation islamique. L’islam a été introduit dans l’ouest du Soudan par des commerçants musulmans berbères d’Afrique du Nord; il s’est propagé rapidement après la conversion de nombreux dirigeants importants. À partir du 11ème siècle, époque à laquelle les dirigeants des empires soudanais avaient embrassé l’islam, il s’est propagé vers le sud dans les régions nord de la Côte d’Ivoire contemporaine. L’Empire du Ghana, le plus ancien des empires soudaniques, a prospéré dans la région englobant l’actuel sud-est de la Mauritanie et le sud du Mali entre le IVe et le XIIIe siècle. Au sommet de sa puissance au XIe siècle, ses royaumes s’étendaient de l’océan Atlantique à Tombouctou. Après le déclin du Ghana, l’Empire du Mali est devenu un puissant État musulman, qui a atteint son apogée au début du 14e siècle. Le territoire de l’empire du Mali en Côte d’Ivoire était limité à l’angle nord-ouest autour d’Odienné. Son lent déclin à partir de la fin du XIVe siècle a fait suite à une discorde interne et à des révoltes d’États vassaux, dont l’un, Songhai, a prospéré en tant qu’empire entre le XIVe et le XVIe siècle. Songhai a également été affaibli par la discorde interne, qui a conduit à une guerre entre factions. Cette discorde a stimulé la plupart des migrations vers le sud en direction de la ceinture forestière. La forêt tropicale dense qui couvre la moitié sud du pays, a créé des barrières aux organisations politiques à grande échelle qui avaient vu le jour dans le nord. Les habitants vivaient dans des villages ou des grappes de villages ; leurs contacts avec le monde extérieur ont été filtrés par les commerçants longue distance. Les villageois vivaient de l’agriculture et de la moderne pré-européenneCinq États importants ont prospéré en Côte d’Ivoire au cours de la période pré-européenne du début de la modernité. L’empire musulman de Kong a été établi par les Jola au début du XVIIIe siècle dans la région centre-nord habitée par les Sénoufo, qui avaient fui l’islamisation sous l’empire du Mali. Bien que Kong soit devenu un centre prospère d’agriculture, de commerce et d’artisanat, la diversité ethnique et la discorde religieuse ont progressivement affaibli le royaume. En 1895, la ville de Kong serait mise à sac et conquise par Samori Ture de l’empire Wassoulou. Le royaume d’Abron de Gyaaman a été établi au 17ème siècle par un groupe Akan, l’Abron, qui avait fui la confédération Ashanti en développement d’Asanteman dans l’actuel Ghana. Depuis leur colonie au sud de Bondoukou, les Abron ont progressivement étendu leur hégémonie sur le peuple Dyula à Bondoukou, qui étaient des arrivées récentes de la ville marchande de Begho. Bondoukou est devenu un important centre de commerce et d’islam. Les érudits coraniques du royaume ont attiré des étudiants de toutes les régions de l’Afrique de l’Ouest. Au milieu du XVIIe siècle dans le centre-est de la Côte d’Ivoire, d’autres groupes Akan fuyant l’Asante ont établi un royaume Baoulé à Sakasso et deux royaumes Agni, Indénié et Sanwi. Les Baoulé, comme les Ashanti, ont développé une structure politique et administrative hautement centralisée sous trois dirigeants successifs. Il s’est finalement divisé en chefferies plus petites. Malgré l’éclatement de leur royaume, les Baoulé résistent fortement à l’asservissement français. Les descendants des dirigeants des royaumes Agni ont tenté de conserver leur identité distincte longtemps après l’indépendance de la Côte d’Ivoire; aussi tard qu’en 1969, les Sanwi ont tenté de se détacher de la Côte d’Ivoire et de former un royaume indépendant. Le roi actuel de Sanwi est Amon N’Douffou V depuis 2005. Etablissement de la règle françaiseLes premiers postes en Côte d’Ivoire comprenaient un à Assinie et un autre à Grand Bassam, qui devint la première capitale de la colonie. Les traités prévoyaient la souveraineté française au sein des postes, et des privilèges commerciaux en échange d’honoraires ou de coutumes payés annuellement aux chefs locaux pour l’utilisation des terres. L’arrangement n’était pas entièrement satisfaisant pour les Français, car les échanges étaient limités et des malentendus sur les obligations conventionnelles étaient souvent apparus. Néanmoins, le gouvernement français a maintenu les traités dans l’espoir de développer le commerce. La France souhaitait également maintenir une présence dans la région pour endiguer l’influence croissante des Britanniques le long des côtes du golfe de Guinée. Les Français ont construit des bases navales pour éloigner les commerçants non français et ont commencé une pacification systématique de l’intérieur pour arrêter les raids sur leurs colonies. Ils n’y sont parvenus qu’après une longue guerre dans les années 1890 contre des membres de la tribu Mandinka, principalement de Gambie. Cependant, les raids des Baoulé et d’autres tribus orientales se sont poursuivis jusqu’en 1917. [citation nécessaire] La défaite de la France dans la guerre