Fautede places, certains sont restés à la porte. Ce n'est pas le cas de Mina, venue de Lyon pour l'occasion. « J'attendais cela avec impatience. Nous sommes nombreux à avoir cette conception Francoisde La Rochefoucauld. Jean-Claude Brialy. Jean-Claude Brialy est un acteur, réalisateur, scénariste et écrivain [] Pierre Dupont. Akon. Frederic II de Prusses. Patrick Dupond . Patrick Dupond, né à Paris le 14 mars 1959, est un danseur français. Jean-Michel Saive. Timothy Ferriss. Louis Calaferte. Lev Tolstoi. William Allen White. Yves Lecoq. Yves Cetévénement est évidemment, nécessairement, relié au second, celui de la Résurrection, qui sera préparé aussi par un temps d’attente, celui du carême. Tournons-nous vers les textes de ce dimanche. Baruch nous demande de nous préparer à recevoir le salut de Dieu. Et cela dans la joie. L’Avent n’est pas un temps de pénitence Deplus, ces femmes offrent un signe admirable de la sainteté florissante et de cette fécondité spirituelle propre à l’Eglise. A ce propos, les paroles de saint Cyprien sont magnifiques : «La virginité est une fleur qui bourgeonne dans l’Eglise, honneur et ornement de la grâce de l’Esprit Saint, nature joyeuse, œuvre intacte et non corrompue de louange A Une manifestation divine. Le hasard n’existe pas dans l’univers de Paré. Le monstre est le fruit de la colère de Dieu, comme en témoigne le titre du chapitre : " de l’ire de Dieu ". Il dira plus loin (ligne 10) : "Il est certain que le plus souvent ces créatures monstrueuses et prodigieuses procèdent du jugement de Dieu". Enréalité, Œdipe Roi n’est que le dernier acte de l'histoire (que ce soit celle du mythe ou du complexe élaboré par Freud) et l'on oublie (ou on ignore) que la faute originelle revient à Laïos, coupable d'avoir abusé sexuellement d'un petit enfant (un garçon qui aurait pu être Œdipe ou qui, en tout cas, préfigure symboliquement le fils), en prenant ses désirs au pied . Après la question de la Trinité, André Gounelle aborde celle de la divinité de Jésus *, au sujet de laquelle plusieurs de nos lecteurs nous ont demandé des éclaircissements. À cette question, pour ma part, je réponds Non ». Je crois que Dieu se rend présent et agit en Jésus de Nazareth, qu’il me rencontre et me parle à travers lui, mais pas que Jésus soit Dieu. Si, pour moi, il y a du divin en Jésus, il n’est pas lui-même divin ; il est uniquement mais exemplairement humain. Beaucoup estiment que cette conviction va contre l’enseignement évangélique et contre la doctrine généralement admise par les chrétiens. Cette objection ne me paraît pas fondée ; à mon sens, aussi bien le Nouveau Testament que les grands Conciles sont beaucoup plus complexes, nuancés et indécis sur ce point qu’on ne le pense souvent. On trouve dans le Nouveau Testament deux séries d’affirmations. La première suppose une étroite proximité et une union entre Dieu et Jésus, la seconde une distance et une différence. D’un côté, Jésus dit Moi et le Père, nous sommes un » Jn 10,30, qui m’a vu a vu le Père » Jn 14,9, le Père est en moi » Jn 10,38. De l’autre, il déclare Celui qui croit en moi croit non pas en moi, mais en celui qui m’a envoyé » Jn 12,44, le Père est plus grand que moi » Jn 14,28, pourquoi m’appelles-tu bon ? Personne n’est bon, si ce n’est Dieu seul » Mc 10,18. Jésus parle de Dieu comme d’un être distinct, qui se situe au-dessus de lui, qui l’a envoyé, lui a donné une mission, auquel il obéit que ta volonté soit faite, non la mienne », Lc 22,44 et qu’il prie. Il met ainsi l’accent sur l’altérité et la supériorité de Dieu. Mais Thomas, en présence du Ressuscité, lui dit mon seigneur et mon Dieu » Jn 20,28. On pourrait sans peine multiplier les citations et il faudrait longuement discuter de la portée de chacune d’elles. Prises en leur ensemble, elles suggèrent une relation entre Dieu et Jésus qui conjoint une profonde intimité avec une altérité irréductible. En 451, le Concile de Chalcédoine déclare que le Christ est vraiment Dieu et vraiment homme », qu’il unit en une seule personne la nature divine et la nature humaine sans confusion… ni séparation ». La formule complète, hautement complexe, aux termes soigneusement pesés, très balancée en la lisant, on se demande sans cesse si chaque phrase ne nie pas celle qui la précède a été mise au point à la suite de conflits violents et de débats obscurs. Elle demanderait de longues explications sur le contexte historique et de minutieuses analyses des notions utilisées. Elle n’est probablement pas aussi absurde qu’elle ne le paraît à première et souvent à deuxième lecture. En tout cas, elle me semble voir juste en interdisant à la fois d’identifier et de séparer Jésus et Dieu. Elle répète, dans un style qui manque à nos yeux de simplicité et de limpidité, l’idée néotestamentaire d’un lien étroit qui ne supprime pas la différence. Dans le monde antique on connaissait des demidieux » nés de l’union d’un dieu et d’une femme ou d’un homme et d’une déesse, et donc sexuellement fils de Dieu », des dieux déguisés tel Jupiter prenant provisoirement une forme humaine, en général pour séduire une mortelle. On voit parfois affleurer dans le christianisme l’idée de Dieu transformé », Dieu renonçant à sa divinité pour devenir humain, ce qui en ferait, en quelque sorte, un ex Dieu » ou un Dieu démissionnaire. Ces considérations sont étrangères au Nouveau Testament. Quand il nomme Jésus fils de Dieu », cette expression n’a pas grand-chose de commun avec ce que je viens d’évoquer et ne comporte pas d’allusiondirecte à une naissance miraculeuse que l’évangile de Luc présente comme un acte créateur semblable à celui de la Genèse, et non c omme une insémination divine. Tous les humains et toutes les créatures sont des enfants de Dieu et les croyants le sont plus particulièrement Ceux qui sont conduits par l’Esprit de Dieu sont fils de Dieu » Rm 8,14 ; nous sommes tous fils de Dieu par la foi » Ga 3,26. Il ne s’agit nullement d’un statut exceptionnel qui ferait sortir de l’humanité ou qui ajouterait quelque chose à l’humanité. Pour Jésus, on précise qu’il est fils unique », ce qui indique une proximité très forte sans autoriser une quelconque assimilation avec le Père. Au fil des siècles, l’art, la piété populaire, parfois l’enseignement doctrinal ont eu tendance à faire de Jésus un dieu marchant sur terre », en oubliant son humanité ou en la réduisant à une apparence illusoire. On est passé du Fils de Dieu » à Dieu le Fils », ce qui n’est pas du tout la même chose. Proclamer, sans plus, que Jésus est Dieu ne me paraît pas conforme au Nouveau Testament ; de plus, cette déclaration pourrait bien trahir l’intuition et l’intention du Concile de Chalcédoine. Ce que je crois, je l’ai dit au début de cet article en Jésus, Dieu est présent et nous rencontre. Cette conviction, conforme au témoignage du Nouveau Testament, l’immense majorité des chrétiens la partage. Une question les différencie, les oppose et les divise comment s’articulent dans la personne de Jésus le divin et l’humain, comment s’opère la jonction ? Deux thèses s’affrontent. Selon la première, se produit une compénétration. Osons une comparaison un peu triviale avec le café au lait. Au départ, café et lait se trouvent dans deux pots différents, à côté l’un de l’autre. Quand on les verse dans le même bol, on obtient du café au lait ; ensuite, on ne peut plus revenir en arrière, les disjoindre, isoler le café du lait. De manière analogue, divinité et humanité, séparées et distinctes au départ, se mélangent en Jésus le Christ, deviennent indémêlables, n’existent plus l’une sans l’autre. Quand vous avez Dieu, vous avez aussi Jésus et quand vous avez Jésus, vous avez aussi Dieu. Dans cette perspective, on dira que Marie est mère de Dieu ». À strictement parler, elle est mère de Jésus, mais, puisque Dieu est là où est Jésus, on peut bien l’appeler mère de Dieu ». Des cantiques de Noël parlent du berceau de Dieu, des langes de Dieu ils ne vont pas jusqu’aux couches divines à changer, ce qui perturberait leur élan poétique. On déclare que Dieu est crucifié et meurt à Golgotha. On adresse prières et adoration à Jésus. Il est Dieu incarné en un homme de même que le café s’incarne dans le lait. Pour la seconde thèse, divinité et humanité ne s’amalgament pas, mais s’attachent l’une à l’autre, comme deux voitures d’une rame de TGV. À la différence des trains classiques avec des wagons qu’on peut décrocher les uns des autres, elles sont indissociables ; les découpler est impossible, elles vont toujours ensemble. Elles restent cependant différentes ; vous êtes dans la voiture 5 ou la voiture 6, pas dans les deux à la fois ; si vous voulez aller au bar, vous devez nécessairement traverser d’autres voitures, mais ces autres voitures ne sont pas le bar. De même en Jésus Christ, l’humanité et la divinité sont reliées l’une à l’autre, la première conduit à la seconde, mais sans aucun mélange ; il y a des choses qui appartiennent à Dieu et non à Jésus ainsi la connaissance du jour où aura lieu la fin, Mt 24,36 ; d’autres appartiennent à Jésus et non à Dieu c’est Jésus et non pas Dieu qui est tenté. Ici, on considère que Marie est mère de l’homme Jésus, pas de Dieu ; que berceau et langes sont ceux du bébé Jésus, pas de Dieu ; et qu’à Golgotha, c’est Jésus qui meurt, pas Dieu. On ne prie pas Jésus ce serait de la jésulâtrie », idolâtrie de l’homme Jésus, on prie Dieu au nom de Jésus. Jésus n’est pas Dieu, mais l’homme en qui Dieu se r évèle. Devant de telles spéculations théologiques, on a envie de demander à ceux qui en débattent savamment ce qu’ils en savent. Un scepticisme de bon aloi pousserait à renvoyer les deux thèses dos à dos faute de preuves. Je ne le ferai cependant pas. Je me sens proche de la deuxième qui me semble mieux rendre compte que la première de cette relation faite de proximité et de distance, d’intimité et d’altérité que je crois discerner dans le Nouveau Testament. * On pourra lire pour approfondir les questions de la Trinité et de la divinité du Christ deux livres d’André Gounelle Parler de Dieu, éd. Van Dieren 2004 et Parler du Christ, éd. Van Dieren, 2003. DonPour faire un don, suivez ce lien Chapitre 32 La fureur de Dieu est menée à son terme 1. Que se sera-​t-​il passé lorsque les sept bols auront été complètement vidés, et quelles questions se posent maintenant à propos des bols ? JEAN a déjà présenté les anges chargés de verser les sept bols. Les plaies qui résultent du versement de ces bols, nous dit-​il, sont “ les dernières, parce que par leur moyen la fureur de Dieu est menée à son terme ”. Révélation 151 ; 161. Ces plaies, qui révèlent les sanctions prises par Jéhovah à cause de la méchanceté qui règne sur la terre, doivent être complètement déversées. Alors les jugements de Dieu auront été exécutés et le monde de Satan ne sera plus. Que laissent donc présager ces plaies pour l’humanité et pour les chefs de l’actuel système méchant ? Que peuvent faire les chrétiens pour ne pas être frappés par elles avec le présent monde condamné ? Ce sont là des questions capitales, auxquelles il faut répondre dès maintenant. À coup sûr, tous ceux qui attendent avec impatience le triomphe de la justice vont prêter grand intérêt à ce que Jean voit maintenant. La colère de Jéhovah contre “ la terre ” 2. Qu’arrive-​t-​il lorsque le premier ange verse son bol sur la terre, et que symbolise “ la terre ” ? 2 Le premier ange entre en action. “ Et le premier s’en est allé et a versé son bol sur la terre. Et un ulcère pernicieux et malin est venu sur les hommes qui avaient la marque de la bête sauvage et qui adoraient son image. ” Révélation 162. Comme dans le récit relatif à la première sonnerie de trompette, “ la terre ” dont il est question ici symbolise le système politique apparemment stable que Satan a commencé à construire sur la terre au temps de Nimrod, il y a plus de 4 000 ans. — Révélation 87. 