Cen’est pas la première fois que Stépane Trofimovitch a à opposer la grandeur d’âme au despotisme, fût-ce au despotisme d’une femme folle, c’est-à-dire au despotisme le plus blessant et le plus cruel qu’il puisse y avoir au monde, bien que vous soyez permis, je crois, de sourire à mes paroles, Monsieur ! », Les Démons, p. 129.
Lextrait de Blaise Pascal « Qu’est-ce que le moi ? Un homme qui se met à la fenêtre pour voir les passants, si je passe par là, puis-je dire qu’il s’est mis là pour me voir ? Non
ParLéopold Tobisch. Publié le mercredi 24 août 2022 à 12h11. 2 min. Le théorbiste et luthiste Pascal Monteilhet est décédé ce mercredi 23 août. Pascal Monteilhet, théorbiste et luthiste et grande figure de la scène baroque française des années 1980 et 1990, nous a quittés hier soir. Il avait 67 ans.
Poursa propre conception du Moi, Lacan escamote cette deuxième détermination du Moi chez Freud, pour ne retenir que les notions de projection, d'objet imaginaire et d'identification de la problématique de l'inhibition. C'est sur le plan du « stade du miroir » que Lacan articule ces trois éléments en une conception nouvelle.
Quest-ce que le moi ? Un homme qui se met à la fenêtre pour voir les passants, si je passe par là, puis-je dire qu'il s'est mis là pour me voir ? Non ; car il ne pense pas à moi en particulier. Mais celui qui aime quelqu'un à cause de sa beauté, l'aime-t-il ?
Ledéclic a lieu en 2013-2014, à l’heure de l’ubérisation et de la stratégie du ‘winner takes all’, quand Pascal Gauthier voit dans le bitcoin « un potentiel incroyable et surtout, dans ce néant, le temps pour moi de déchiffrer, comprendre et construire avant de me lancer ».
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Qu’est-ce que le moi ? Un homme qui se met à la fenêtre pour voir les passants ; si je passe par là, puis-je dire qu'il s'est mis là pour me voir ? Non ; car il ne pense pas à moi en particulier ; mais celui qui aime quelqu'un à cause de sa beauté, l'aime-t-il ? Non car la petite vérole, qui tuera la beauté sans tuer la personne, fera qu'il ne l'aimera plus. Et si on m'aime pour mon jugement, pour ma mémoire, m'aime-t-on ? moi ? Non, car je puis perdre ces qualités sans me perdre moi-même. Où est donc ce moi, s'il n'est ni dans le corps, ni dans l'âme ? et comment aimer le corps ou l'âme, sinon pour ces qualités, qui ne sont point ce qui fait le moi, puisqu'elles sont périssables ? car aimerait-on la substance de l'âme d'une personne, abstraitement, et quelques qualités qui y fussent ? Cela ne se peut, et serait injuste. On n'aime donc jamais personne, mais seulement des qualités. Qu'on ne se moque donc plus de ceux qui se font honorer pour des charges et des offices, car on n'aime personne que pour des qualités empruntées. Blaise Pascal - Pensées 688 - Édition Lafuma, 323 - Édition Brunschvicg I – Présentation du texte et de ses difficultés Ce texte de Pascal est introduit par une question simple Qu’est-ce que le moi ? », question qui précède deux paragraphes dans lesquels on peut distinguer deux parties et une conclusion. La première partie est composée d’une série de trois questions-réponses, qui semblent vouloir séparer l’idée du moi de ce qui n’est pas elle, c’est-à-dire l’ensemble des qualités, même des qualités morales ». La deuxième partie est elle aussi constituée d’une série de questions l’auteur semble indiquer que le moi est inconnaissable, inaccessible Où est donc ce moi… ? », et que l’illusion qu’il soit possible d’aimer quelqu’un pour son moi » doive céder la place à ce constat un peu amer On n’aime jamais personne, mais seulement des qualités ». La conclusion, paradoxale, est en forme de morale ne méprisons pas ceux qui courent après les honneurs, car s’il y a quelque chose de non superficiel, il est probablement inaccessible, et nous ne nous attachons jamais à la substance de l’âme », mais uniquement à des qualités empruntées ». On peut remarquer que cette structure linéaire se double d’une structure thématique à la question de la nature du moi se superpose la question qu’aime-t-on quand on aime ? La première semble ne recevoir aucune réponse satisfaisante ce qui est sans doute un type de réponse ; la seconde aboutit à la conclusion pessimiste en apparence on n’aime jamais personne… », et justifie la conclusion Qu’on ne se moque donc plus… car on n’aime