franco-prussienne en 1871 et l’annexion subséquente par l’Allemagne de la province française d’Alsace-Lorraine ont amené le gouvernement français à abandonner ses ambitions coloniales et à retirer ses garnisons militaires de ses postes de traite ouest-africains, les laissant dans les soins des commerçants résidents. Le poste de traite de Grand Bassam en Côte d’Ivoire a été confié à un expéditeur marseillais, Arthur Verdier, qui en 1878 a été nommé résident de l’établissement de Côte d’Ivoire. En 1886, pour appuyer ses prétentions d’occupation effective, la France reprend à nouveau le contrôle direct de ses postes de traite côtiers ouest-africains et se lance dans un programme accéléré d’exploration à l’intérieur. En 1887, le lieutenant Louis Gustave Binger a commencé un voyage de deux ans qui a traversé des parties de l’intérieur de la Côte d’Ivoire. À la fin du voyage, il avait conclu quatre traités établissant des protectorats français en Côte d’Ivoire. Toujours en 1887, l’agent de Verdier, Marcel Treich-Laplène, négocia cinq accords supplémentaires qui étendirent l’influence française des eaux d’amont du bassin du fleuve Niger à travers la Côte d’Ivoire. Époque coloniale françaiseÀ la fin des années 1880, la France avait établi le contrôle des régions côtières de la Côte d’Ivoire et, en 1889, la Grande-Bretagne a reconnu la souveraineté française dans la région. La même année, la France nomme Treich-Laplène gouverneur en titre du territoire. En 1893, la Côte d’Ivoire est devenue une colonie française et le capitaine Binger a été nommé gouverneur. Des accords avec le Libéria en 1892 et avec la Grande-Bretagne en 1893 ont déterminé les limites est et ouest de la colonie, mais la limite nord n’a été fixée qu’en 1947 en raison des efforts du gouvernement français pour attacher des parties de la Haute-Volta aujourd’hui Burkina Faso et Soudan français aujourd’hui Mali en Côte d’Ivoire pour des raisons économiques et administratives. L’objectif principal de la France était de stimuler la production des exportations. Des cultures de café, de cacao et d’huile de palme ont rapidement été plantées le long de la côte. La Côte d’Ivoire s’est distinguée comme le seul pays d’Afrique de l’Ouest avec une population importante de colons; ailleurs en Afrique occidentale et centrale, les Français et les Britanniques étaient en grande partie des bureaucrates. En conséquence, les citoyens français possédaient un tiers des plantations de cacao, de café et de bananes et ont adopté le système local de travail au long des premières années de la domination française, des contingents militaires français ont été envoyés à l’intérieur des terres pour établir de nouveaux postes. Une partie de la population indigène et des anciens propriétaires d’esclaves ont résisté aux colons français. Parmi ceux qui ont offert la plus grande résistance, Samori Ture, qui dans les années 1880 et 1890 a conquis ses voisins, rétabli l’esclavage et fondé l’Empire Wassoulou, qui s’étendait sur de grandes parties de l’actuelle Guinée, du Mali, du Burkina Faso et de la Côte d’Ivoire. La grande armée bien équipée de Samori Ture, qui pouvait fabriquer et réparer ses propres armes à feu, a attiré un certain soutien dans toute la région de la part de chefs qui cherchaient à affronter les deux parties. Les Français ont répondu à l’expansion et à la conquête de Samori Ture par des pressions militaires. Les campagnes françaises contre Samori Ture, qui rencontrent une plus grande résistance que d’habitude dans les guerres tribales, s’intensifient au milieu des années 1890 jusqu’à sa capture en 1898 et la dissolution de son empire. L’imposition par la France d’une taxe d’entrée en 1900 pour soutenir le programme de travaux publics de la colonie a provoqué des protestations inattendues. Beaucoup d’Ivoiriens considéraient la taxe comme une violation des traités de protectorat parce qu’ils estimaient que la France exigeait l’équivalent d’un coutume des rois locaux, plutôt que l’inverse. Beaucoup, en particulier à l’intérieur, considéraient également la taxe comme un symbole humiliant de soumission. En 1905, les Français ont officiellement aboli l’esclavage dans la majeure partie de l’Afrique occidentale française. De 1904 à 1958, la Côte d’Ivoire faisait partie de la Fédération de l’Afrique de l’Ouest française. C’était une colonie et un territoire d’outre-mer sous la Troisième République. Pendant la Première Guerre mondiale, la France a organisé des régiments de Côte d’Ivoire pour combattre en France et les ressources des colonies ont été rationnées de 1917 à 1919. Quelque 150 000 hommes ivoiriens sont morts pendant la Première Guerre mondiale. Jusqu’à la période qui a suivi la Seconde Guerre mondiale, les affaires gouvernementales en Afrique occidentale française étaient administrées depuis Paris. La politique de la France en Afrique de l’Ouest se reflète principalement dans sa philosophie d’association», ce qui