3. a De quelle façon de nombreux gouvernements exigent-​ils de leurs sujets une soumission qui équivaut à un culte ? b Quelle organisation les nations ont-​elles substituée au Royaume de Dieu, et qu’arrive-​t-​il à ceux qui l’adorent ? 3 En ces derniers jours, de nombreux gouvernements exigent de leurs sujets une soumission qui équivaut à un culte ; ils soutiennent que l’État doit être élevé au-dessus de Dieu ou de toute autre allégeance 2 Timothée 31 ; voir Luc 2025 ; Jean 1915. Depuis 1914, il est devenu courant que les nations appellent leur jeunesse sous les drapeaux pour qu’elle livre, ou soit prête à livrer, le genre de guerre totale qui a tant ensanglanté les pages de l’histoire moderne. Pendant le jour du Seigneur, les nations ont également substitué au Royaume de Dieu l’image de la bête — la Société des Nations, puis l’organisation qui lui a succédé, les Nations unies. Quel blasphème de proclamer, comme certains des derniers papes, que cette organisation humaine est l’unique espoir de paix pour les nations ! Ne s’oppose-​t-​elle pas farouchement au Royaume de Dieu ? Ceux qui l’adorent deviennent spirituellement impurs, couverts d’ulcères, tout comme le furent au sens littéral les Égyptiens qui s’opposèrent à Jéhovah aux jours de Moïse. — Exode 910, 11. 4. a Que souligne avec force le contenu du premier bol de la fureur de Dieu ? b Comment Jéhovah considère-​t-​il ceux qui acceptent la marque de la bête sauvage ? 4 Le contenu du premier bol souligne avec force dans quelle alternative se trouvent les humains encourir la désapprobation du monde, ou encourir l’indignation de Jéhovah. On les force à accepter la marque de la bête sauvage, afin que “ personne ne puisse acheter ou vendre, sauf celui qui a la marque, le nom de la bête sauvage ou le nombre de son nom ”. Révélation 1316, 17. Mais il faut en payer le prix ! En effet, aux yeux de Jéhovah, ceux qui acceptent cette marque sont comme frappés d’“ un ulcère pernicieux et malin ”. Depuis 1922, ils ont été marqués publiquement, parce qu’ils ont rejeté le Dieu vivant. Leurs projets politiques échouent et ils sont en proie à l’angoisse. Ils sont impurs sur le plan spirituel. À moins qu’ils ne se repentent, cette maladie pernicieuse ’ leur sera fatale, car le jour de jugement de Jéhovah est là. On ne peut être neutre ou bien on appartient au système de choses actuel, ou bien on sert Jéhovah au côté de son Christ. — Luc 1123 ; voir Jacques 44. La mer devient du sang 5. a Que se passe-​t-​il lorsque le deuxième bol est versé ? b Comment Jéhovah considère-​t-​il les humains qui se trouvent dans la mer symbolique ? 5 C’est maintenant au tour du deuxième bol de la fureur de Dieu d’être versé. Que va-​t-​il en résulter pour les humains ? Jean nous dit “ Et le deuxième a versé son bol dans la mer. Et elle est devenue du sang comme celui d’un mort, et toute âme vivante est morte, oui les choses qui étaient dans la mer. ” Révélation 163. Comme la deuxième sonnerie de trompette, ce bol a pour cible “ la mer ”, la masse agitée et rebelle des humains éloignés de Jéhovah Isaïe 5720, 21 ; Révélation 88, 9. Aux yeux de Jéhovah, cette “ mer ” est semblable à du sang ; aucune créature ne peut y vivre. C’est pourquoi les chrétiens ne doivent pas faire partie du monde Jean 1714. Le versement du deuxième bol de la fureur de Dieu révèle que tous les humains qui se trouvent dans cette mer sont morts aux yeux de Jéhovah. En raison du principe de la responsabilité collective, ils sont coupables d’avoir versé une énorme quantité de sang innocent. Par conséquent, ils seront mis à mort par les forces d’exécution de Jéhovah, lorsque le jour de sa colère arrivera. — Révélation 1917, 18 ; voir Éphésiens 21 ; Colossiens 213. Dieu leur donne du sang à boire 6. Que se passe-​t-​il lorsque le troisième bol est versé, et quelles paroles viennent d’un ange, puis de l’autel ? 6 Comme la troisième sonnerie de trompette, le troisième bol de la fureur de Dieu touche les sources d’eaux potables. “ Et le troisième a versé son bol dans les fleuves et les sources des eaux. Et ils sont devenus du sang. Et j’ai entendu l’ange des eaux dire Toi, Celui qui est et qui était, le Fidèle, tu es juste, parce que tu as rendu ces décisions, parce qu’ils ont versé le sang des saints et des prophètes, et tu leur as donné du sang à boire. Ils le méritent. ’ Et j’ai entendu l’autel dire Oui, Jéhovah Dieu, le Tout-Puissant, vraies et justes sont tes décisions judiciaires. ’ ” — Révélation 164-7. 7. Que représentent “ les fleuves et les sources des eaux ” ? 7 Ces fleuves et sources des eaux ’ représentent les prétendues sources de conseils et de sagesse acceptées par le monde, comme les philosophies politiques, économiques, scientifiques, culturelles, sociales et religieuses qui guident les hommes dans leurs actions et leurs décisions. Au lieu de se tourner vers Jéhovah, la Source de la vie, pour connaître la vérité vivifiante, les hommes se sont creusé des citernes crevassées ’ et se sont abreuvés de “ la sagesse de ce monde [qui] est sottise auprès de Dieu ”. — Jérémie 213 ; 1 Corinthiens 119 ; 26 ; 319 ; Psaume 369. 8. De quelles façons l’humanité s’est-​elle rendue coupable d’effusions de sang ? 8 Ces “ eaux ” polluées ont conduit les hommes à se rendre coupables de meurtres, par exemple en les incitant à verser des flots de sang au cours des guerres qui, au siècle dernier, ont fait plus de cent millions de morts. Au sein de la chrétienté particulièrement, où les deux guerres mondiales ont éclaté, les hommes ont eu “ hâte de verser le sang innocent ”, y compris celui des témoins de Dieu eux-​mêmes Isaïe 597 ; Jérémie 234. L’humanité s’est aussi chargée de sang en faisant mauvais usage d’énormes quantités de sang pour procéder à des transfusions, en violation des justes lois de Jéhovah Genèse 93-5 ; Lévitique 1714 ; Actes 1528, 29. Cela leur a déjà valu de récolter le malheur, les transfusions ayant multiplié les cas de sida, d’hépatite et d’autres maladies. Ces transgresseurs recevront bientôt la rétribution intégrale qui leur est due pour toutes les effusions de sang dont ils se sont rendus coupables quand ils subiront le châtiment suprême en étant foulés dans “ le grand pressoir de la fureur de Dieu ”. — Révélation 1419, 20. 9. Qu’inclut le versement du troisième bol ? 9 Aux jours de Moïse, lorsque l’eau du Nil a été changée en sang, les Égyptiens ont pu survivre en cherchant de l’eau ailleurs Exode 724. Par contre, aujourd’hui, pendant la plaie spirituelle correspondante, on ne peut trouver d’eaux vivifiantes nulle part dans le monde de Satan. Le versement du troisième bol inclut la proclamation selon laquelle “ les fleuves et les sources des eaux ” du monde sont comparables à du sang, entraînant la mort spirituelle de tous ceux qui en boivent. À moins de se tourner vers Jéhovah, on encourt sa condamnation. — Voir Ézékiel 3311. 10. Que révèle “ l’ange des eaux ”, et quel témoignage “ l’autel ” ajoute-​t-​il ? 10 “ L’ange des eaux ”, c’est-à-dire l’ange qui verse son bol sur les eaux, magnifie Jéhovah comme le Juge de l’univers, dont les décisions justes sont sans appel. Cet ange dit donc à propos de ce jugement “ Ils le méritent. ” Il a sans doute été personnellement témoin des meurtres et de la cruauté que les faux enseignements et les philosophies du monde méchant ont provoqués au fil des siècles. Il sait donc que la décision judiciaire de Jéhovah est juste. Même “ l’autel ” de Dieu se fait entendre. En Révélation 69, 10, il est dit que les âmes de ceux qui ont été martyrisés se trouvent au pied de cet autel. “ L’autel ” ajoute donc un puissant témoignage relatif à la justice des décisions de Jéhovah*. Il convient à coup sûr que ceux qui ont versé et utilisé abusivement tant de sang soient eux-​mêmes forcés à en boire, obligation qui symbolise leur exécution par Jéhovah. Le soleil brûle les hommes par le feu 11. Sur quoi le quatrième bol de la fureur de Dieu est-​il versé, et que se passe-​t-​il alors ? 11 Le quatrième bol de la fureur de Dieu concerne le soleil. Jean nous dit “ Et le quatrième a versé son bol sur le soleil ; et au soleil on a accordé de brûler les hommes par le feu. Et les hommes ont été brûlés par une grande chaleur, mais ils ont blasphémé le nom de Dieu, qui a le pouvoir sur ces plaies, et ils ne se sont pas repentis pour lui rendre gloire. ” — Révélation 168, 9. 12. Qu’est-​ce que le “ soleil ” du présent monde, et qu’est-​il accordé de faire à ce soleil symbolique ? 12 De nos jours, à l’achèvement du système de choses, les frères spirituels de Jésus resplendissent comme le soleil dans le royaume de leur Père ’. Matthieu 1340, 43. Jésus lui-​même est “ le soleil de la justice ”. Malaki 42. Toutefois, l’humanité a son propre “ soleil ” ses dirigeants qui tentent de resplendir en opposition au Royaume de Dieu. La quatrième sonnerie de trompette a proclamé que le soleil, la lune et les étoiles ’ situés dans les cieux de la chrétienté sont en réalité des sources d’obscurité, et non de lumière Révélation 812. Le quatrième bol de la fureur de Dieu indique maintenant que le “ soleil ” du monde dégagerait une chaleur insupportable. Les humains considérés comme des chefs comparables au soleil brûleraient ’ l’humanité. C’est là ce qu’il serait accordé de faire au soleil symbolique. En d’autres termes, Jéhovah permettrait que ces souffrances fassent partie de son jugement ardent sur l’humanité. Mais de quelle façon les hommes ont-​ils été brûlés ? 13. De quelle façon les dirigeants du monde comparables au soleil ont-​ils brûlé ’ l’humanité ? 13 Après la Première Guerre mondiale, les dirigeants du monde ont fondé la Société des Nations en vue d’assurer la sécurité du monde, mais leurs efforts ont été vains. D’autres formes de gouvernement ont donc été essayées, le fascisme et le nazisme par exemple. Le communisme, lui, a continué de s’étendre. Mais au lieu d’améliorer le sort de l’humanité, les chefs comparables au soleil appartenant à ces systèmes politiques se sont mis à la brûler par une grande chaleur ’. Les guerres d’Espagne, d’Éthiopie et de Mandchourie ont conduit à la Seconde Guerre mondiale. Comme le montrent les pages de l’histoire moderne, les dictateurs Mussolini, Hitler et Staline ont été directement ou indirectement responsables de la mort de dizaines de millions de personnes, dont beaucoup de leurs concitoyens. Plus récemment, des conflits internationaux ou des guerres civiles ont brûlé ’ les habitants de pays comme le Viêt Nam, le Cambodge, l’Iran, le Liban et l’Irlande, ainsi que ceux de nations d’Amérique latine et d’Afrique. Il faut ajouter à tout cela la lutte que se livrent les superpuissances, dont les terribles armes nucléaires sont capables de réduire en cendres tous les humains. En ces derniers jours, l’humanité a sans conteste été exposée au “ soleil ” brûlant que sont ses dirigeants iniques. Le versement du quatrième bol de la fureur de Dieu a mis en lumière ces faits historiques, et le peuple de Dieu les a proclamés dans le monde entier. 14. Qu’est-​ce que les Témoins de Jéhovah ont toujours présenté comme l’unique solution aux problèmes de l’humanité, mais quel accueil les hommes en général ont-​ils fait à ce message ? 14 Les Témoins de Jéhovah ont toujours affirmé que les problèmes déconcertants de l’humanité ne seront résolus que par le Royaume de Dieu, au moyen duquel Jéhovah prévoit de sanctifier son nom Psaume 834, 17, 18 ; Matthieu 69, 10. Toutefois, dans son ensemble, l’humanité fait la sourde oreille à ce message. Non seulement beaucoup rejettent le Royaume, mais ils blasphèment aussi le nom de Dieu, tout comme Pharaon quand il refusa de reconnaître la souveraineté de Jéhovah Exode 18-10 ; 52. Puisqu’ils ne prêtent aucun intérêt au Royaume messianique, ces opposants souffrent par leur propre faute de la chaleur torride de leur “ soleil ”, la domination humaine oppressive. Le trône de la bête sauvage 15. a Sur quoi le cinquième bol est-​il versé ? b Qu’est-​ce que “ le trône de la bête sauvage ”, et qu’inclut le versement de ce bol sur ce trône ? 