personne que pour des qualités empruntées ». Ces deux questionnements sont évidemment ici solidaires. Le lien entre les deux questions est donc sans doute un des enjeux d’une interprétation de ce texte. Si nous rentrons dans le détail de ce texte, un certain nombre de difficultés se surajoutent à l’aspect déjà obscur du passage. Pascal entend-il répondre ici à sa question initiale ? Ce qu’est le moi, il le dit, ou plutôt il le définit le texte assimile le moi » à la personne », et plus précisément à la substance de l’âme ». Cette définition même ne semble pas contestable le terme pourrait aussi désigner comme d’ailleurs le terme de personne », cette substance de l’âme et ses qualités, comme d’ailleurs l’ensemble âme-corps ; mais Pascal isole ici, en quelque sorte, un objet particulier, auquel le nom de moi s’applique spontanément assez bien , désignant en gros ce qui me définit, ce qui m’est le plus essentiel, voire le support de toutes mes qualités, par opposition à ce qui se succède en moi, et n’affecte pas mon essence. Définition recevable, donc, qui revient apparemment simplement à préciser ce dont parle ici Pascal. Mais cette définition suffit-elle ? Visiblement, il demeure difficile de savoir ce qu’est ce moi, s’il ne se confond avec aucune des qualités ». Pascal n’en arrive-t-il pas à douter de la pertinence même de cette idée, lorsqu’il pose cette question Où est donc ce moi, s’il n’est ni dans le corps ni dans l’âme ? » Le texte vise-t-il donc à nous donner une réponse, ou à nous faire comprendre une difficulté ? La première partie est donc composée de trois questions-réponses, qui soulèvent chacune des interrogations bien distinctes. L’homme qui s’est mis à la fenêtre pour regarder les passants s’est-il mis là pour me voir ? Évidemment non. La réponse est évidente, mais quel est le lien avec la question initiale ? Il ne viendrait à l’idée de personne de confondre ce qu’on est avec le fait d’être un passant. Alors pourquoi cet exemple ? Le deuxième exemple paraît moins étonnant, mais bien banal je ne suis pas ma beauté ; ma beauté peut passer, je demeure moi » ; sans doute pas le même », mais c’est bien moi » qui change, et qui de beau deviens laid par la petite vérole ; tout cela est clair, et semble pour tout dire assez banal. Avions-nous besoin de Pascal pour nous dire que nos qualités physiques ne constituent pas ce qui fait le moi » ? Que lorsque je dis j’ai changé », il est bien clair que la formule suppose à la fois une succession de qualités la beauté, puis la laideur et l’identité du sujet, sans quoi on ne parlerait même pas de changement ? Les qualités physiques se succèdent, elles sont périssables » ; le moi demeure. Qui s’attache au périssable ne s’attache pas au moi. Le troisième exemple est plus paradoxal, car il nous semble légitime d’assimiler le moi » à ce qu’on appelle les qualités morales », au moins, précisément, les moins passagères, les moins périssables ». Pourtant ici encore Pascal vient dire si l’on m’aime pour ma mémoire et mon jugement, m’aime-t-on, moi ? Non, car je peux perdre ces qualités sans me perdre ». L’idée dérange, car nous avons tendance à identifier le moi aux qualités morales, au moins les plus permanentes ; et il semble bien que la mémoire » et le jugement » sans doute faut-il entendre ici l’intelligence ne soient que deux exemples de ces facultés qui semblent définir mon individualité, me caractériser, bref être de celles auxquelles je ferais appel pour dire ce que je suis; l’argument dérange, car nous savons bien que c’est une question, parfois douloureuse, de savoir si un être qui a perdu mémoire et jugement comme cela semble être le cas dans la maladie d’Alzheimer, est encore la même personne ». Si j’y réfléchis, je constate qu’en un sens j’ai tendance à penser le moi comme le sujet des qualités et c’est ainsi que semble le penser Pascal avec un maximum de cohérence ; en un autre sens j’ai tendance à l’identifier à certaines de ces qualités, que je désignerai comme essentielles ». Ne faut-il pas choisir ? Pour le moins, Pascal nous invite ici à un nettoyage de nos pensées. La deuxième partie semble se résumer à deux conclusions pessimistes le moi est peut-être inconcevable ; le moi n’est jamais l’objet de l’amour. C’est cette dernière conclusion qui est la plus développée. Concernant la première, on pourrait la