signifie que tous les Africains de Côte d’Ivoire sont officiellement des sujets» français, mais sans droit de représentation en Afrique ou en politique coloniale française intègre des notions d’assimilation et d’association. Basée sur la supériorité supposée de la culture française, dans la pratique, la politique d’assimilation signifiait l’extension de la langue, des institutions, des lois et des coutumes françaises aux colonies. La politique d’association affirmait également la supériorité des Français dans les colonies, mais elle impliquait différentes institutions et systèmes de lois pour le colonisateur et le colonisé. Dans le cadre de cette politique, les Africains de Côte d’Ivoire ont été autorisés à conserver leurs propres coutumes dans la mesure où elles étaient compatibles avec les intérêts français, comme l’abolition récente de la traite négrière. Une élite indigène formée à la pratique administrative française formait un groupe intermédiaire entre Français et Africains. Après 1930, un petit nombre d’Ivoiriens occidentalisés ont obtenu le droit de demander la nationalité française. La plupart des Ivoiriens, cependant, étaient classés comme sujets français et étaient régis par le principe d’association. En tant que sujets de la France, les autochtones n’appartenant pas à l’élite civilisée susmentionnée n’avaient aucun droit politique. Ils ont été rédigés pour travailler dans les mines, dans les plantations, en tant que porteurs et sur des projets publics dans le cadre de leur responsabilité fiscale. Ils devaient servir dans l’armée et étaient soumis à l’indigénat, un système de droit distinct. Pendant la Seconde Guerre mondiale, le régime de Vichy est resté sous contrôle jusqu’en 1942, lorsque les troupes britanniques ont envahi sans grande résistance. Winston Churchill a rendu le pouvoir aux membres du gouvernement provisoire du général Charles de Gaulle. En 1943, les Alliés avaient rendu l’Afrique de l’Ouest française aux Français. La Conférence de Brazzaville de 1944, la première Assemblée constituante de la Quatrième République en 1946, et la gratitude de la France pour la loyauté africaine pendant la Seconde Guerre mondiale, ont conduit à de profondes réformes gouvernementales en 1946. La citoyenneté française a été accordée à tous les sujets » africains, le le droit de s’organiser politiquement a été reconnu et diverses formes de travail forcé ont été abolies. Entre les années 1944-1946, de nombreuses conférences nationales et assemblées constituantes ont eu lieu entre le régime français de Vichy et les gouvernements provisoires de Côte d’Ivoire. Des réformes gouvernementales ont été mises en place à la fin de 1946, qui ont accordé la nationalité française à tous les sujets » africains sous le contrôle colonial des 1958, les gouverneurs nommés à Paris administraient la colonie de Côte d’Ivoire, en utilisant un système d’administration directe et centralisée qui laissait peu de place à la participation ivoirienne à l’élaboration des politiques. Alors que les administrations coloniales britanniques ont adopté des politiques de division et de gouvernement ailleurs, appliquant des idées d’assimilation uniquement à l’élite éduquée, les Français souhaitaient s’assurer que la petite mais influente élite était suffisamment satisfaite du statu quo pour s’abstenir de tout sentiment anti-français. Bien que fortement opposés aux pratiques associatives, les Ivoiriens instruits pensaient qu’ils parviendraient à l’égalité avec leurs pairs français par l’assimilation plutôt que par une indépendance totale de la France. Cependant, après la mise en œuvre de la doctrine de l’assimilation à travers les réformes d’après-guerre, les dirigeants ivoiriens ont réalisé que même l’assimilation impliquait la supériorité des Français sur les Ivoiriens. Certains d’entre eux pensaient que la discrimination et l’inégalité politique ne prendraient fin qu’avec l’indépendance; d’autres pensaient que le problème de la division entre la culture tribale et la modernité se Houphouët-Boigny, fils d’un chef baoulé, est devenu le père de l’indépendance de la Côte d’Ivoire. En 1944, il a formé le premier syndicat agricole du pays pour les producteurs de cacao africains comme lui. Furieux que la politique coloniale favorise les propriétaires de plantations français, les membres du syndicat se sont unis pour recruter des travailleurs migrants pour leurs propres exploitations. Houphouët-Boigny a rapidement pris de l’importance et en moins d’un an a été élu au Parlement français à Paris. Un an plus tard, les Français ont aboli le travail forcé. Houphouët-Boigny a établi une relation forte avec le gouvernement français, exprimant la conviction que la Côte d’Ivoire bénéficierait de la relation, ce qu’elle a fait pendant de nombreuses années. La France l’a nommé ministre, le premier Africain à devenir ministre dans un gouvernement européen. Un tournant dans les relations avec la France