15 Sur quoi l’ange suivant verse-​t-​il son bol ? “ Et le cinquième a versé son bol sur le trône de la bête sauvage. ” Révélation 1610a. “ La bête sauvage ” est le système politique de Satan. Ce système n’a pas un véritable trône, pas plus que la bête sauvage elle-​même n’est un animal réel. La mention d’un trône montre cependant que la bête sauvage exerce un pouvoir royal sur les hommes, ce qui s’harmonise avec le fait que chacune des cornes de la bête porte un diadème royal. En réalité, “ le trône de la bête sauvage ” est le fondement, ou la source, de ce pouvoir*. La Bible révèle la véritable origine du pouvoir royal de la bête sauvage quand elle dit que “ le dragon a donné à la bête sa puissance et son trône et un grand pouvoir ”. Révélation 131, 2 ; 1 Jean 519. Ainsi, le versement du bol sur le trône de la bête sauvage implique une proclamation qui dévoile le rôle véritable que Satan a joué et joue encore pour soutenir la bête sauvage. 16. a Qu’elles en soient conscientes ou non, qui les nations servent-​elles ? Expliquez. b Comment le monde reflète-​t-​il la personnalité de Satan ? c Quand le trône de la bête sauvage sera-​t-​il renversé ? 16 Qu’est-​ce qui assure la pérennité des relations existant entre Satan et les nations ? Lorsque Satan a tenté Jésus, il lui a montré en vision tous les royaumes du monde et lui a offert “ tout ce pouvoir et la gloire de ces royaumes ”, mais à une condition qu’il fasse tout d’abord un acte d’adoration devant lui Luc 45-7. Peut-​on imaginer que les gouvernements du monde reçoivent leur pouvoir à moindre prix ? Certainement pas. Selon la Bible, Satan est le dieu de ce système de choses ; par conséquent, qu’elles en soient conscientes ou non, les nations le servent 2 Corinthiens 43, 4*. Cette situation transparaît dans la structure du présent système mondial, qui repose sur le nationalisme étroit, la haine et l’égoïsme. Il est organisé comme Satan le désire de telle sorte qu’il reste sous sa coupe. La corruption politique, la soif du pouvoir, la diplomatie trompeuse, la course aux armements, tout cela reflète la personnalité abjecte du Diable. Le monde adhère aux normes injustes de Satan, faisant ainsi de lui son dieu. Le trône de la bête sauvage sera renversé quand cette bête sera exécutée et que la Semence de la femme de Dieu jettera finalement Satan lui-​même dans l’abîme. — Genèse 315 ; Révélation 1920, 21 ; 201-3. Ténèbres et douleur rongeante 17. a Quel rapport y a-​t-​il entre le versement du cinquième bol et les ténèbres spirituelles qui ont toujours enveloppé le royaume de la bête sauvage ? b Que font les hommes lorsque le cinquième bol de la fureur de Dieu est versé ? 17 Depuis son origine, le royaume de la bête sauvage est dans les ténèbres spirituelles. Voir Matthieu 812 ; Éphésiens 611, 12. Le cinquième bol déclenche une proclamation publique accrue relative à ces ténèbres. Il rend celles-ci plus remarquables encore ; en effet, ce bol de la fureur de Dieu est versé sur le trône même de la bête sauvage symbolique. “ Et son royaume est devenu enténébré, et ils se rongeaient la langue de douleur, mais ils ont blasphémé le Dieu du ciel pour leurs douleurs et pour leurs ulcères, et ils ne se sont pas repentis de leurs œuvres. ” — Révélation 1610b, 11. 18. Quel point commun y a-​t-​il entre la cinquième sonnerie de trompette et le cinquième bol de la fureur de Dieu ? 18 La cinquième sonnerie de trompette n’a pas été exactement semblable au cinquième bol de la fureur de Dieu, puisque, pour sa part, elle a annoncé une plaie de sauterelles. Remarquons toutefois le phénomène qui s’ajoute à cette plaie l’air et le soleil sont enténébrés Révélation 92-5. Par ailleurs, voici ce que nous lisons en Exode 1014, 15 à propos des sauterelles au moyen desquelles Jéhovah a frappé l’Égypte “ Elles furent très pesantes. Avant elles il n’en avait jamais paru de cette manière, des sauterelles comme celles-ci, et après elles il n’en paraîtra jamais de cette manière. Elles couvrirent alors la surface visible de tout le pays, et le pays s’obscurcit. ” Oui, le pays fut plongé dans les ténèbres. De nos jours, les ténèbres spirituelles du monde ne sont devenues que trop évidentes à la suite de la sonnerie de la cinquième trompette et du versement du cinquième bol de la fureur de Dieu. Le message mordant proclamé par le nuage de sauterelles actuel cause tourments et douleurs aux méchants qui “ ont mieux aimé les ténèbres que la lumière ”. — Jean 319. 19. Conformément à Révélation 1610, 11, que se passe-​t-​il lorsque Satan est démasqué comme le dieu de ce système de choses ? 19 Étant le chef du monde, Satan a causé bien des malheurs et des souffrances. Famines, guerres, violence, criminalité, toxicomanie, immoralité, maladies sexuellement transmissibles, malhonnêteté et hypocrisie religieuse — ce ne sont là que quelques-unes des caractéristiques du système de choses satanique. Voir Galates 519-21. Malgré tout, le fait que Satan soit démasqué comme étant le dieu de ce système de choses embarrasse ceux qui vivent selon ses principes et leur cause des souffrances. Ils se rongent la langue de douleur ’, notamment au sein de la chrétienté. Beaucoup s’irritent de ce que la vérité dénonce leur mode de vie. Certains voient en elle une menace et ils persécutent ceux qui la proclament. Ils rejettent le Royaume de Dieu et dénigrent le saint nom de Jéhovah. Comme on révèle au grand jour que, sur le plan religieux, ils sont malades, couverts d’ulcères, ils blasphèment le Dieu du ciel. Non, ils ne se repentent pas de leurs œuvres ’. Nous ne pouvons donc pas nous attendre à assister à une conversion générale avant la fin de ce système de choses. — Isaïe 326. Le fleuve Euphrate est desséché 20. De quelle façon la sixième sonnerie de trompette et le versement du sixième bol affectent-​ils l’Euphrate ? 20 La sixième sonnerie de trompette a annoncé la libération des “ quatre anges qui sont liés près du grand fleuve Euphrate ”. Révélation 914. Sur le plan historique, c’est Babylone qui était la grande ville bâtie sur l’Euphrate. Et, en 1919, la libération des “ quatre anges ” symboliques a été suivie d’une chute grave de Babylone la Grande Révélation 148. Il est donc intéressant de noter que le sixième bol de la fureur de Dieu affecte lui aussi l’Euphrate “ Et le sixième a versé son bol sur le grand fleuve Euphrate, et son eau s’est desséchée, pour que le chemin soit préparé pour les rois venant du soleil levant. ” Révélation 1612. C’est là encore une mauvaise nouvelle pour Babylone la Grande ! 21, 22. a En ce qui concerne Babylone, comment les eaux protectrices de l’Euphrate se sont-​elles desséchées en 539 avant notre ère ? b Que sont les “ eaux ” sur lesquelles Babylone la Grande est assise, et en quel sens ces eaux symboliques sont-​elles déjà en train de se dessécher ? 21 À son apogée, la Babylone antique comptait beaucoup sur les eaux abondantes de l’Euphrate pour assurer sa défense. Mais en 539 avant notre ère, ces eaux se desséchèrent quand le chef perse Cyrus les détourna de leur cours, ce qui permit aux rois du “ soleil levant ” de l’est, Cyrus le Perse et Darius le Mède, de pénétrer dans Babylone et de la conquérir. À ce moment crucial, l’Euphrate n’assura donc pas la défense de la grande ville Isaïe 4427–457 ; Jérémie 5136. Un malheur semblable doit arriver à la Babylone moderne, le système mondial de la fausse religion. 22 Babylone la Grande “ est assise sur les eaux nombreuses ”. Selon Révélation 171, 15, ces eaux symbolisent “ des peuples, et des foules, et des nations, et des langues ”, les masses de fidèles qu’elle a considérées comme une protection. Mais ces “ eaux ” sont en train de se dessécher ! En Europe occidentale, où la religion exerçait naguère une grande influence, des centaines de millions de personnes se sont ouvertement détachées de la religion. Dans certains pays, pendant des années l’objectif déclaré était de supprimer l’influence de la religion, et la population n’a rien fait pour prendre sa défense. Pareillement, lorsque l’heure de la destruction arrivera pour Babylone la Grande, ses fidèles, de moins en moins nombreux, ne seront d’aucune protection pour elle Révélation 1716. Bien qu’elle revendique plusieurs milliards de membres, Babylone la Grande se retrouvera sans défense face aux “ rois venant du soleil levant ”. 23. a Qui étaient les rois venant du “ soleil levant ” en 539 avant notre ère ? b Qui sont “ les rois du soleil levant ” durant le jour du Seigneur, et de quelle façon détruiront-​ils Babylone la Grande ? 23 Qui sont ces rois ? En 539 avant notre ère, ce furent Darius le Mède et Cyrus le Perse, que Jéhovah utilisa pour conquérir la ville antique de Babylone. À notre époque, durant le jour du Seigneur, les fausses religions de Babylone la Grande seront également détruites par les dirigeants humains, mais, cette fois encore, il s’agira d’un jugement divin. Ce sont en effet Jéhovah Dieu et Jésus Christ, “ les rois venant du soleil levant ”, qui auront mis au cœur de ces chefs humains la “ pensée ” de s’attaquer à Babylone la Grande et de la détruire complètement Révélation 1716, 17. Le versement du sixième bol proclame publiquement que ce jugement est près d’être exécuté. 24. a Comment le contenu des six premiers bols de la fureur de Jéhovah a-​t-​il été révélé, et qu’en est-​il résulté ? b Avant de nous parler du dernier bol de la fureur de Dieu, que dévoile la Révélation ? 24 Les six premiers bols de la fureur de Jéhovah contiennent un message qui fait réfléchir. C’est pourquoi, aidés par les anges, les serviteurs terrestres de Dieu se dépensent beaucoup pour faire connaître le contenu de ces bols sur toute la terre. Ainsi, toutes les parties du système mondial de Satan sont averties comme il se doit, et Jéhovah donne à chaque humain l’occasion de se tourner vers la justice et de rester en vie Ézékiel 3314-16. Un dernier bol de la fureur de Dieu doit encore être versé. Mais avant de nous en parler, la Révélation dévoile comment Satan et ses agents terrestres s’efforcent de faire obstacle à la proclamation des jugements de Jéhovah. Le rassemblement pour Har-Maguédôn 25. a Que nous dit Jean à propos des “ paroles inspirées ” impures qui ressemblent à des grenouilles ? b De quelle façon une invasion de “ paroles inspirées impures ” comparables à des grenouilles se produit-​elle durant le jour du Seigneur, et qu’en résulte-​t-​il ? 25 Jean nous dit “ Et j’ai vu trois paroles inspirées impures qui ressemblaient à des grenouilles sortir de la gueule du dragon et de la gueule de la bête sauvage et de la bouche du faux prophète. Ce sont, en effet, des paroles inspirées par des démons et qui accomplissent des signes, et elles sortent vers les rois de la terre habitée tout entière, pour les rassembler pour la guerre du grand jour de Dieu le Tout-Puissant. ” Révélation 1613, 14. Aux jours de Moïse, Jéhovah fit s’abattre sur l’Égypte, dominée par Pharaon, une plaie repoussante de grenouilles, si bien que “ le pays devint puant ”. Exode 85-15. Durant le jour du Seigneur, il se produit également une invasion répugnante comparable à celle des grenouilles, quoique provenant d’une autre source. Elle consiste en “ paroles inspirées impures ” d’origine satanique, qui symbolisent à l’évidence la propagande visant à manœuvrer tous les chefs humains, “ les rois ”, afin qu’ils s’opposent à Jéhovah Dieu. Satan s’assure ainsi qu’ils ne se laissent pas influencer par le versement des bols de la fureur de Dieu, mais qu’ils sont résolument rangés de son côté lors de “ la guerre du grand jour de Dieu le Tout-Puissant ”. 26. a Quelles sont les trois sources de la propagande satanique ? b Qu’est-​ce que le “ faux prophète ”, et comment le savons-​nous ? 