comprendre ainsi si je me tiens à cette définition du moi comme sujet des qualités, et surtout des qualités morales, je ne peux rien en dire ; on en viendrait presque à se demander si cette idée conserve un sens Où est donc ce moi, s’il n’est ni dans le corps ni dans l’âme ? ». Et pourtant, comment penser des qualités sans penser quelque chose dont elles sont les qualités ? Peut-on renoncer à l’idée d’une substance de l’âme ? La deuxième conclusion est à la fois pessimiste, riche et paradoxale. On ne peut aimer le moi ; cela est clair, au regard de ce qui précède, puisqu’il semble inatteignable, indéfinissable, voire impensable. Mais Pascal nous fait remarquer une conséquence plus surprenante on ne peut pas plus dire qu’on aime le corps que l’âme. On est donc bien loin de l’idée que l’amour des corps n’est pas l’amour vrai, celui qui viserait l’âme, etc. Pascal remarque qu’on n’aime jamais un corps, mais les qualités qu’il se trouve avoir sinon j’aimerais ce corps quelques qualités qui y fussent ». Un tel amour du corps est-il possible ? Un amour qui viserait la substance du corps, comme l’amour de la personne » prétend viser la substance de l’âme ? Pascal dit que non ; mais on voit en tous cas que l’opposition essentielle, quand on réfléchit ici sur l’amour, n’est pas l’opposition entre l’amour des corps et l’amour de l’âme, mais l’opposition entre un amour qui s’attache aux qualités et celui qui s’attacherait » à la substance. On n’aime donc que des qualités. Mais Pascal ne dit pas seulement que l’amour de la substance de l’âme est impossible il dit qu’il serait injuste ». Qu’est-ce à dire ? D’autant qu’à y réfléchir, la double thèse impossibilité, injustice est doublement paradoxale. Pascal est chrétien. Le christianisme ne commande-t-il pas un amour universel, c’est-à-dire d’aimer tous les hommes quelques qualités qui y fussent ? » Pascal est-il en train de nous dire que ce commandement d’amour est absurde, à la fois impossible et injuste ? Que ce commandement soit en même temps un mystère, un paradoxe, cela est clair ; mais y a-t-il encore une place, dans le texte de Pascal, pour sa pertinence ? On sait que les Pensées de Pascal devaient constituer une Apologie de la religion chrétienne » on en semble bien loin ici. Alors, comment comprendre ? Au terme de ce parcours, la conclusion » ou la morale du texte ne paraît plus aussi paradoxale. Certes il peut paraître surprenant que Pascal semble ici excuser ceux qui vouent leur existence à la recherche des honneurs – habituellement décriés par les philosophes. Mais si nous ne nous attachons jamais à rien de substantiel », si en ce sens tout est attachement superficiel, de surface, au nom de quoi condamner ? On peut tout de même s’étonner d’un tel tout ou rien ». N’y a-t-il pas des qualités » qui ont plus de valeur que d’autres ? On le voit, ce texte, obscur dans son intention où Pascal veut-il en venir ?, fourmille également de difficultés de détail, dont nous n’avons pas fait, sans doute, l’inventaire complet. Pour essayer d’introduire quelque clarté dans cet ensemble, on peut envisager de revenir dans un premier temps sur l’opposition de la qualité et de la substance, qui y joue visiblement un rôle déterminant ; et plus précisément de revenir sur la nature de la qualité, puisque c’est là que nous trouvons ici des exemples, des formules qui demandent explication empruntées, périssables, etc.. On reviendra ensuite sur la question de l’amour ou de l’attachement, aussi bien pour explorer le sens de la thèse de Pascal On n’aime jamais personne, mais seulement des qualités » que pour envisager ce que pourrait signifier un amour qui s’attache à la substance du corps, de l’âme, idée dont il semble que le texte invite à nous défaire. II – Travail sur l’idée de qualité L’opposition substance / qualité semble au cœur de ce texte. De la substance, Pascal ne nous dit pas grand chose ; en revanche, concernant les qualités, il en donne plusieurs exemples la beauté, la mémoire, le jugement. Ces qualités sont dites périssables » ; certaines sont dites plus loin empruntées ». La formule qualités empruntées » se substitue d’ailleurs purement et simplement au terme qualités », comme si toute qualité était pour finir empruntée ». Qu’est-ce à dire ? Toute qualité est-elle empruntée ? et périssable ? Qu’est-ce exactement qu’une qualité ? Répondre à ces questions devrait nous aider à mieux comprendre ce qui se joue dans ce texte. La beauté semble l’exemple le plus clair. La beauté est périssable la petite vérole peut me la faire perdre. En quoi est-elle empruntée » ? Dans ce terme, il y a l’idée de quelque chose que je devrai peut-être rendre cela renverrait donc également à l’idée de périssable ». Mais surtout, il y a l’idée que je la tiens d’autrui. Or cela est clair je ne suis beau que pour qui me trouve tel. C’est le regard d’autrui qui me donne » ma beauté. Si j’y réfléchis, la beauté est dont périssable à la fois objectivement » la petite vérole, l’âge, mais aussi et surtout subjectivement », car il suffit que le regard de l’autre change pour que je la perde. Elle ne m’est donc pas du tout attachée, pas même temporairement elle m’est prêtée par le regard de l’autre, et je peux la perdre sans que rien change en moi » - pas même sur mon visage. Voilà donc une qualité qui n’existe que dans la mesure où l’autre, à tout moment, me la prête ». Mais ce qui est vrai de la beauté l’est-il de la mémoire ou du jugement ? Il semble que ces deux qualités » soient plus objectives » j’ai de la mémoire, ou du jugement, mais on peut l’apprécier ou non. On peut voir que Pascal dit bien si l’on m’aime pour ma mémoire ou pour mon jugement… » on pourrait donc dire que la qualité », ici, n’est pas en soi le fait d’avoir du jugement », mais d’avoir un jugement digne d’intérêt. Que mon intelligence soit précieuse, qu’elle vaille quelque chose », c’est encore le regard de l’autre qui me le dit. Et il est vrai qu’on pourrait aller jusqu’à dire que quelqu’un n’est intelligent » qu’en tant qu’il est reconnu tel. Tout dépend de ce qu’on attend de l’intelligence les tests d’intelligence mesurent la capacité d’un individu à répondre à un certain type d’attente – faut-il conclure, quand on y réussit mal, qu’il n’y a pas d’intelligence en nous ? Il en est sans doute de même de la mémoire, celui qui a l’esprit encombré de choses que d’autres trouvent de peu d’intérêt ne sera pas vu comme doué d’une mémoire exceptionnelle ; celui qui se souviendra de choses qui en valent la peine » sera dit doué d’une excellente mémoire. Ici encore tout n’est-il pas fonction du regard, de l’attente anticipée que les autres ont envers nous, et que nous intériorisons sous la forme d’exigence envers nous-mêmes, voire sous la forme d’un regard sur nous-mêmes, qui nous définit » à nos propres yeux ? Mais on comprend alors deux choses. D’abord, périssable » et empruntée » vont bien ensemble, mais le terme essentiel est empruntée ». Périssable » a peut-être un sens plus logique que concret. Dans la mesure où c’est le regard de l’autre qui me donne une qualité, cette qualité est périssable », ce qui ne veut pas dire que je vais la perdre, mais que je pourrais la perdre sans rien perdre de moi. Perdre une qualité, c’est subir un changement de regard, rien d’autre. On voit que la question n’est pas celle de la précarité, ni de la fuite du temps, mais fondamentalement une opposition entre l’essentiel ce qui tiendrait à mon essence, à ce que je suis » indépendamment des regards qui s’exercent sur moi et le relatif au regard de l’autre, donc l’inessentiel. Mes qualités expriment un rapport avec autrui, un regard d’autrui sur moi, elles n’expriment pas ce que je suis, alors même que j’ai tendance à me définir par elles, à définir mon moi » par elles. Elles sont comme des étiquettes détachables de moi, qui peuvent coller aussi longtemps qu’elles veulent elles resteront détachables », c’est-à-dire périssables. Pascal ne gémit pas ici sur la fuite du temps, mais il explore jusqu’au bout une distinction abstraite dont il pense les difficultés car encore une fois qu’est-ce que le moi, par opposition à ces qualités ? La deuxième chose que l’on comprend, c’est l’importance, peut-être, du premier exemple celui de l’homme qui se met à la fenêtre pour voir les passants. On n’est un passant » que pour quelqu’un devant qui on passe ; on ne vaut comme passant on n’intéresse que dans la mesure où quelqu’un veut voir des passants. Si cet homme ne souhaitait pas voir passer les gens, il n’y aurait pas de passants pour lui. C’est l’attente de l’autre qui me donne une qualité et – c’est la même chose – une valeur. Et cette qualité, cette valeur, me sont tout aussi