a été atteint avec la loi de 1956 sur la réforme de l’outre-mer, qui a transféré un certain nombre de pouvoirs de Paris aux gouvernements territoriaux élus de l’Afrique occidentale française et a également supprimé les inégalités de vote restantes. En 1958, la Côte d’Ivoire est devenue un membre autonome de la Communauté française, qui avait remplacé l’Union française. A l’indépendance 1960, le pays était facilement le plus prospère de l’Afrique de l’Ouest française, contribuant à plus de 40% des exportations totales de la région. Lorsque Houphouët-Boigny est devenu le premier président, son gouvernement a offert aux agriculteurs de bons prix pour leurs produits afin de stimuler davantage la production, ce qui a été stimulé par une importante immigration de travailleurs des pays voisins. La production de café a considérablement augmenté, propulsant la Côte d’Ivoire au troisième rang de la production mondiale, derrière le Brésil et la Colombie. En 1979, le pays était le premier producteur mondial de cacao. Il est également devenu le premier exportateur africain d’ananas et d’huile de palme. Des techniciens français ont contribué au miracle ivoirien». Dans d’autres pays africains, les gens ont chassé les Européens après l’indépendance, mais en Côte d’Ivoire, ils ont afflué. La communauté française est passée de seulement 30 000 avant l’indépendance à 60 000 en 1980, pour la plupart des enseignants, des gestionnaires et des conseillers. Pendant 20 ans, l’économie a maintenu un taux de croissance annuel de près de 10%, le plus élevé des pays africains non exportateurs de pétrole. Administration Houphouët-Boigny Le régime de parti unique de Houphouët-Boigny n’était pas susceptible de compétition politique. Laurent Gbagbo, qui allait devenir président de la Côte d’Ivoire en 2000, a dû fuir le pays dans les années 1980, après avoir provoqué la colère de Houphouët-Boigny en fondant le Front populaire ivoirien. Houphouët-Boigny a misé sur son large appel à la population, qui a continué de l’élire. Il a été critiqué pour son accent sur le développement de projets à grande échelle. Beaucoup estimaient que les millions de dollars dépensés pour transformer son village natal, Yamoussoukro, en nouvelle capitale politique étaient gaspillés ; d’autres ont soutenu sa vision de développer un centre pour la paix, l’éducation et la religion au cœur du pays. Au début des années 80, la récession mondiale et une sécheresse locale ont provoqué des ondes de choc dans l’économie ivoirienne. En raison de la surexploitation du bois et de l’effondrement des prix du sucre, la dette extérieure du pays a triplé. Le crime a augmenté de façon spectaculaire à Abidjan, car un afflux de villageois a exacerbé le chômage provoqué par la récession. En 1990, des centaines de fonctionnaires se sont mis en grève, rejoints par des étudiants pour protester contre la corruption institutionnelle. Les troubles ont forcé le gouvernement à soutenir la démocratie multipartite. Houphouët-Boigny est devenu de plus en plus faible et est décédé en 1993. Il a favorisé Henri Konan Bédié comme son BédiéEn octobre 1995, Bédié a été massivement réélu contre une opposition fragmentée et désorganisée. Il a resserré son emprise sur la vie politique, emprisonnant plusieurs centaines de partisans de l’opposition. En revanche, les perspectives économiques se sont améliorées, du moins superficiellement, avec une baisse de l’inflation et une tentative de désendettement à Houphouët-Boigny, qui a fait très attention à éviter tout conflit ethnique et a laissé l’accès aux postes administratifs ouverts aux immigrés des pays voisins, Bedié a insisté sur le concept d’Ivoirité pour exclure son rival Alassane Ouattara, qui avait deux parents du nord de la Côte d’Ivoire, de se présenter future élection présidentielle. Étant donné que les personnes originaires de pays étrangers constituent une grande partie de la population ivoirienne, cette politique excluait de nombreuses personnes de nationalité ivoirienne et les relations entre les différents groupes ethniques se sont tendues, ce qui a entraîné deux guerres civiles au cours des décennies d’État militaire de 1999De même, Bedié a exclu de nombreux opposants potentiels de l’armée. Fin 1999, un groupe d’officiers mécontents a organisé un coup d’État militaire, mettant le général Robert Guéï au pouvoir. Bedié s’est enfui en exil en France. La nouvelle direction a réduit la criminalité et la corruption, et les généraux ont fait pression pour l’austérité et ont fait campagne dans les rues pour une société moins de Gbagbo Une élection présidentielle a eu lieu en octobre 2000 au cours de laquelle Laurent Gbagbo a rivalisé avec Guéï, mais ce n’était pas pacifique. La préparation des élections a été marquée par des troubles militaires et civils. Suite à un soulèvement public qui a fait environ 180 morts, Guéï a été rapidement remplacé par Gbagbo. Alassane Ouattara a été disqualifié par