26 Cette propagande vient du “ dragon ” Satan et de “ la bête sauvage ” l’organisation politique terrestre de Satan, créatures dont il a déjà été question dans la Révélation. Mais qui est le “ faux prophète ” ? Seul son nom est nouveau. Précédemment, la Révélation nous a décrit une bête sauvage qui avait deux cornes comme un agneau et qui accomplissait de grands signes devant la bête sauvage à sept têtes. Cette créature trompeuse agissait comme un prophète pour cette bête sauvage. Elle encourageait le culte de la bête sauvage et a même été jusqu’à dire de faire une image de celle-ci Révélation 1311-14. Cette bête sauvage qui a deux cornes comme un agneau doit désigner la même chose que le faux prophète mentionné maintenant. La preuve en est que selon la suite de la prophétie, tout comme la bête sauvage symbolique à deux cornes, le faux prophète accomplissait devant [la bête sauvage à sept têtes] les signes par lesquels il égarait ceux qui recevaient la marque de la bête sauvage et ceux qui adorent son image ’. — Révélation 1920. 27. a Quel avertissement opportun Jésus Christ lui-​même donne-​t-​il ? b Quelle mise en garde Jésus a-​t-​il faite quand il était sur la terre ? c En quels termes l’apôtre Paul a-​t-​il fait écho à cet avertissement de Jésus ? 27 En raison de toute la propagande satanique faite dans le monde, les paroles que Jean met maintenant par écrit sont vraiment appropriées “ Écoute ! Je viens comme un voleur. Heureux celui qui reste éveillé et garde ses vêtements de dessus, pour qu’il ne marche pas nu et qu’on regarde sa honte. ” Révélation 1615. Qui vient “ comme un voleur ” ? Jésus lui-​même, qui arrive à une heure non précisée en qualité d’Exécuteur au service de Jéhovah Révélation 33 ; 2 Pierre 310. Lorsqu’il était encore sur la terre, Jésus a également comparé sa venue à celle d’un voleur, en disant “ Veillez donc, parce que vous ne savez pas quel jour votre Seigneur vient. Voilà pourquoi, vous aussi, montrez-​vous prêts, car c’est à une heure que vous ne pensez pas que le Fils de l’homme vient. ” Matthieu 2442, 44 ; Luc 1237, 40. Faisant écho à cet avertissement, l’apôtre Paul a dit “ Le jour de Jéhovah vient exactement comme un voleur dans la nuit. Quand ils diront Paix et sécurité ! ’ alors une destruction subite sera sur eux à l’instant même. ” “ Paix et sécurité ! ” toute proclamation de ce genre est trompeuse ; elle émane de Satan. — 1 Thessaloniciens 52, 3. 28. En quels termes Jésus a-​t-​il prévenu ses disciples qu’il leur faudrait résister aux pressions du monde, et quel est “ ce jour ” que les chrétiens ne veulent pas voir venir sur eux “ comme un piège ” ? 28 Jésus a lui aussi mis en garde ses disciples contre les pressions que le monde imprégné de propagande satanique exercerait sur eux. Voici ses paroles “ Faites attention à vous-​mêmes, de peur que vos cœurs ne s’alourdissent dans les excès de table et les excès de boisson et les inquiétudes de la vie, et que soudain ce jour-​là ne soit sur vous à l’instant même, comme un piège. [...] Tenez-​vous donc éveillés, suppliant en tout temps, pour que vous parveniez à échapper à toutes ces choses qui doivent arriver, et à vous tenir debout devant le Fils de l’homme. ” Luc 2134-36. “ Ce jour ” est le “ grand jour de Dieu le Tout-Puissant ”. Révélation 1614. Tandis que s’approche “ ce jour ” où la souveraineté de Jéhovah sera justifiée, il devient plus difficile que jamais de faire face aux inquiétudes de la vie. Les chrétiens doivent donc se montrer vigilants, être sur leurs gardes et rester éveillés jusqu’à ce que ce jour arrive. 29, 30. a Que laisse entendre l’avertissement de Jésus selon lequel on ferait honte à ceux qui seraient trouvés endormis en leur enlevant leurs “ vêtements de dessus ” ? b À qui les vêtements de dessus identifient-​ils celui qui les porte ? c Comment un chrétien pourrait-​il perdre ses vêtements de dessus symboliques, et qu’en résulterait-​il ? 29 Mais que laisse entendre l’avertissement selon lequel on ferait honte à ceux qui seraient trouvés endormis en leur enlevant leurs “ vêtements de dessus ” ? Dans l’ancien Israël, tout prêtre ou Lévite qui était de garde au temple assumait une lourde responsabilité. Selon des commentateurs juifs, quand l’un d’entre eux était surpris en train de dormir durant son temps de garde, on pouvait lui ôter ses vêtements et les brûler, afin de lui faire honte publiquement. 30 En Révélation 1615, Jésus nous avertit qu’une chose similaire peut arriver de nos jours. Les prêtres et les Lévites préfiguraient les frères oints de Jésus 1 Pierre 29. Mais, par extension, la mise en garde de Jésus concerne aussi la grande foule. Les vêtements de dessus en question identifient ceux qui les portent à des chrétiens Témoins de Jéhovah. Voir Révélation 318 ; 714. S’ils laissaient les pressions que le monde de Satan exerce sur eux les faire sombrer dans le sommeil, ou l’inactivité, ils perdraient probablement ces vêtements de dessus ; en d’autres termes, ils cesseraient d’être identifiés à des chrétiens purs. Cette situation les couvrirait de honte. Ils risqueraient d’aller à un échec complet. 31. a En quels termes Révélation 1616 souligne-​t-​il la nécessité pour les chrétiens de rester éveillés ? b Quelles idées des chefs religieux ont-​ils émises au sujet d’Har-Maguédôn ? 31 Il est d’autant plus vital pour les chrétiens de rester éveillés que le verset suivant de la Révélation est près de s’accomplir “ Et elles [les paroles inspirées par les démons] les ont rassemblés [les rois ou dirigeants humains] au lieu qu’on appelle en hébreu Har-Maguédôn. ” Révélation 1616. Ce nom, plus généralement orthographié Harmaguédon, n’apparaît qu’une seule fois dans la Bible, mais il a enflammé l’imagination des hommes. Les dirigeants du monde mettent les hommes en garde contre l’éventualité d’un Harmaguédon nucléaire. Le terme Har-Maguédôn étant également associé à la ville antique de Meguiddo, qui fut le théâtre de nombreuses batailles décisives aux temps bibliques, des chefs religieux en ont déduit que la guerre ultime qui sera livrée sur la terre aura lieu dans cette petite région du globe. Ils sont en cela fort éloignés de la vérité. 32, 33. a Plutôt qu’un lieu géographique, que désigne le nom Har-Maguédôn ? b Quelles autres expressions bibliques correspondent ou sont associées à Har-Maguédôn ? c Quand l’heure sera-​t-​elle venue pour le septième ange de verser le dernier bol de la fureur de Dieu ? 32 Le nom Har-Maguédôn signifie “ Montagne de Meguiddo ”. Il ne désigne toutefois pas un lieu réel, mais représente la situation dans laquelle toutes les nations en opposition avec Jéhovah Dieu sont rassemblées et seront finalement détruites par lui. Il s’agit d’une situation mondiale Jérémie 2531-33 ; Daniel 244. Har-Maguédôn correspond au “ grand pressoir de la fureur de Dieu ”, à “ la basse plaine de la décision ” ou à “ la basse plaine de Yehoshaphat ”, là où les nations sont rassemblées pour être exécutées par Jéhovah Révélation 1419 ; Yoël 312, 14. Har-Maguédôn a aussi un rapport avec le “ sol d’Israël ” où sont détruites les armées sataniques de Gog de Magog et avec le lieu situé “ entre la grande mer et la montagne sainte de la Parure ” où le roi du Nord vient “ jusqu’à sa fin ” en tombant aux mains de Mikaël, le grand prince. — Ézékiel 3816-18, 22, 23 ; Daniel 1145–121. 33 Quand les nations auront été habilement amenées dans cette situation par le coassement de la propagande de Satan et de ses agents terrestres, l’heure sera venue pour le septième ange de verser le dernier bol de la fureur de Dieu. “ C’est fait ! ” 34. Sur quoi le septième ange verse-​t-​il son bol, et quelle proclamation, venant du trône, sort du sanctuaire ’ ? 34 “ Et le septième a versé son bol sur l’air. Alors est sortie du sanctuaire une voix forte venant du trône, qui disait C’est fait ! ’ ” — Révélation 1617. 35. a Qu’est-​ce que “ l’air ” dont parle Révélation 1617 ? b En versant son bol sur l’air, qu’exprime le septième ange ? 35 “ L’air ” est le dernier élément vital à être frappé d’une plaie. Mais il n’est pas question ici de l’air réel. Rien ne permettrait d’expliquer qu’il mérite d’encourir des jugements de condamnation de Jéhovah, pas plus que la terre, la mer, les sources d’eaux ou le soleil matériels ne méritent d’être frappés par Jéhovah. Il s’agit plutôt de l’air dont Paul parlait lorsqu’il appela Satan “ le chef du pouvoir de l’air ”. Éphésiens 22. C’est l’“ air ” satanique que respire le monde actuel, l’esprit ou inclination mentale qui caractérise l’ensemble du système de choses méchant, les pensées sataniques qui imprègnent tous les aspects de la vie des gens en dehors de l’organisation de Jéhovah. En versant son bol sur l’air, le septième ange exprime donc la colère de Dieu contre Satan, son organisation et tout ce qui incite les humains à soutenir Satan en contestant la souveraineté de Jéhovah. 36. a Que constituent les sept plaies ? b Qu’indique la proclamation de Jéhovah “ C’est fait ! ” 36 Cette plaie et les six qui l’ont précédée constituent l’ensemble des jugements de Jéhovah contre Satan et son système. Elles annoncent le malheur pour Satan et sa semence. Lorsque ce dernier bol est versé, Jéhovah lui-​même proclame “ C’est fait ! ” Il n’y a rien à ajouter. Quand le contenu des bols de la fureur de Dieu aura été répandu, au point que Jéhovah en sera satisfait, celui-ci exécutera sans plus attendre les jugements proclamés par ces messages. 37. En quels termes Jean décrit-​il ce qui se passe après le versement du septième bol de la fureur de Dieu ? 37 Jean poursuit “ Et il y a eu des éclairs et des voix et des tonnerres, et il y a eu un grand tremblement de terre tel qu’il n’y en a pas eu depuis que les hommes ont paru sur la terre, un tremblement de terre aussi important, aussi grand. Et la grande ville s’est divisée en trois parties, et les villes des nations sont tombées ; et de Babylone la Grande on s’est souvenu en présence de Dieu, pour lui donner la coupe du vin de la fureur de sa colère. Et toute île s’est enfuie, et on n’a pas trouvé de montagnes. Et une grande grêle, dont chaque grêlon pesait environ un talent, est descendue du ciel sur les hommes, et les hommes ont blasphémé Dieu à cause de la plaie de la grêle, parce que grande était sa plaie, extraordinairement. ” — Révélation 1618-21. 38. Que symbolise a le “ grand tremblement de terre ” ? b le fait que “ la grande ville ”, Babylone la Grande, est divisée en “ trois parties ” ? c le fait que “ toute île s’est enfuie ”, et qu’“ on n’a pas trouvé de montagnes ” ? d “ la plaie de la grêle ” ? 38 Une fois encore, Jéhovah agit de façon manifeste envers les hommes. C’est ce qu’indiquent “ des éclairs et des voix et des tonnerres ”. Voir Révélation 45 ; 85. L’humanité va être ébranlée plus que jamais auparavant, comme par un tremblement de terre dévastateur. Voir Isaïe 1313 ; Yoël 316. Cette secousse terrible va fracasser “ la grande ville ”, Babylone la Grande, si bien qu’elle se divisera en “ trois parties ”, ce qui symbolise sa ruine irrémédiable. D’autre part, “ les villes des nations ” tomberont. “ Toute île ” et les “ montagnes ”, les institutions et les organisations qui semblent solidement établies dans le présent système, disparaîtront. “ Une grande grêle ”, bien plus forte que celle qui s’est abattue sur l’Égypte lors de la septième plaie, dont chaque grêlon pèsera environ un talent, va frapper durement les humains* Exode 922-26. Cette chute d’eau congelée destinée à punir représente vraisemblablement des proclamations particulièrement virulentes des jugements de Jéhovah, indiquant que la fin de l’actuel système de choses est enfin arrivée. Jéhovah pourrait bien aussi recourir à la grêle littérale pour effectuer son œuvre de destruction. — Job 3822, 23. 39. Malgré le déversement des sept plaies, que continueront de faire la plupart des humains ? 