inessentielles que le simple fait d’être un passant. On ne va donc pas, dans ce texte, du plus inessentiel être un passant au plus essentiel les qualités morales ce que Pascal veut nous faire comprendre, c’est peut-être que tout ce à quoi j’ai tendance à m’identifier est exactement aussi inessentiel que le fait d’être un passant pour un homme qui s’ennuie. Le premier exemple est la vérité des deux suivants, et non leur préambule. La conscience de soi n’atteindrait donc que de l’inessentiel ? Cela s’accorde avec la conclusion du texte. Ne riez pas de ceux qui s’attachent à l’inessentiel. On ne peut rien faire d’autre. Ou plutôt on ne fait rien d’autre. Ce que je prends pour mon être ne m’est pas essentiel. Ce que j’aime chez l’autre ne lui est pas essentiel. Autrement dit, jamais je n’atteins le moi », ni en moi ni en autrui. Pourquoi alors distinguer des êtres superficiels et des êtres profonds » ? Des désirs superficiels et des aspirations profondes » ou essentielles » ? Ces valorisations et ces dévalorisations sont de culture, de convention, elles expriment d’ailleurs des rapports de force rapports de classe ?. Cela est anachronique par rapport à Pascal mais cela revient à dire qu’elles ne sont qu’un jeu de surface, sans rapport avec la substance de l’âme ». Cela est-il pessimiste ? Cela sonne pessimiste. Lorsqu’on dit on n’aime jamais personne », cela sonne comme une désillusion. Mais en même temps, si le moi est inaccessible, en fonction de quoi serions-nous déçus ? Si même l’idée d’une substance de l’âme » paraît tellement problématique qu’on peut se demander si elle a un sens Où est donc ce moi… ? », Pascal ne nous invite-t-il pas à réhabiliter la surface ? En un sens peut-être ; mais pourtant le ton du passage n’est pas joyeux. Alors qu’en est-il du moi ? Malgré les difficultés pour l’atteindre, la notion de substance de l’âme ne garde-t-elle pas toute sa légitimité, et l’idée que l’homme se voue presque nécessairement au superficiel ne continue-t-elle pas de recouvrir une exigence de l’essentiel, qu’il nous faudrait simplement mieux comprendre ?
Blaise Pascal une réflexion sur Dieu, la mort et les passions Blaise Pascal, philosophe, esprit universel et penseur religieux, est l’auteur d’une œuvre à la fois scientifique, philosophique et religieuse. Pascal est considéré comme le précurseur de la philosophie existentialiste, développée plus tard par Kierkegaard, Heidegger et Sartre. C’est la misère de l’homme privé de Dieu que Pascal souligne dans les Pensées. Au contraire, en Dieu, l’homme peut s’ancrer spirituellement. Croire en Dieu est le parti le plus raisonnable. Qu’est ce que l’homme selon Pascal ? A cette question, Pascal apporte, tout d’abord, une réponse psychologique il place l’homme en face de lui-même et fait un constat de vide et de vacuité. C'est la célèbre thèse du roseau pensant. – C’est l’inconsistance qui domine dans l’humaine nature. – Parlons donc de vanité, au sens étymologique de ce terme latin vanitas, vide, comme caractère de ce qui est creux et inconsistant. – La vanité est encrée dans le cœur de l’homme le moi est haïssable. Voué au vide et à la vacuité, l’homme goûte non seulement les plaisirs de la vanité chacun veut avoir ses admirateurs…, mais aussi les prestiges de la trompeuse imagination, cette maitresse d’illusion et d’erreur – L’imagination désigne une puissance qui interdit à l’homme l’accès au vrai et déforme la réalité en grossissant les petites choses et en amoindrissant les grandes. – Ainsi sont grossis, par exemple, les illusions et petits objets de l’amour-propre, compris, au sens ancien et péjoratif du terme, comme amour de soi et égoïsme. En quoi consiste l’amour-propre ? A n’aimer que soi et […] ne considérer que soi » Le divertissement selon Pascal La lutte de l'homme contre sa misère métaphysique Egaré par l’amour de soi et les puissances trompeuses de l’imagination, l’homme est voué à la mauvaise foi il refuse de prendre conscience de son néant, qu’il expérimente, tout particulièrement, dans l’ennui, sentiment pénible de vide causé par le désœuvrement ou l’absence de passion étant lié au plein repos, sans occupations ni affaires. Cette prise de conscience de son néant, l’homme la fuit dans le divertissement, c’est-à-dire dans tout ce qui nous détourne du spectacle de notre misérable condition, inscrite dans le