la Cour suprême du pays en raison de sa prétendue nationalité burkinabé. La constitution actuelle et réformée plus tard ne permettait pas aux non-citoyens de se présenter à la présidence. Cela a déclenché de violentes manifestations au cours desquelles ses partisans, principalement du nord du pays, ont combattu la police anti-émeute dans la capitale, civile ivoirienne Aux premières heures du 19 septembre 2002, alors que le président se trouvait en Italie, un soulèvement armé s’est produit. Les troupes qui devaient être démobilisées se sont mutinées, lançant des attaques dans plusieurs villes. La bataille pour la caserne principale de gendarmerie à Abidjan a duré jusqu’au milieu de la matinée, mais à l’heure du déjeuner, les forces gouvernementales avaient sécurisé Abidjan. Ils avaient perdu le contrôle du nord du pays et les forces rebelles ont fait leur forteresse dans la ville de Bouaké, dans le nord du pays. Les rebelles ont menacé de repartir pour Abidjan, et la France a déployé des troupes depuis sa base dans le pays pour arrêter leur progression. Les Français ont déclaré qu’ils protégeaient leurs propres citoyens du danger, mais leur déploiement a également aidé les forces gouvernementales. Le fait que les Français aidaient l’une ou l’autre partie n’était pas établi comme un fait; mais chaque camp accusait les Français de soutenir le camp opposé. La question de savoir si les actions françaises ont amélioré ou aggravé la situation à long terme est contestée. Ce qui s’est exactement passé cette nuit-là est également contesté. Le gouvernement a affirmé que l’ancien président Robert Guéï avait mené une tentative de coup d’État, et la télévision d’État a montré des photos de son cadavre dans la rue; Les demandes reconventionnelles ont déclaré que lui et 15 autres personnes avaient été assassinés à son domicile et que son corps avait été transporté dans les rues pour l’incriminer. Alassane Ouattara s’est réfugié à l’ambassade d’Allemagne ; sa maison avait été incendiée. Le président Gbagbo a interrompu son voyage en Italie et, à son retour, a déclaré, dans une allocution télévisée, que certains rebelles se cachaient dans les bidonvilles où vivaient des travailleurs migrants étrangers. Des gendarmes et des justiciers ont rasé et brûlé des milliers de maisons, attaquant les habitants. Un cessez-le-feu précoce avec les rebelles, qui avait le soutien d’une grande partie de la population du nord, s’est avéré de courte durée, et les combats sur les principales régions productrices de cacao ont repris. La France a envoyé des troupes pour maintenir les frontières du cessez-le-feu et des milices, y compris des chefs de guerre et des combattants du Libéria et de la Sierra Leone, ont profité de la crise pour s’emparer de parties de l’ Unity Government En janvier 2003, Gbagbo et les chefs rebelles ont signé des accords créant un gouvernement d’unité nationale ». Les couvre-feux ont été levés et les troupes françaises ont patrouillé la frontière ouest du pays. Le gouvernement d’unité était instable et des problèmes centraux persistaient, aucune des deux parties n’atteignant ses objectifs. En mars 2004, 120 personnes ont été tuées lors d’un rassemblement de l’opposition, et la violence de la foule qui a suivi a conduit à l’évacuation de ressortissants étrangers. Un rapport ultérieur a conclu que les tueries étaient prévues. Bien que des soldats de la paix des Nations Unies aient été déployés pour maintenir une zone de confiance », les relations entre Gbagbo et l’opposition ont continué de se détériorer. Début novembre 2004, après l’échec effectif de l’accord de paix car les rebelles ont refusé de désarmer, Gbagbo a ordonné des frappes aériennes contre les rebelles. Au cours d’une de ces frappes aériennes à Bouaké, le 6 novembre 2004, des soldats français ont été touchés et neuf tués ; le gouvernement ivoirien a dit que c’était une erreur, mais les Français ont affirmé que c’était délibéré. Ils ont réagi en détruisant la plupart des avions militaires ivoiriens deux Su-25 et cinq hélicoptères, et de violentes émeutes de représailles contre les Français ont éclaté à Abidjan. Le mandat initial de Gbagbo en tant que président a expiré le 30 octobre 2005, mais en raison du manque de désarmement, une élection a été jugée impossible, de sorte que son mandat a été prolongé pour un maximum d’un an, selon un plan élaboré par l’Union africaine et approuvée par le Conseil de sécurité des Nations Unies. La date butoir de fin octobre approchant en 2006, l’élection était considérée comme très peu susceptible d’être organisée à ce moment-là , et l’opposition et les rebelles ont rejeté la possibilité d’une nouvelle prolongation du mandat de Gbagbo. Le Conseil de sécurité de l’ONU a approuvé une nouvelle prolongation d’un an du mandat de Gbagbo le 1er novembre 2006; cependant, la résolution prévoyait le renforcement des pouvoirs du Premier ministre Charles Konan Banny. Gbagbo a déclaré