39 Le monde de Satan va donc subir le juste jugement de Jéhovah. Jusqu’à la fin, la plupart des humains continueront à défier et à blasphémer Dieu. Comme dans le cas de Pharaon dans le passé, leur cœur ne sera adouci ni par ces plaies répétées, ni par leur phase ultime et mortelle Exode 119, 10. On ne verra pas, à la dernière minute, un grand nombre d’humains changer de condition de cœur. Jusqu’à leur dernier souffle, ils invectiveront contre Dieu, qui déclare à propos des nations “ Il faudra qu’elles sachent que je suis Jéhovah. ” Ézékiel 3823. La souveraineté de Jéhovah Dieu le Tout-Puissant aura été justifiée. [Notes] Le mot “ trône ” est employé d’une façon similaire dans cette déclaration prophétique adressée à Jésus “ Dieu est ton trône pour des temps indéfinis, oui pour toujours. ” Psaume 456. Jéhovah est la source, ou le fondement, du pouvoir royal de Jésus. Si Jean avait présent à l’esprit le talent grec, chaque grêlon pesait une vingtaine de kilos. Quelle grêle dévastatrice ! [Encadré, page 221] “ Sur la terre ” La classe de Jean a fait connaître la colère de Jéhovah à l’encontre de “ la terre ” en faisant des déclarations comme celles-ci “ Après des siècles d’efforts, les partis politiques ont démontré leur incapacité de faire face aux conditions présentes et de résoudre les problèmes angoissants de l’heure. Les économistes et les hommes d’État se rendent compte qu’ils sont incapables de quoi que ce soit, même après avoir étudié sérieusement la question. ” — Des millions de personnes actuellement vivantes ne mourront jamais, 1920, page 51. “ Il ne se trouve sur la terre aucun gouvernement qui satisfasse un nombre raisonnable de citoyens. De nombreux pays ont à leur tête un dictateur. Le monde entier est en réalité réduit à l’état de banqueroute. ” — Un gouvernement désirable, 1924, page 7. “ C’est seulement [...] en mettant fin au présent ordre de choses [...] que le mal sera exclu du monde et que la paix et la justice pourront y régner. ” — “ Cette bonne nouvelle du royaume ”, 1955, page 25. “ Le présent monde s’est distingué en donnant toujours de plus grandes proportions au péché, à l’injustice et à la rébellion contre Dieu et contre sa volonté. [...] Il est irréformable et doit donc disparaître. ” — La Tour de Garde, 1er mars 1982, page 6. [Encadré, page 223] “ Dans la mer ” Voici quelques-unes des déclarations que la classe de Jean a faites au fil des années pour révéler la colère de Dieu à l’encontre de la “ mer ” agitée et rebelle que constituent les hommes impies éloignés de Jéhovah “ L’histoire de chaque nation en particulier révèle des luttes de classes. Il y eut toujours lutte entre les exploiteurs et les exploités. [...] Ces luttes ont abouti à beaucoup de révolutions, ont causé de grandes souffrances, fait verser beaucoup de sang. ” — Gouvernement, 1928, page 231. Dans le monde nouveau, “ la mer ’ symbolique des peuples agités, impies et rebelles, de laquelle est sortie il y a longtemps la bête sauvage symbolique, l’instrument du Diable, aura disparu ”. — La Tour de Garde, 1er mai 1969, page 283. “ L’actuelle société humaine est spirituellement malade. Nul d’entre nous ne peut la sauver, car la Parole de Dieu révèle qu’elle est moribonde. ” — La paix et la sécurité véritables — d’où viendront-​elles ?, 1973, page 131. [Encadré, page 224] “ Dans les fleuves et les sources ” La troisième plaie a dévoilé ce que sont “ les fleuves et les sources des eaux ” par des déclarations comme celles-ci “ Le clergé, qui prétend enseigner les doctrines de Jésus, a sanctionné et sanctifié la guerre. Ses membres ont été ravis de voir leurs portraits et leurs statues exposés à côté de ceux de farouches guerriers. ” — La Tour de Garde de novembre 1924, page 15. “ Le spiritisme est fondé sur un mensonge la survivance et l’immortalité de l’âme. ” — Les Écritures enseignent-​elles la “ survivance ” ? 1956, page 51. “ Les philosophies humaines, les idéologies politiques, sociales et économiques, et les traditions religieuses ne leur ont procuré aucun rafraîchissement vivifiant. Ces eaux les ont même amenés à transgresser la loi du Créateur relative au caractère sacré du sang, à infliger des persécutions religieuses. ” — Résolution adoptée lors de l’Assemblée internationale de la “ bonne nouvelle éternelle ”, en 1963. “ Les hommes de science ne contribueront pas à la survie de la race humaine, mais plutôt à sa destruction. [...] Nous ne pouvons pas non plus nous attendre que les psychologues et les psychiatres du monde entier changent l’état d’esprit des hommes [...]. Nous ne pouvons davantage compter sur une police internationale qui serait suffisamment puissante [...] pour obliger les nations à faire de notre globe un lieu où il serait possible de vivre en toute sécurité. ” — La race humaine sera sauvée, — par le Royaume, 1970, page 5. [Encadré, page 225] “ Sur le soleil ” Le “ soleil ” qu’est la domination humaine brûle ’ l’humanité pendant le jour du Seigneur. La classe de Jean a attiré l’attention sur ce fait par des déclarations de ce genre “ Actuellement, Hitler et Mussolini menacent la paix du monde entier. L’Église de Rome les soutient dans leur œuvre de destruction de la liberté. ” — Fascisme ou Liberté, 1939, page 12. “ Tout au long de l’histoire, les dictateurs ont eu pour politique de régner ou de détruire. Mais la règle que doit appliquer maintenant Jésus-Christ, le Roi installé par Dieu, c’est Laissez-​vous gouverner, sinon c’est la destruction. ” — Quand toutes les nations s’uniront sous le royaume de Dieu, 1961, page 23. “ Depuis 1945, plus de 25 millions de personnes ont péri au cours des quelque 150 guerres qui ont éclaté tout autour du globe. ” — La Tour de Garde, 15 avril 1980, page 6. “ Les nations [...] ne se soucient guère de leur responsabilité ou des règles de conduite internationales. Pour parvenir à leurs fins, certaines d’entre elles se sentent tout à fait autorisées à recourir à tous les moyens qu’elles estiment nécessaires à leur cause — massacres, assassinats, piraterie aérienne, bombardements et ainsi de suite [...]. Jusqu’à quand les nations se supporteront-​elles dans un tel climat de folie et d’irresponsabilité ? ” — La Tour de Garde, 15 février 1985, page 4. [Encadré, page 227] “ Sur le trône de la bête sauvage ” Les Témoins de Jéhovah ont dévoilé ce qu’est le trône de la bête sauvage et révélé que Jéhovah le condamne, en faisant des déclarations comme celles-ci “ Les dirigeants et les chefs des nations subissent l’influence de forces malignes, qui les conduisent irrésistiblement au combat décisif d’Harmaguédon. ” — Après Harmaguédon, Dieu établira un monde nouveau, 1954, page 8. “ La bête sauvage ’, type du gouvernement non théocratique exercé par l’homme, a reçu du Dragon la puissance, l’autorité et le trône. Elle est donc tenue à suivre la ligne du parti, autrement dit les directives du Dragon. ” — Après Harmaguédon, Dieu établira un monde nouveau, 1954, page 15. “ Les nations gentiles se trouvent forcément du côté de l’Adversaire principal de Dieu, Satan le Diable. ” — Résolution adoptée à l’assemblée internationale “ La victoire divine ”, en 1973. [Encadré, page 229] “ Son eau s’est desséchée ” Dans de nombreux pays, la religion d’origine babylonienne souffre d’une désaffection grandissante. Cela indique ce qui va arriver lorsque “ les rois venant du soleil levant ” vont lancer leur offensive. “ Un sondage national a révélé que 75 % des citadins [thaïlandais] ne vont jamais écouter de sermons dans les temples bouddhiques ; à la campagne, ceux qui vont au temple sont de moins en moins nombreux ; environ 50 % seulement. ” — Bangkok Post, 7 septembre 1987, page 4. “ Le taoïsme a perdu de sa magie dans le pays [la Chine] où il est né il y a deux millénaires environ. [...] Privés des artifices magiques au moyen desquels eux et leurs prédécesseurs ralliaient autrefois de nombreux disciples, les prêtres se retrouvent sans successeurs ; ils constatent pour ainsi dire l’extinction du taoïsme en tant que religion organisée dans la Chine continentale. ” — The Atlanta Journal and Constitution, 12 septembre 1982, page 36-A. “ Le Japon [...] est l’un des pays au monde qui compte le plus grand nombre de missionnaires étrangers, près de 5 200 ; pourtant, [...] les chrétiens représentent moins de 1 % de la population. [...] Selon un prêtre franciscain qui est arrivé là-bas dans les années 50, [...] le temps des missions est fini au Japon ’. ” — The Wall Street Journal, 9 juillet 1986, page 1. En Angleterre, au cours des 30 dernières années, “ sur 16 000 églises anglicanes, près de 2 000 ont été fermées parce qu’elles ne servaient plus. L’assistance aux offices a diminué et compte parmi les plus faibles enregistrées dans les pays dits chrétiens. [...] On ne peut plus dire que l’Angleterre est un pays chrétien ’, a déclaré [l’évêque de Durham] ”. — The New York Times, 11 mai 1987, page A4. “ Après un débat houleux de plusieurs heures, le Parlement [grec] a voté aujourd’hui une loi autorisant le gouvernement socialiste à prendre possession de certains des immenses domaines de l’Église orthodoxe grecque. [...] En outre, la loi donne à des laïcs droit de regard sur les conseils et les comités ecclésiastiques chargés de la gestion des investissements financiers de l’Église, hôtels, carrières de marbre et bâtiments administratifs y compris. ” — The New York Times, 4 avril 1987, page 3. [Illustrations, page 222] Les quatre premiers bols de la fureur de Dieu provoquent des plaies semblables à celles qui ont résulté des quatre premières sonneries de trompette. [Illustration, page 226] Le cinquième bol révèle que le trône de la bête sauvage est le pouvoir que Satan a donné à cette bête. [Illustrations, page 231] La propagande démoniaque rassemble actuellement les dirigeants humains vers la situation ultime, Har-Maguédôn, où les jugements de Jéhovah seront exécutés sur eux. [Illustration, page 233] Ceux dont les inclinations sont influencées par l’“ air ” pollué de Satan vont subir les justes jugements de Jéhovah. Dans les pages qui suivent, j’aborde les textes de la Bible en ayant constamment en tête mon ministère pastoral, et ce qu’il implique parfois l’accompagnement de couples en difficultés, de personnes divorcées, de personnes remariées. Mais aussi en m’attachant à une lecture la plus fidèle possible. Avant d’aller de l’avant il faut ajouter une précision. La Bible utilise en général le terme “répudiation” là où nous disons “divorce”. Même si l’inverse était considéré comme possible cf. Mc ; cf. 1 Co la répudiation c’était, le plus souvent, le renvoi de la femme par son mari, sans que celle-ci ait son mot à dire. Cela nous choque. Les droits de la femme étaient loin d’être ce qu’ils sont aujourd’hui. Et il est évident que le chrétien peut se réjouir des acquis des sociétés modernes sur ce plan. On doit se souvenir que les textes bibliques émanent d’une autre époque. Cela ne doit pas nous décourager d’y trouver la Parole de Dieu Parole divine donnée à une époque ancienne certes, mais Parole qu’il nous faut entendre et retranscrire pour notre époque. L’ANCIEN TESTAMENT PERMET-IL LE DIVORCE ? Que dit l’Ancien Testament sur le divorce ? Même si le chrétien se tourne prioritairement vers les textes du Nouveau Testament, il ne peut ignorer les passages plus anciens qui en constituent l’arrière-plan. Interdiction du divorce Deux textes de la loi interdisent explicitement la répudiation dans des circonstances particulières lorsqu’un homme accuse faussement sa femme d’avoir eu des relations sexuelles avant le mariage Dt ; lorsqu’un homme a épousé la jeune fille non-fiancée qu’il avait contrainte à des relations sexuelles Dt Un autre texte de l’Ancien Testament interdit explicitement le divorce Malachie On y trouve, au verset 16, la parole divine “Je hais la répudiation”. On peut lui donner le sens suivant. Après avoir critiqué la pratique du mariage mixte le prophète s’oppose à la répudiation v. 13-16. Pour justifier leur pratique du divorce, des hommes auraient invoqué l’exemple d’Abraham qui a répudié Hagar Gn 16 et 21. Le verset 15 y ferait allusion. Il faudrait le traduire “Pas un n’a fait cela avec un reste de bon sens. Et pourquoi l’un – Abraham l’a fait ? Parce qu’il cherchait une descendance de Dieu ! Gardez votre bon sens ! Ne trahissez pas la femme de votre jeunesse !” Selon cette hypothèse, le prophète chercherait