temps et dans la mort, tout ce par quoi nous fuyons la pensée de notre néant le jeu et l’amusement, mais aussi le travail et l’activité. – Le divertissement perpétuel nous dérobe à nous-mêmes et nous interdit la réflexion. La foi et l’ordre du cœur Mais la réponse à la question Qu’est-ce que l’homme ? » relève aussi de la religion. – Misère de l’homme sans Dieu, félicité de l’homme avec Dieu ». – Par la foi, l’homme peut, en effet, échapper à la sphère inconsistante qui est sienne et connaître la félicité. Que désigne la foi ? – Une révélation immédiate et intérieure de Dieu, obtenue grâce au cœur, spontanéité connaissante et intuitive, participant à l’affectivité, vraie force agissante liée au sentiment et saisissant Dieu sans intermédiaires. Nous connaissons la vérité non seulement par la raison la connaissance discursive, allant à l’universel mais aussi par le cœur, c’est-à-dire l’intuition. Autrement dit, le coeur a des raisons que les raison ne point. Mais comment décider l’incrédule à dépasser le divertissement pour atteindre la sphère de la foi et du divin ? – Ici prend place le célèbre pari, qui ne constitue nullement une démonstration de l’existence de Dieu, mais un argument tendant à montrer aux incroyants qu’en pariant pour l’existence de Dieu, ils n’ont rien à perdre, mais tout à gagner. – Si l’on gagne, on gagne tout la félicité éternelle. – Si l’on perd, on ne perd rien une existence misérable, finie et précaire. – Croire en Dieu est donc un parti très raisonnable l’homme a tout intérêt à parier pour la religion chrétienne. Pascal et l’art de persuader Il s’agissait, pour Pascal, de persuader les incroyants et de les mener à Dieu. Tel était le dessein des Pensées. – Or, pour ce faire, Pascal a mis en œuvre une rhétorique dont il faut dire un mot un peu plus loin. – Ainsi a-t-il distingué l’art de convaincre, c’est-à-dire d’obtenir l’adhésion de l’esprit à l’aide de preuves rationnellesen démontrant rationnellement la vérité d’une proposition, en influençant l’intelligence, et celui de persuader, qui consiste autant en celui d’agréer qu’en celui de convaincre. – Agréer, c’est plaire et intéresser, en recherchant une correspondance entre l’esprit de celui à qui l’on parler et l’expression dont on se sert. La rhétorique et l’argumentation pascaliennes sont donc très subtiles. Elles ne négligent ni l’art de convaincre ni celui d’agréer. Elles unissent esprit de géométrie, c’est-à-dire raisonnement discursif, déductif et démonstratif, et esprit de finesse, défini comme intuition et discernement juste et immédiat d’éléments complexes. – Pour conduire à Dieu l’incroyant, Pascal a édifié une rhétorique synthétique et perspicace. Par son analyse du drame de l’existence humaine et sa subtile rhétorique destinée à nous conduire à Dieu, Pascal apparaît étonnamment moderne. C’est le langage de notre monde contemporaine qu’annoncent les Pensées. Oeuvres de Blaise Pascal – Essai sur les coniques 1639 – Préface pour un traité du vide 1647 – Les Provinciales 1656-1657 – De l’esprit de géométrie posthume – Les brouillons qui constitueront les Pensées …
Exercice proposé à l’occasion d’un travail en autonomie sur le principe de la classe inversée pour le groupe B de TL. Ce groupe est divisé en deux équipes. La quatrième équipe devra réaliser une émission de radio philosophique à partir d’un travail sur un extrait des Pensées de Pascal. Equipe 4 Assurément, l’une des formules les plus connues de Socrate était le fameux connais-toi toi-même ». Mais qu’est-ce donc que le moi » ? Par ce précepte Socrate faisait de la réflexion du moi sur lui-même le socle originel de toute méditation philosophique. Cette dernière étant avant tout réflexion sur l’être dans son universalité, le Moi » qu’il faut connaître ne peut être seulement le moi particulier. Le moi particulier est siège de tous mes penchants, passions et autres affections individuelles, ce moi-là est fugace, changeant, variable et par conséquent je ne puis en tirer qu’une connaissance provisoire, incertaine et possédant tous les défauts de la connaissance purement subjective. Il faudrait faire abstraction de toutes les attributions du Moi ». Mais qu’est le Moi » indépendamment de toutes ses affections particulières ? Que reste-t-il du Moi » lorsque j’en ai ôté toutes les qualités accidentelles dont je puis être porteur ? Telle est la question que PASCAL pose dans ses Pensées, à la recherche de ce qui en chacun de nous dépasse les particularités individuelles et constitue la substance même de notre être. La question est question capitale, puisque la possibilité même de la poser nous met en présence de cette capacité que possède le moi de dépasser ses particularités par la pensée en en faisant abstraction. Substance / Accident La substance est ce qui demeure permanent au sein d’un être. Les accidents sont les propriétés qui n’affectent pas la substance de cet être. Pascal soutient qu’aucune propriété ne permet à elle seule de définir le Moi » le corps et l’âme de la personne ne cessent de changer, tout comme ses qualités, mais la personne demeure la même. Qu’est-ce que le moi ? Un homme qui se met à la fenêtre pour voir les passants, si je passe par là, puis-je dire qu’il s’est mis là pour me voir ? Non ; car il ne pense pas à moi en particulier. Mais celui qui aime quelqu’un à cause de sa beauté, l’aime-t-il ? Non ; car la petite vérole, qui tuera la beauté sans tuer la personne, fera qu’il ne l’aimera plus. Pourquoi le moi ne se réduit-il pas à mon apparence physique extérieure, telle qu’elle est perçue par autrui, voire aimée par lui ? Et si on m’aime pour mon jugement, pour ma mémoire, m’aime-t-on, moi ? Non ; car je puis perdre ces qualités sans me perdre moi-même. Où est donc ce moi, s’il n’est ni dans le corps, ni dans l’âme ? Et comment aimer le corps ou l’âme, sinon pour ces qualités qui ne sont point ce qui fait le moi, puisqu’elles sont périssables ? Car aimerait-on la substance de l’âme d’une personne abstraitement, et quelques qualités qui y fussent ? Cela ne se peut, et serait injuste. On n’aime donc jamais personne, mais seulement des qualités. Qu’on ne se moque donc plus de ceux qui se font honorer pour des charges et des offices, car on n’aime personne que pour des qualités empruntées. » Pourquoi ni le jugement ni la mémoire, ni l’âme ni le corps, ne suffisent-ils à définir le moi ? Comment expliquer on n’aime donc jamais personne, mais seulement des qualités » ? Qu’on ne se moque donc plus de ceux qui se font honorer pour des charges et des offices, car on n’aime personne que pour des qualités empruntées. Blaise PASCAL, Les Pensées, 323 1669 Qu’en résulte-t-il en ce qui concerne les rôles sociaux que nous jouons ? Pourquoi Pascal parle-t-il désormais de qualités empruntées ? Contenu de l’exercice inspiré du Manuel Philosophie » Magnard. TRAVAIL EN AUTONOMIE du Vendredi 23 septembre 2016 Partie individuelle 1° Lire le texte en tenant de le comprendre en vous aidant de l’introduction. 2° A partir de la structure du texte, répondez aux questions posées correspondant à chacune des parties du texte. 3° Quelles réponses ce texte de Pascal permet-il de fournir à la question suivante Le moi » est-il une fiction ? Partie en équipe 1° Partagez votre compréhension du texte. Y a-t-il des points de désaccords ? Le partage doit vous permettre de compléter, d’éclaircir, d’approfondir. 2° Travaillez la mise au point d’un enregistrement d’une émission philosophique portant sur ce texte Trouver un titre philosophique ex l’identité du sujet ; partagez les rôles 1 animateur, 1 lecteur et 4 intervenants / surtout ne pas donner l’impression de lire votre papier / Aidez-vous de la trame ci-dessous et rédigez un conducteur. Titre et présentation Animateur Bonjour, Vous écoutez PhiloWebRadio. Aujourd’hui, nous évoquerons la question de la réalité du moi » à travers une célèbre Pensée de Pascal Qu’est-ce que le moi ? » Pour en parler, nous avons sur le plateau, …. Lecture de la partie 1 Lecteur … Question 1 Animateur L’animateur donne la parole à Réponse à la question 1 Intervenant 1 Lecture de la partie 2 Lecteur Question 2 Animateur Réponse à la question 2 Intervenant 2 Lecture de la partie 3 Lecteur Question 3 Animateur Réponse à la question 3 Intervenant 3 Question 4 Animateur Pourquoi Pascal a-t-il choisi l’exemple de l’amour pour montrer que l’identité constituait un problème philosophique ? Réponse à la question 4 Intervenant 4 Conclusion Animateur On n’aime personne que pour des qualités empruntées, nous dit Pascal» c’est par cette parole quelque peu pessimiste que nous quittons. Nous vous donnons rendez-vous pour une prochaine émission. Vous étiez sur PhiloWebRadio. A bientôt !