le lendemain que les éléments de la résolution considérés comme des violations constitutionnelles ne seraient pas appliqués. Un accord de paix entre le gouvernement et les rebelles, ou Forces nouvelles, a été signé le 4 mars 2007, puis Guillaume Soro, chef des Forces nouvelles, est devenu Premier ministre. Ces événements ont été considérés par certains observateurs comme renforçant considérablement la position de Gbagbo. Selon l’UNICEF, à la fin de la guerre civile, les infrastructures d’eau et d’assainissement avaient été considérablement endommagées. Les communautés à travers le pays ont dû réparer leur approvisionnement en 2010 Les élections présidentielles qui auraient dû être organisées en 2005 ont été reportées à novembre 2010. Les résultats préliminaires annoncés de manière indépendante par le président de la Commission électorale du siège de Ouattara en raison de la fraude au sein de cette commission. Ils ont montré une perte pour Gbagbo en faveur de l’ancien Premier ministre Alassane Ouattara. Le FPI au pouvoir a contesté les résultats devant le Conseil constitutionnel, accusant la fraude massive dans les départements du nord contrôlés par les rebelles des Forces nouvelles. Ces accusations ont été contredites par les observateurs des Nations Unies contrairement aux observateurs de l’Union africaine. Le rapport des résultats a provoqué de graves tensions et des incidents violents. Le Conseil constitutionnel, qui était composé de partisans de Gbagbo, a déclaré illégaux les résultats de sept départements du Nord et que Gbagbo avait remporté les élections avec 51% des voix – au lieu de Ouattara avec 54%, comme l’a rapporté la Commission électorale. Après l’inauguration de Gbagbo, Ouattara qui a été reconnu comme le vainqueur par la plupart des pays et les Nations Unies – a organisé une inauguration alternative. Ces événements ont fait craindre une résurgence de la guerre civile ; des milliers de réfugiés ont fui le pays. L’Union africaine a envoyé Thabo Mbeki, ancien président de l’Afrique du Sud, pour arbitrer le conflit. Le Conseil de sécurité des Nations Unies a adopté une résolution reconnaissant Alassane Ouattara vainqueur des élections, sur la base de la position de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest, qui a suspendu la Côte d’Ivoire de tous ses organes de décision, tandis que l’Union africaine a également suspendu l’adhésion du pays. En 2010, un colonel des forces armées ivoiriennes, Nguessan Yao, a été arrêté à New York dans le cadre d’une opération américaine d’immigration et d’application des douanes d’un an chargée de se procurer et d’exporter illégalement des armes et des munitions 4 000 armes de poing de 9 mm, 200 000 cartouches de munitions et 50 000 grenades lacrymogènes, en violation d’un embargo de l’ONU. Plusieurs autres officiers de la Côte d’Ivoire ont été libérés parce qu’ils avaient un passeport diplomatique. Son complice, Michael Barry Shor, un commerçant international, était situé en civile 2011 L’élection présidentielle de 2010 a conduit à la crise ivoirienne de 2010-2011 et à la deuxième guerre civile ivoirienne. Les organisations internationales ont signalé de nombreuses violations des droits de l’homme par les deux parties. Dans la ville de Duékoué, des centaines de personnes ont été tuées. À Bloléquin, à proximité, des dizaines de personnes ont été tuées. L’ONU et les forces françaises ont mené une action militaire contre Gbagbo. Gbagbo a été arrêté après une descente dans sa résidence le 11 avril 2011. Le pays a été gravement endommagé par la guerre, et il a été observé que Ouattara avait hérité d’un formidable défi pour reconstruire l’économie et réunir les Ivoiriens. Gbagbo a été emmené devant la Cour pénale internationale de La Haye en janvier 2016. Il a été déclaré acquitté par le tribunal mais a été libéré sous condition en janvier 2019. La Belgique a été désignée comme pays politique de la Côte d’Ivoire Le gouvernement est divisé en trois branches le pouvoir exécutif, le pouvoir législatif et le pouvoir judiciaire. Le Parlement de Côte d’Ivoire est composé du Sénat élu indirectement et de l’Assemblée nationale qui compte 255 membres élus pour un mandat de cinq ans. Depuis 1983, la capitale de la Côte d’Ivoire est Yamoussoukro, tandis qu’Abidjan en est le centre administratif. La plupart des pays maintiennent leurs ambassades à Abidjan. La population ivoirienne a souffert de la guerre civile en cours. Les organisations internationales des droits de l’homme ont noté des problèmes avec le traitement des non-combattants captifs des deux côtés et la réapparition de l’esclavage des enfants dans la production de cacao. Bien que la plupart des combats aient pris fin fin 2004, le pays est resté divisé en deux, le nord étant contrôlé par les Forces nouvelles. Une nouvelle élection présidentielle devait se tenir en octobre 2005, et les partis rivaux ont convenu en mars 2007 de procéder, mais elle a