à présenter la répudiation d’Hagar comme un cas unique lié à la nécessité de protéger Isaac, le descendant promis. C’est l’option de la traduction du Semeur. La difficulté avec cette interprétation, c’est qu’Hagar n’était pas la femme de la jeunesse d’Abraham. On peut comprendre l’allusion probable à Abraham d’une autre manière. Le prophète proposerait en exemple le fait qu’il n’a jamais répudié Sara – la femme de sa jeunesse – quand bien même elle ne lui donnait pas de descendance. Dans ce cas il faudrait traduire le verset 15 “Pas même ce cas unique – Abraham – n’a fait cela bien qu’il ne lui reste qu’un souffle. Et que représente ce cas unique qui cherchait une descendance de Dieu ?1. Gardez votre bon sens ! Que personne ne trahisse la femme de sa jeunesse !” Le prophète invoquerait l’exemple emblématique de l’ancêtre Abraham. À l’arrière-plan de ce verset il y aurait la pratique de la répudiation pour cause d’infécondité de la femme 2. La répudiation pour un tel motif était haïssable aux yeux du Seigneur. Possibilité du divorce ? Le texte de Deutéronome présente une loi casuistique, c'est-à-dire une loi formulée à partir de situations particulières. Toute la question est de savoir où, dans le texte, se trouve la loi, et à quel cas précis veut-elle répondre ? Selon la traduction de la Nouvelle Bible Segond on aurait deux disposi- tions législatives. La première, au verset 1, établirait l’obligation d’écrire une lettre de rupture en cas de répudiation. La seconde disposition se trouverait dans les versets 2-4 elle concernerait l’impossibilité, pour le mari qui a répudié sa femme, de la reprendre à lui si, dans l’intervalle, elle a été remariée à un autre homme. Selon cette traduction, ce texte proposerait donc deux lois une sur l’obligation de remettre une lettre de divorce en cas de répudiation et la seconde sur l’impossibilité d’un cas particulier de remariage. Mais la grande majorité des commentateurs actuels rejette cette façon de lire Deutéronome 24. La TOB ou La Bible du Semeur proposent une autre traduction dans laquelle les versets 1-3 constituent l’explicitation du cas particulier, et le verset 4 la loi en tant que telle Si un homme répudie sa femme en lui remettant une lettre de divorce, qu’elle quitte sa maison et se remarie à un autre homme, que ce second mari la répudie à nouveau selon la même procédure…… alors son premier mari ne pourra pas la reprendre pour épouse. Selon cette compréhension, il n’y a pas deux lois, mais une seule, qui concerne l’impossibilité d’un type particulier de remariage un homme ne peut pas reprendre celle qu’il a répudiée si elle a été remariée entre- temps. Si cette lecture est juste, et cela semble bien être le cas au regard de sa conformité au texte hébreu, ce texte ne donne aucune prescription sur le divorce, il ne légalise pas une forme de divorce. Il reconnaît simplement que la pratique de la répudiation existait lorsqu’un homme trouvait “quelque chose d’inconvenant” chez sa femme. En fait, comme le dit Christopher Wright, le divorce comme le mariage étaient encadrés par la juridiction familiale privée et non par les codes de lois civiles qu’on trouve dans les écrits bibliques 3. On peut s’étonner devant l’imprécision du motif de la répudiation “quelque chose d’inconvenant”. L’expression hébraïque erwât dabar pourrait littéralement se traduire la nudité des choses. Le terme erwâh est, presque toujours dans la Bible, un euphémisme pour désigner les parties sexuelles par exemple Lv L’expression semble donc avoir affaire avec une forme d’inconvenance sexuelle, sans qu’il soit possible d’être beaucoup plus précis. La loi sinaïtique ne prescrit donc pas le divorce. Tout au plus peut-on dire qu’elle reconnaît l’existence d’une pratique encadrée par la juridiction familiale. Toute la question pour nous est de savoir ce que vaut cette reconnaissance vaut-elle approbation ou non ? Il est difficile de répondre sur la base de ce seul texte. Toutefois, quand on sait que d’autres lois interdisent expressément la répudiation voir Dt on peut admettre que, en mentionnant la pratique sans l’interdire, cette loi lui reconnaît une certaine légitimité. Des divorces imposés Les livres d’Esdras 9-10 et de Néhémie racontent comment, après le retour de l’exil, des Judéens mariés à des femmes étrangères furent dans l’obligation de les répudier. Mais on peut considérer que l’on a affaire ici à une situation tout à fait exceptionnelle. Avec ces mariages, le schéma qui avait conduit à l’exil babylonien risquait de se reproduire cf. Esd ; Né ? C’est pour éviter de revivre le trauma- tisme de l’exil que ces mesures exceptionnelles furent prises. JÉSUS PERMET-IL LE DIVORCE ? L’Ancien Testament n’est pas très loquace sur le divorce. Il me semble que, plutôt que d’interdire le divorce, la démarche vétérotestamentaire consiste à en limiter la pratique afin d’éviter des situations trop injustes pour ses premières victimes les femmes. Ce point de vue se confirmera à la lecture du Nouveau Testament, à commencer par les passages des en Matthieu que, pour la première fois, on trouve le verbe répudier dans la bouche du Seigneur “Il a aussi été dit Quiconque répudie sa femme doit lui donner un certificat de rupture. Mais moi je vous dis que toute personne répudiant sa femme, excepté pour cause d’inconduite sexuelle, l’expose à être adultère et quiconque épouse une répudiée est adultère”. À y regarder de plus près, on se rend compte que la préoccupation essentielle de cette déclaration c’est de mettre en évidence deux situations d’adultère Celui qui répudie sa femme, sauf pour inconduite, l’expose à devenir adultère ; Celui qui épouse une répudiée sous entendu sauf celle qui a été répudiée pour inconduite ? est adultère. Nos deux versets s’inscrivent dans le contexte d’un enseignement sur l’adultère Matthieu Ce passage apparaît dans le fameux chapitre du sermon sur la montagne où Jésus donne son interprétation de certaines lois. Tous les passages sont introduits par la formule “Vous avez entendu qu’il a été dit… Mais moi je vous dis” En revanche l’introduction du est plus courte “il a aussi été dit…”. On peut donc en déduire que Jésus ne cherche pas à examiner une nouvelle loi mais plutôt qu’il prolonge sa réflexion sur l’adultère par l’évocation de cas concrets. Jésus ne se prononcerait donc pas ici sur le divorce en tant que tel, mais plutôt sur des situations liées au divorce risquant de conduire à l’ ne signifie pas que ce texte ne dit rien sur le divorce, mais, métho- dologiquement, ce n’est pas de lui qu’il faut commencer. Ce texte dit, directement, ce que Jésus pense de l’adultère, et indirectement seulement, un aspect de sa pensée sur le divorce. Ce texte doit être interprété à la lumière des autres textes où Jésus parle du // Marc racontent, avec quelques différences, le récit d’une conversation entre Jésus et des pharisiens. Ces derniers l’interpellent sur la question de la répudiation. On est donc en plein dans notre sujet. On admet en général que les pharisiens demandaient à Jésus de prendre position dans un débat qui agitait le judaïsme à cette époque. S’y opposaient deux écoles rivales correspondant à deux manières d’interpréter le texte de Deutéronome 24, particulièrement l’expression vague “Quelque chose d’inconvenant” Dt L’école libérale du rabbin Hillel donnait à cette expression un sens très large on pouvait répudier sa femme pour un motif aussi futile qu’un plat mal cuit 4. Quand les pharisiens, selon le texte de Matthieu, demandent s’il est permis à un homme de répudier sa femme “pour n’importe quel motif”, ils font directement allusion à cette école libérale. En face, il y avait l’école du rabbin Shammaï, beaucoup plus rigoriste, qui pensait que l’adultère était le seul motif valable de divorce. Jésus va-t-il prendre position dans ce débat ? Quelle est sa position à lui, le Seigneur ? Le mariage d’abord, la permission du divorce ensuite Remarquons que Jésus ne prend pas directement position. Selon le récit de Matthieu, il renvoie les pharisiens aux ordonnances créationnelles sur le mariage Mt Dans le récit de Marc, il répond par une question “Que vous a commandé Moïse ?” Le verbe “commander” est très fort. On a vu que, formellement, Deutéronome 24 n’est pas un commandement sur le divorce ; il est donc permis de penser qu’en utilisant un verbe aussi fort, Jésus espérait conduire les pharisiens vers d’autres commandements directement vers les ordonnances du mariage dans les récits de création ou peut-être vers les commandements de Moïse interdisant explicitement le divorce et ainsi, par ricochet, vers les ordonnances créationnelles. Il est certain en tout cas, selon le récit de Matthieu, que c’est bien au mariage que Jésus a pensé en premier. On peut donc penser que c’est vers le mariage, et tout le sérieux qu’il faut attacher aux ordonnances divines, qu’il espérait aussi orienter les pharisiens selon le récit de première réaction de Jésus est déjà pleine d’enseignement. Alors que la tendance actuelle en cas de difficulté conjugale conduit à penser d’abord “divorce”, l’attitude de Jésus est, pour le chrétien et a fortiori pour le pasteur et la démarche pastorale, un rappel important elle invite à penser d’abord “mariage”. C’est lui qu’il faut valoriser, c’est lui qu’il faut tenter de sauver. Et ceci en vertu de l’ordonnance créationnelle qui prime sur la permission conduit à une seconde remarque. Selon le récit de Marc, les phari- siens ont bien perçu la subtilité introduite par Jésus avec le verbe “commander”. Certes ils ne vont pas le suivre mais ils vont recentrer le débat sur la répudiation en évoquant la permission mosaïque – et non le commandement – de Deutéronome On retrouve, dans le récit matthéen, le même glissement du verbe commander vers le verbe permettre, à cette différence près que ce sont les pharisiens qui utilisent le premier et Jésus le second Mt Quoi qu’il en soit de cette différence, le glissement est là, et il est important. Il était au cœur de la conversation entre Jésus et les récit rappelle clairement que la Torah ne contient pas de commandement sur le divorce, mais seulement une permission, à cause de la dureté du cœur humain. Une permission est moins qu’un commandement, mais c’est plus qu’une simple tolérance. En permettant, le Seigneur accorde, il valide la possibilité du divorce. Si la parole du Seigneur invite à tout faire pour tenter de sauver un mariage en difficulté, elle admet aussi l’existence de cas limites, de cas où le Seigneur lui-même valide la possibilité de la séparation. Une telle permission, validée par le Seigneur, doit être prise comme une porte ouverte, une vraie possibilité offerte pour se reconstruire en dehors du cadre destructeur d’un mariage devenu toxique. Toute la question est de savoir à quelle situation s’applique cette permission. Le sens de la clause d’exception Ceci nous conduit à examiner la fameuse clause d’exception de cf déjà Mt “Je vous dis que quiconque renvoie sa femme, sauf pour inconduite sexuelle pornéia, et en épouse une autre est adultère”. Ici se cristallise le débat. À la différence près de la clause d’exception et de l’expression “envers elle”, la phrase est strictement identique en Marc En Luc en dépit de termes différents, le sens est le même. Matthieu est donc le seul à contenir cette clause dite d’exception. Nous ne croyons pas qu’il s’agit d’un ajout matthéen5.Que désigne exactement le mot pornéia ? Dans les textes bibliques ce mot a plusieurs sens Prostitution. C’est le sens premier. Le terme grec pour désigner la prostituée est porné. Voir Matthieu ; Luc ; 1 Corinthiens C’est aussi dans ce sens qu’il est utilisé métaphoriquement Ap ; La racine désigne le fait de se prostituer la prostituée est appelée la porné , mais aussi le fait de s’unir à une prostituée. Relations sexuelles incestueuses. Le terme désigne quelquefois des unions interdites par la loi juive en raison d’un degré de consanguinité trop étroit Lv C’est le sens en 