Bonjour les amis, alors la plupart d'entre vous ne me connaissent pas, et j’aurais préféré que ça reste comme ça, je suis euhhh intello_ je suis sous un autre pseudo ça fait bout de temps que je ne suis pas venu poster, suite à quelques je reviens car il faut que je vous raconte quelque pfouuuu, qu’est-ce que j’vais pouvoir vous dire ? Il y en a hein il y en a hein, donc on va partir du début hein, En fait je suis retourné vivre chez mes parents depuis un mois à peu près et il est arrivé l'inimaginable Pascal le grand-frère est venu chez moi. Je vous vois venir avec vos "fake" et tout et tout mais je vous certifie que c'est la pure vérité ! D'ailleurs En fait ce n'est pas pour moi que ma mère l'a appelé mais pour mon petit frère. Il n'en fait vraiment qu'à sa tête, moi depuis que je suis rentré, je ne suis même pas sorti de la maison je reste sur mon pc sans faire de mal à personne et lui il casse tout et il sort le soir et rentre tres suite à plusieurs menace, ma mère a finalement franchit le pas et a réellement appelé Pascal, et le pire c'est qu'on a été sélectionné !! Alors moi au début je me dis "cool ça va peut être remettre le petit frère sur le droit chemin..."Quelques jours plus tard, il arrive, il dit bonjour a tout le monde et tout... il va voir la chambre de mon frère, la lui fait ranger pendant ce temps je suis dans ma chambre sur le pc Et la d'un coup j'entend frapper à la porte, j'ai à peine le temps d'enlever mon casque audio que pascal entre et me dit "c'est quoi ce foutoir ! ouvre tes volet ! toi aussi tu va devoir faire des efforts si tu veux aider ton frère !" et bla bla bla! Et a la porte ma mère attendait et me regardait avec un petit air de satisfaction alors qu'elle m'avait jamais rien reproché jusque là !!! En plus je suis majeur, pour qui il se prend ! Donc je pose mon casque et la Pascal arrache les câbles de l'ordi ! Je vous jure, j'ai cru que j'allais péter un plomb ! Je vous assure vous savez il y a des gens qui connaissent mon passé, j'étais prêt a lui donner un crochet... j’me suis dit Célestin ne fais pas ça, ne fais pas ça, ne fais surtout pas ça, serre les dents, finis ton travail aide ton frère Donc je me dis quand même je vais faire ce qu'il me demande comme ça il me fera pas chier. Grave erreur A peine ai-je eu fini qu'il rapplique et me dit qu'on va aller à la piscine avec mon frère. Bon sang j'ai pas envie d'aller à la piscine moi je sais pas nager ! J'ai un bras en moins accident de voiture quand j'étais un marmot et j'aime pas avoir contact avec l'eau autiste asperger ! je me lave que avec des lingettes c'est pas pour rien ! Enfin bref je les suit pour ne pas faire d' il m'a un peu laisser tranquille je me posais néanmoins une question sa mission a été un échec. En effet, au final mon frère n'a pas changé et pascal s'est barré mais a dit qu'il reviendrait. Je me demandais si il vont quand même nous diffuser à la télé ? On a tous signé l'autorisation de passer nos visages à la télé mais maintenant je regrette, je vais passer pour un bouffon. Alors est-ce que c'est possible qu'il ne diffuse pas l'émission du fait que mon frère n'a pas progressé ? Ou bien suis-je définitivement foutu ?Merci d' répète ce n'est pas un fake ! Il relance son émission même si il a dit que non sur sa chaîne youtube
pascal qu est ce que le moi