continué d’être reportée à novembre 2010 en raison de retards dans sa préparation. Des élections ont finalement eu lieu en 2010. Le premier tour des élections s’est déroulé dans le calme et a été largement salué comme libre et équitable. Les ruissellements ont eu lieu le 28 novembre 2010, après avoir été retardés d’une semaine par rapport à la date d’origine du 21 novembre. Laurent Gbagbo en tant que président s’est présenté contre l’ancien Premier ministre Alassane Ouattara. Le 2 décembre, la Commission électorale a déclaré que Ouattara avait remporté l’élection par une marge de 54% à 46%. En réponse, le Conseil constitutionnel aligné sur Gbagbo a rejeté la déclaration et le gouvernement a annoncé que les frontières du pays avaient été scellées. Un porte-parole de l’armée ivoirienne a déclaré La frontière aérienne, terrestre et maritime du pays est fermée à tout mouvement de personnes et de marchandises. »L’économie de la Côte d’IvoireLa Côte d’Ivoire a, pour la région, un revenu par habitant relativement élevé 1 662 $ US en 2017 et joue un rôle clé dans le commerce de transit pour les pays voisins sans littoral. Le pays est la plus grande économie de l’Union économique et monétaire ouest-africaine, constituant 40% du PIB total de l’union monétaire. Le pays est le plus grand exportateur mondial de fèves de cacao et le quatrième exportateur de marchandises, en général, en Afrique subsaharienne après l’Afrique du Sud, le Nigéria et l’Angola. En 2009, les producteurs de fèves de cacao ont gagné 2,53 milliards de dollars pour les exportations de cacao et devraient produire 630 000 tonnes métriques en 2013. Selon la société Hershey, le prix des fèves de cacao devrait augmenter considérablement au cours des prochaines années. La Côte d’Ivoire compte également 100 000 producteurs de caoutchouc qui ont gagné un total de 105 millions de dollars en liens étroits avec la France depuis l’indépendance en 1960, la diversification des exportations agricoles et l’encouragement des investissements étrangers ont été des facteurs de la croissance économique de la Côte d’Ivoire. Ces dernières années, la Côte d’Ivoire a été soumise à une concurrence accrue et à une baisse des prix sur le marché mondial pour ses principales cultures agricoles le café et le cacao. Cette situation, combinée à une forte corruption interne, rend la vie difficile au cultivateur, à ceux qui exportent vers les marchés étrangers et à la main-d’œuvre, dans la mesure où des cas de travail sous contrat ont été signalés dans la production de cacao et de café du pays dans chaque édition du département américain de la Liste des biens produits par le travail des enfants ou le travail forcé depuis 2009. L’économie de la Côte d’Ivoire a connu une croissance plus rapide que celle de la plupart des autres pays africains depuis l’indépendance. Une raison possible à cela pourrait être les taxes sur l’agriculture d’exportation. La Côte d’Ivoire, le Nigéria et le Kenya faisaient exception, car leurs dirigeants étaient eux-mêmes de grands producteurs de cultures commerciales et les pays nouvellement indépendants ont cessé d’imposer des taux pénaux d’imposition sur l’agriculture d’exportation, si bien que leur économie se portait démographie de la Côte d’IvoireLe premier recensement national de la Côte d’Ivoire en 1975 a dénombré 6,7 millions d’habitants. Jusqu’en 1998, la population du pays était passée à 15 366 672 20 617 068 en 2009 et 23 919 000 en juillet 2014. Selon l’enquête gouvernementale de 2012, le taux de fécondité était de 5,0 enfants nés par femme, avec 3,7 en zone urbaine et 6,3 en zone de la Côte d’IvoireUne grande partie de la population adulte, en particulier les femmes, est analphabète. De nombreux enfants entre 6 et 10 ans ne sont pas scolarisés. La majorité des élèves du secondaire sont des hommes. À la fin de l’enseignement secondaire, les élèves peuvent passer l’examen du baccalauréat. Le pays compte un certain nombre d’universités, comme l’Université de Cocody à Abidjan et l’Université de Bouaké à Bouaké. En 2012, 57 541 étudiants étaient inscrits au niveau post-secondaire, 23 008 étudiants en licence ou master et 269 doctorants. Les inscriptions dans l’enseignement supérieur ont souffert pendant la crise politique, passant de 9,03% à 4,46% de la cohorte des 18 à 25 ans entre 2009 et langues de la Côte d’Ivoire Le français, langue officielle, est enseigné dans les écoles et sert de lingua franca dans le pays. On estime que 70 langues sont parlées en Côte d’Ivoire. L’une des plus courantes est la dyula, qui sert de langue commerciale, ainsi que de langue couramment parlée par la population musulmane. SportTousAthlétismeBasketballCyclismeFootballHandball