1 Corinthiens Peut-être aussi en Actes et S’il fallait donner ce sens restreint au terme dans la clause d’exception, Jésus affirmerait que certaines unions devraient être considérées comme non valides aux yeux de Dieu en raison d’un degré trop étroit de consanguinité. La clause ne serait donc pas une permission de divorce mais plutôt la reconnaissance de l’invalidité de certaines unions conjugales aux yeux de Dieu. Cela rejoint le point de vue catholique qui refuse le divorce mais reconnaît qu’il existe des cas de nullité de mariage. Ce ne sont pas des annulations mais des déclarations de nullité. Un mariage est déclaré nul et non avenu parce qu’il n’a pas respecté certaines règles constitutives d’un mariage valide. La difficulté avec cette interprétation, c’est qu’elle donne un sens peu courant au mot pornéia. En 1 Corinthiens le contexte impose ce sens. Mais rien dans notre contexte ne l’impose. Ce n’est pas parce que le terme a ce sens dans un passage du Nouveau Testament qu’il faut l’imposer ailleurs. Surtout lorsque ce n’est pas le sens le plus courant. Adultère. Là encore ce n’est pas un sens courant. On le trouve dans la LXX, en Nombres ou en Jérémie Mais le grec a un autre mot plus spécifique pour désigner l’adultère moicheia. Ce mot spécifique apparaît d’ailleurs dans le contexte de la clause d’exception Mt et ce qui conduit à penser que les deux termes ont ici un sens différent. Jésus ne dirait donc pas que l’adultère est le seul motif légitime de divorce. Il se distancierait ainsi de la position de Shammaï. Inconduite sexuelle. Dans plusieurs passages le mot a un sens moins clairement défini Mc ; 1 Co ; Il évoque toute forme d’inconduite sexuelle l’adultère ou la prostitution, bien sûr, mais pas uniquement. Plus largement, tout comportement qui ne correspond pas à un usage de la sexualité conforme à la volonté divine. Dans la pensée de Dieu, la sexua- lité est un geste d’amour accompli dans le cadre du mariage ; elle suppose la fidélité et le respect du conjoint. Tout ce qui sort de ce cadre peut être qualifié de pornéia. Ainsi, en Deutéronome les relations sexuelles avant le mariage sont désignées, dans la Septante, avec le verbe porneuô. Mais bien d’autres attitudes pourraient être concernées harcèlement sexuel, exhi- bitionnisme… On pourrait aussi penser à des situations plus actuelles comme l’habitude de fréquenter, sur Internet, des tchats pornographiques… N’ayant aucune indication dans notre contexte pour donner un sens spécifique au terme, c’est ce sens plus général qu’il faut conserver. Jésus dirait que toute forme de sexualité ne correspondant pas à la volonté de Dieu pourrait être une cause légitime de compréhension de la clause d’exception nous conduit à faire la remarque suivante comme en Deutéronome le contenu n’est pas fixé avec précision. Jésus n’utilise pas le mot moicheia et donc ne limite pas la possibilité du divorce à l’adultère. Certes Jésus n’ouvre pas la permission du divorce aussi largement que le faisait Hillel. La raison est évidente. Pour lui le mariage est une institution divine et en aucun cas il ne voulait en relativiser l’importance. En cas de difficulté, il faut tout faire pour le sauver “Que l’homme ne sépare pas ce que Dieu a uni”. Jésus ne cherche pas non plus à banaliser le divorce. La formulation de la phrase qui contient la clause le démontre ; en toute rigueur Jésus ne permet pas le divorce, il l’interdit, sauf dans certains cas… Il fait preuve de la plus grande prudence car un divorce infondé fait courir le risque du péché d’adultère. Mais le fait de ne pas énoncer avec précision les motifs permettant le divorce est significatif. Pour Jésus il ne s’agissait pas, comme le faisait Shammaï, de définir de façon précise les conditions de possibilité d’un divorce. Jésus n’a pas une approche légaliste. Il ouvre une autre démarche ne pas trop préciser, afin de maintenir une porte ouverte lorsque le mariage, trop profondément atteint, affecte gravement et blesse irrémédiablement l’un au moins des conjoints. Garder une porte ouverte sans toutefois céder à la banalisation. Telle est la ligne de crête, étroite mais nécessaire, pour refuser tout laxisme, mais aussi pour maintenir la possibilité d’un nouveau départ en cas d’échec avéré du mariage. L’approche de Jésus n’est ni légaliste, ni libérale. C’est une approche pastorale, qui privilégie la compassion sans tomber dans le laxisme. L’APÔTRE PAUL PERMET-IL LE DIVORCE ? C’est dans 1 Corinthiens que l’on trouve les paroles principales de l’apôtre concernant le divorce et le remariage. De prime abord, lorsqu’on lit ces versets, particulièrement les versets 10-11, on pourrait se dire que la cause est entendue. L’apôtre serait opposé au divorce “Que la femme ne se sépare pas de son mari… et que le mari n’aban- donne pas sa femme” ; le mariage serait indissoluble, de la manière la plus absolue, tant que l’un des conjoints est vivant ; seule la mort est susceptible de libérer de ce lien cf. Rm et 1 Co compréhension des textes de Paul est encore assez répandue, notamment chez un grand spécialiste évangélique Gordon Fee 7. Mais, si on l’adopte, on doit se demander Comment l’apôtre a-t-il reçu la clause d’exception formulée par Jésus ? Ne la connaissait-il pas, lui qui prétend parler au nom du Seigneur ? Et surtout ne se contre-dirait-il pas avec ce qu’il dit un peu plus loin ? En effet, ne laisse-t-il pas entendre, au verset 15, que le mari et la femme peuvent être libérés du lien du mariage alors que les deux sont toujours vivants ? Rappel du contexte Pour comprendre ces versets, on ne peut pas faire l’impasse sur le contexte. Dès le début du chapitre l’apôtre répond à des questions concernant le mariage8. Pour comprendre ces réponses, il est important de chercher à saisir les questions à l’arrière-plan et leur reconstitution de la situation de l’Église de Corinthe fait l’objet d’un large consensus 9. Des membres de l’Église étaient fortement influencés par les premières manifestations d’une philosophie étrangère à la Bible, connue au IIème siècle sous le nom de gnosticisme. Certes, à l’époque où Paul écrit le gnosticisme n’est pas encore connu comme tel. Mais les prémices de cette façon de penser se font déjà sentir. On a aussi appelé ces courants “spiritualistes” à cause de l’accent mis sur l’esprit au détriment du corps seul compterait l’esprit ; les réalités corporelles seraient indifférentes, voire nuisibles à l’esprit. D’une telle conception naissait deux attitudes opposées celle qui affirmait que l’on peut faire ce que l’on veut de son corps, que cela n’a aucune incidence sur l’esprit ; et celle qui affirmait que l’on doit brider toutes les réalités corporelles pour sele judaïsme contemporain de Jésus, le divorce impliquait le droit au remariage. En effet le talmud indique que la lettre de divorce comportait la formule “Tu es libre de te remarier”14. Des documents juridiques de la colonie juive d’Éléphantine, en Égypte, allaient dans le même sens 15. Les pharisiens qui venaient à Jésus avaient en tête le texte de Deutéronome 24 et aussi la pratique courante telle qu’elle est reflétée dans ces documents du judaïsme. Pour eux, répudiation et droit au remariage allaient de pair. Si Jésus avait voulu s’opposer à cette conception courante, il aurait normalement dû le signifier. Certains, à la suite de Jérôme au IVème siècle, ont affirmé que la clause d’exception doit s’appliquer à la première partie de la phrase seulement mais pas à la deuxième. Ainsi Jésus admettrait, dans certains cas, la possibilité de séparation, mais en aucun cas il ne permettrait le remariage. En d’autre terme il aurait voulu dire “Quiconque répudie sa femme, sauf en cas d’inconduite sexuelle, commet un adultère et quiconque se remarie, dans tous les cas, commet un adultère”. Mais cette interprétation soulève des difficultés. Elle impliquerait que la répudiation, même sans remariage, serait un adultère. Or dans la pensée biblique, l’adultère suppose une relation sexuelle. Sauf à redéfinir le sens de ce mot, on ne voit pas très bien comment le simple fait de se séparer de son conjoint serait un adultère. De plus, si Jésus avait évoqué ici deux situations différentes, il aurait été logique que l’annonce du résultat de ces deux situations soit au pluriel “Celui répudie sa femme, sauf en cas de pornéia, et celui qui se remarie sont adultères”. Ou bien alors, comme en Matthieu il aurait dû répéter à chaque fois le résultat “Celui qui répudie sa femme – sauf en cas de pornéia – commet l’adultère et celui qui se remarie commet l’adultère”16. La manière la plus logique de lire cette phrase, c’est donc de considérer que Jésus n’évoque ici qu’une seule situation celle d’un homme qui répudie sa femme puis se remarie. C’était en effet la situation courante. Jésus ne l’interdit pas, mais, sollicité sur la question du divorce, sa réponse se déplace vers le remariage. Il dit “attention, si on divorce pour un motif futile, on commet l’adultère en se remariant !” La parole de Jésus “Que l’homme ne sépare pas ce que Dieu a uni” est souvent invoquée pour affirmer que la répudiation dont parle la Bible ne rompt pas le lien conjugal. En effet les hommes ne seraient pas capables de défaire ce que Dieu a fait. Mais H. Blocher fait remarquer que Jésus n’a pas dit “L’homme ne peut pas séparer ce que Dieu a uni” mais “Que l’homme ne sépare pas…”17. C’est très différent. On pourrait même pous- ser plus loin la parole de Jésus et dire que l’homme, en fait, peut séparer ce que Dieu a uni, mais, en principe, il ne doit pas le faire. Paul Sorti de son contexte, 1 Corinthiens pourrait apparaître comme uneinterdiction absolue “Si elle s’est séparée, qu’elle demeure sans se remarier”. Mais on a vu que cette parole s’adressait spécifiquement au conjoint qui a pris l’initiative de la séparation pour le seul motif ascétique. Paul reconnaît que cette personne est non-mariée, mais elle n’a pas le droit de se remarier. On dira pourquoi tout à l’heure. De plus on a vu que Paul permettait, lui aussi, une possibilité de séparation. Admettait-il alors la possibilité du remariage dans ce cas précis ? Il ne le dit pas clairement. Cependant les termes forts qu’il utilise conduisent à le penser si les conjoints séparés sont agamoï donc dans une situation similaire à celle du célibataire et si au moins celui qui subit la sépara- tion n’est pas lié donc dans une situation similaire à celle des veufs on a toutes les raisons de croire qu’il pouvait se remarier. On peut même penser qu’en interdisant explicitement le remariage dans une situation, cela implique qu’il le permettait implicitement dans l’autre situation. Mais pourquoi l’interdire dans un cas et pas dans l’autre ? N’est-ce pas faire deux poids deux mesures ? Non. Il faut bien réaliser que dans les deux cas la situation est très différente. Le verset 11 s’adresse à une personne qui a choisi de se séparer pour une raison qui ne constitue pas une atteinte directe au lien du mariage. Son désir d’ascétisme est un motif purement personnel qui ne met pas en cause l’attitude du conjoint. Il est donc logique dans ce cas, si cette personne ne souhaite pas reve- nir vers son conjoint, qu’elle demeure non mariée, puisque tel est son choix. Au verset 15 la situation est toute différente. Le conjoint chrétien n’a pas décidé lui-même de se séparer. Il est obligé d’accepter la situation que les circonstances lui imposent, un peu comme les veufs et veuves. L’attitude du conjoint déserteur atteint en profondeur la relation du mariage, elle la rend impossible. Le conjoint abandonné doit donc être considéré comme délié de ses engagements antérieurs. Il est donc logique qu’il ait le droit de se remarier. Nous avons donc aux versets 11 et 15 deux situations bien distinctes dans un cas un divorce choisi sans motif valable mais un divorce tout de même ! ; dans l’autre un divorceimposé rendant impossible la poursuite de la relation conjugale. Dans un cas le remariage n’est pas possible, dans l’autre, il l’est. DEUX CLAUSES D’EXCEPTION OU DEUX EXEMPLES DE CLAUSES D’EXCEPTION ? La Bible mentionne expressément deux motifs de divorce l’inconduite sexuelle et la désertion du conjoint non-chrétien. Faut-il considérer que ce sont les deux seules raisons possibles ?Qu’en est-il, par exemple, lorsque c’est un conjoint chrétien qui est coupable de désertion ? Certes, l’approche pastorale conduira à le rencontrer et à œuvrer dans le sens d’une réconciliation. Mais s’il ne veut rien entendre ? Comment accompagner le conjoint déserté ? Faut-il le considérer comme délié ? Faut-il considérer le déserteur comme un païen au motif qu’il refuse d’écouter l’Église selon la suggestion du Seigneur lui-même ; cf. Mt ? Et qu’en est-il d’autres situations commela violence, l’alcool… ? Ou encore de situations infiniment plus compliquées, lorsque les torts sont difficiles à établir, que la relation s’est dégradée au cours des années et que le mépris a pris la place de l’amour ? Doit-on considérer qu’il n’y a là aucun motif valable de divorce ?Toute la question est de savoir si la Bible présente une liste exhaustive de clauses d’exception ou bien s’il s’agit plutôt d’“exceptions type” dont la liste ne serait pas exhaustive ? Je voudrais plaider pour cette deuxième notons que les motifs invoqués pour permettre le divorce restent relativement imprécis. C’est particulièrement vrai dans Deutéronome 24. Ça le reste dans la bouche de Jésus. On peut noter aussi que l’apôtre Paul ne précise pas le motif qui pousse le conjoint non-chrétien à se séparer cf. 1 Co Cette attitude qui consiste à ne pas trop préciser les choses – contrairement à ce que faisait Shammaï par exemple – me paraît significative. C’est une attitude qui tend vers l’ouverture plutôt que vers la fermeture. Cela traduit le désir de prendre en compte chaque cas individuellement plutôt que d’établir des normes précises qu’il faudrait appliquer froidement sans tenir compte des situations. Cette manière de faire ouvre la possibilité d’une certaine liberté pour permettre un accompagnement pastoral adapté et évite les pièges du légalisme. Jésus ne recommande pas le libéralisme de Hillel, loin s’en faut, mais il ne fait pas non plus l’éloge du rigorisme de Shammaï. S’il est ferme dans son appui du maiage, il est aussi humain envers la souffrance d’autrui. En cela on peut penser qu’il a modelé l’attitude de Paul qui s’est senti la liberté, en considérant la souffrance des conjoints désertés, de permettre la reconnaissance d’un nouveau cas de nous devons prendre en compte la nature des textes bibliques étudiés. Aucun d’eux ne constitue un exposé à part entière sur le thème du divorce. Tous sont des réactions à des situations existantes une loi casuistique dans un cas, la réponse à une question posée sur la possi- bilité d’un divorce pour n’importe quel motif dans un autre cas, la prisede position par rapport à des situations engendrées par la confrontation à des philosophies et des attitudes émanant du monde païen dans un dernier cas. Pas d’exposé théorique, mais des réactions. C’est la raison pour laquelle Paul ne fait aucune mention de la clause d’exception du Seigneur. Pour lui ce n’était pas le sujet. La prise en compte de cette réalité oblige à penser qu’on ne trouve dans aucun texte un exposé exhaustif sur la question du divorce. À chaque fois nous trouvons plutôt un effort de contextualisation. À chaque fois il s’agit de faire tenir ensemble plusieurs paramètres la pensée de Dieu sur le mariage, la pensée humaine fortement entachée de péché, mais aussi la souffrance que les crises du mariage ne manquent pas d’engendrer. Or, il se trouve que si la pensée de Dieu sur le mariage ne change pas, la réalité du péché et les causes de souffrances sont, elles, multiformes. Et cela oblige à refaire constamment le travail de contextualisation. L’apôtre Paul a pour nous une attitude exemplaire. Il ne campe pas sur la clause d’exception du Seigneur, mais il adopte la même attitude que lui il tient compte de la pensée divine sur le mariage “qu’on ne se sépare pas” mais aussi de la réalité du péché et des souffrances qu’elle engendre “si elle est séparée”, “si le non-croyant se sépare”. C’est cette œuvre de contextualisation que l’approche pastorale, confrontée à une grande diversité de situations, doit constamment nombreux hommes de Dieu, dans des situations très diverses, ont déjà plaidé pour la poursuite de cet effort de contextualisation. Luther a pensé que le refus par un conjoint des relations sexuelles rendait possible le divorce ; Mélanchton le pensait des mauvais traitements ; Bucer allait jusqu’à proposer l’incompatibilité d’humeur ; plus récemment Dabney invoque un mari qui contraindrait sa femme à avorter ou une femme qui avorterait à l’insu de son mari ou encore un mari qui bat sa femme ou ses enfants de manière habituelle ; R. Beckwith évoque la cruauté perverse, le refus du mari de pourvoir aux besoins de sa femme ou de ses enfants, et même l’opposition délibérée aux décisions raison- nables du mari sur des points importants18.Henri Blocher pose la question “Puisque l’apôtre, inspiré, a eu l’auda- ce d’étendre à la désertion ce que Jésus n’avait dit que de la fornication, pouvons-nous comme lui allonger la liste, l’étendre à d’autres fautes graves ?”19 R. Somerville est disposé à aller dans ce sens, “à condition de ne pas nous placer dans une perspective purement juridique ce qui reviendrait à dire, dans telle ou telle situation, le divorce est autorisé, mais plutôt dans une perspective pastorale ne sommes-nous pas dans une situation où l’interdiction de divorcer deviendrait un esclavage, alors que le mariage est, de fait, brisé ?”20.Il est évident qu’une telle démarche nécessite de la prudence. En aucun cas, elle ne doit ouvrir la porte au laxisme. Le soutien franc et massif de la Parole de Dieu au mariage doit demeurer une ligne directrice ferme. Ce soutien franc doit empêcher de livrer le lien du mariage à des motifs de ruptures futiles. Nos textes refusent explicitement le remariage lorsque le motif de la séparation ne constitue pas une atteinte directe au cœur du mariage et aux engagements qui le fondent ainsi de la séparation pour un motif purement personnel, égoïste 21. Mais on a aussi admis que lorsque le motif de la séparation constituait une atteinte directe au cœur un mariage et aux engagements qui le fondent, par exemple le refus de fidélité ou de vie commune, alors le remariage devenait possible, et donc le divorce légitime. De tels éléments peuvent guider dans le discernement et l’accompagnement pastoral. 403 ERROR The Amazon CloudFront distribution is configured to block access from your country. We can't connect to the server for this app or website at this time. There might be too much traffic or a configuration error. Try again later, or contact the app or website owner. If you provide content to customers through CloudFront, you can find steps to troubleshoot and help prevent this error by reviewing the CloudFront documentation. Generated by cloudfront CloudFront Request ID ipi3O1hwSZMIUOw89f-_LZnzn8yk4IiX-7QHi14FWc6UZhtVp3kFRQ== COMMENT VIVRE UNE PROMESSE DE DIEU SANS SE DÉCOURAGER SELON UN PRINCIPE À 3 NIVEAUX ! La mythologie Grecque parle du phénix qui renaît de ses cendres . Au Moyen Age, il est l’un des emblèmes du Christ, mort puis ressuscité. Dans tous les cas et toutes les contrées, cette créature est le symbole de la résurrection et de l’immortalité… ● Ah la Bible toujours copié jamais égalée . ● Car cette histoire c’est celle de Dieu avec l’humanité c’est jésus qui en quelque sorte renaît de ses cendres . ● De sa mort vient la vie éternelle . SOUVENT LES PROMESSES DE DIEU SEMBLENT SUIVRE CE PROCESS ET RENAITRE ENSUITE DE LEURS CENDRES ! • Quand Jésus est sur La Croix tout semble finit • Tous les espoirs sur un sauveur et ses promesses sont anéantis . . Cela ressemble aux cendres de cette promesse … C’est donc Souvent le cas pour les promesses de la Bible . . . On peut parler de Principe . Et leur accomplissement se produit souvent en 3 étapes que nous allons détailler plus loin . Si on avait dit à • Joseph Qu’il serait numéro 2 d’Égypte au fond de sa citerne . • Pierre quand le coq chante que Dieu allait lui dire je bâtirai mon eglise avec toi ! • Paul sur le chemin de Damas que tu vas bouleverser l’humanité par tes épîtres. • Abraham dont la femme était stérile qu’il allait le père d’une grande nation . • Moise quand il tue l’égyptien et fuit que tu vas fendre la mer . • Jésus qui s’écrie sur la croix pourquoi m’as-tu abandonné alors qu’il est le sauveur du monde . Ils ne t’ auraient certainement pas cru à ce moment-là ! Car cela ressemblait plus aux cendres de la promesse qu’a son accomplissement ! TOI AUSSI TU PEUX SEMBLER VIVRE LES CENDRES DE CERTAINES PROMESSES DE DIEU … ● Les cendres de promesses générales ● Les cendres de promesses personnelles pour toi . Par exemple Vivre heureux dans l’éternité avec Dieu ou le fait que Dieu veut faire avec toi des choses extraordinaires ! ● Pour l’instant tu es peut être comme Joseph au fond la citerne ! ● Pourtant c’est une promesse de Dieu mais qui commence peut être tres mal pour toi. ● Ton soucis prime . ● Cette promesse qui n’arrive pas … ● Tu ne le crois pas ou plus . ● Mais heureusement Dieu est plus grand que cela . POURTANT IL S’AGIT LÀ BEL ET BIEN D’UNE PROMESSE QUE DIEU T’A FAITE À TOI CROYANT DU NOUVEAU TESTAMENT ! Mets ici celle que tu veux , celle qui est personnelle ! C’est une promesse comme par exemple celle faîte A Joseph de l’Ancien Testament “Joseph fit un rêve, et il le raconta à ses frères qui le détestèrent encore plus.” Genèse S21 “Ils s’emparèrent de lui et le jetèrent dans la citerne. Celle-ci était vide il n’y avait pas d’eau.” Genèse S21. Cette promesse à joseph • Nous fournit un puissant enseignement . • Nous indique comment trouver des forces dans l’épreuve , la persévérance, la providence divine , le brisement… • Cette parole nous montre aussi que Dieu permet qu’un homme ordinaire fasse et vive des choses extraordinaires comme toi-même . . . J’AI TROUVÉ UNE RÉPONSE LES ÉTAPES QU’IL Y A DANS UNE PROMESSE . J’ai découvert ce que Dieu fait entre le début et la fin de quelque chose ! “Mieux vaut l’aboutissement d’une affaire que son début. Mieux vaut un esprit patient qu’un esprit arrogant.” Ecclésiaste S21 “Joseph appela l’aîné Manassé, car, dit-il, Dieu m’a fait oublier toutes mes peines et toute ma famille.»” Genèse S21 “Et il appela le second Ephraïm, car, dit-il, Dieu m’a donné des enfants dans le pays de mon malheur.»” Genèse S21. Les 3 niveaux d’une promesse ! 1. Le terrain de l’affliction le réceptacle . 2- Ton Manassé oubli de la douleur et première consolation . 3-Ton Ephraïm la double bénédiction. ● Après le pays de l’affliction ton réceptacle . Dieu va te donner ton Manassé . Puis ton Éphraïm. ● Et ce qui compte ce n’est pas le moment que tu vis ici ça c’est le début . ● Ce moment passera mais ce qui compte que tu ailles au ciel la fin par exemple . ● C’est que Dieu veille sur l’accomplissement. ● Dieu est assez fort pour ne pas dépendre de moi . Après Manassé l’oubli des peines il y’a Ephraim la double récompense. Maïs que cela commence dans le pays de l’affliction les cendres …. ALORS LA SOLUTION COMMENT DEVIENT ON CONSOLÉ ET FÉCOND DANS TOUS LES SENS DU MOT DANS LE PAYS DE SON AFFLICTION ? Comment mieux vivre la fin d’une chose que son début ? ● En comprenant et acceptant que Dieu soit dans le pays de l’affliction et qu’il soit au contrôle même si tout déclare le contraire! ● Faute de connaitre cet enseignement et ces principes tu ne peux pas savoir et tu péris . “Mon peuple est détruit parce qu’il lui manque la connaissance. Puisque tu as rejeté la connaissance, je te rejetterai tu ne pourras plus exercer la fonction de prêtre pour moi. De même que tu as oublié la loi de ton Dieu, j’oublierai aussi tes enfants.” Osée S21 Articles similaires

la femme est la seconde faute de dieu