Un char à l’effigie de Kadhafi, Bonfire Night » de Lewes Sussex, le 5 novembre 2011 - James McCauley/Rex Fe/REX/SIPA Qu’est-ce qu’une arme ? La réponse semble évidente. Tout objet conçu pour blesser ou tuer », dit le code pénal français. Oui mais voilà , c’est peut-être un peu plus compliqué. En 2007, en pleine normalisation des relations entre la France et la Libye une minute de silence pour se remémorer la visite du colonel Kadhafi à Paris en décembre 2007, la tente dans le parc de l’Hôtel Marigny, les gardes du corps, les discours…. Eh oui, tout ça nous ne l’avons pas rêvé, c’est arrivé, en pleine normalisation des relations entre la France et la Libye, une société française du nom d’Amesys, filiale de Bull le fleuron historique de l’informatique française, signe un contrat avec le gouvernement du colonel suite après la publicité Ce qu’Amesys vend à la Libye, c’est un programme du nom de Eagle. La technologie sur laquelle repose Eagle s’appelle DPI, Deep Packet Inspection » ; comme ces trois mots l’indiquent, le DPI permet de plonger dans les paquets d’information qui circulent dans les réseaux car sur Internet, les informations circulent par petits paquets qui sont découpés à l’émission et réassemblés à réception. Autrement dit, grâce au DPI, on peut récupérer à peu près toute l’information qui circule sur un réseau e-mail, voix sur IP – c’est-à -dire les systèmes comme Skype –, messageries instantanées, requêtes envoyées aux moteurs de recherche et presque tout le trafic web pour ensuite, l’analyser. Ce que vend Amesys, société française, au gouvernement libyen, en 2007, c’est un programme qui permet de faire tout cela ou une partie seulement, sur ce point il y a discussion. Mais dans quel but ? Tout est là . Des Libyens surveillés, convoqués et torturés Quand en 2011, est révélée cette opération, grâce en particulier au travail remarquable des journalistes hackers du site français Amesys oppose plusieurs arguments et notamment celui-ci ce que nous vendons avec Eagle c’est une technologie de lutte contre le terrorisme, si l’acheteur décide d’en faire autre chose, ça n’est pas notre problème. Sauf que voilà , la police secrète libyenne s’est manifestement servie de Eagle pour surveiller les opposants ce qui était bien sûr imprévisible. Quand le pouvoir de Kadhafi est tombé, des reporters du Wall Street Journal ont retrouvé des fichiers individuels de citoyens libyens frappés du logo d’Amesys, ils ont montré aussi que certaines personnes surveillées avaient été convoquées et suite après la publicité Un programme informatique peut-il être considéré comme une arme ? La plainte de la FIDH En septembre 2011, une association du nom de Sherpa dépose plainte auprès du procureur de la République de Paris contre Amesys en accusant la société d’avoir vendu illégalement un dispositif de surveillance à distance visant les rebelles et l’opposition libyenne. Illégalement » car pour l’association, de tels systèmes de surveillance devraient être soumis au même régime que le matériel militaire et ne pouvoir être vendus sans autorisation du gouvernement. Autrement dit, Eagle devrait être considéré comme une arme. En mars 2012, la plainte est classé sans suite, au prétexte que le système Eagle n’est pas soumis à l’autorisation en tant que matériel d’interception, dès lors qu’il est destiné à l’exportation et non pas à utilisation sur le territoire national ». Passons sur le présupposé de cette décision on peut vendre des trucs pourris à des dictatures, mais les utiliser chez nous, ah ça non, pour aller à la conclusion le procureur de la République de Paris considère qu’Eagle n’est pas une arme. En mai 210, c’est au tour de la Fédération internationale des droits de l’homme FIDH de déposer plainte contre Amesys pour complicité de torture. Un autre biais donc. Une information judiciaire a été suite après la publicité Le programme Cause Et mardi, la FIDH toujours, avec Amnesty International, Human Right Watch, Privacy International, Reporters sans frontière, mais aussi l’Open Technology Institue, tous ont lancé un programme du nom du nom de Cause, pour Coalition Against Unlawful Surveillance Export, soit Coalition contre l’exportation illégale de technologie de surveillance. Le but est de pousser à une réglementation internationale sur la vente de ces technologies, réglementation reposant sur l’assurance que ce matériel ne servirait à rien qui puisse contrevenir aux droits de l’homme. Oui mais voilà , qui a intérêt à cette réglementation alors même que la vente des ces technologies rapporte de l’argent, mais surtout alors que tous ceux qui ont les moyens – démocraties comprises – utilisent ces technologies sur leur territoire et dans des objectifs flous, comme le montre chaque jour l’affaire Snowden ? Je suis très pessimiste… A moins que ce soit ça la solution. Faire en sorte que le droit rapproche les technologies de surveillance des armes et que l’image qui surgisse à l’esprit, quand on évoque un pays qui surveille les communications de sa population, ce soit celle d’une arme braquée sur son peuple. Peut-être faut-il cette image pour que nous réagissions.
c est nous les descendants des régiments d afrique